La France croule sous le poids de ses 600 000 élus

La France n’a pas de pétrole, mais elle a des élus, beaucoup trop d’élus rappelle le Cri du Contribuable. Avec 600 000 élus en France, c’est quasiment 1% de la population qui est concernée (record mondial), mais l’ensemble de la population qui en paye les frais.

Source : La France croule sous le poids de ses 600 000 élus

Publicités
Publié dans Société | Tagué , | Laisser un commentaire

Mais qu’allait donc faire Danièle Obono dans cette maudite galère …

ou lorsqu’avec le NPA ou autres se rejoue le coup provocation-répression-mobilisation.

Par Jacques Cotta • 2017: Libre discussion • Mercredi 20/09/2017 • 2 commentaires  • Lu 642 fois • Version imprimable


var topsy_nick = «  »;
var topsy_style = « big »;
var topsy_theme = « brick-red »;
var topsy_url = « http://la-sociale.viabloga.com/news/mais-qu-allait-donc-faire-daniele-obono-dans-cette-maudite-galere »;
http://cdn.topsy.com/button.js

Nous avons insisté dans les colonnes de «  » depuis des semaines sur la nécessité de combattre la division, de réaliser l’unité des salariés, des ouvriers, des jeunes, des retraités. A l’approche de l’échéance, des énergies se sont décuplées, à gauche notamment, pour limiter la portée de la mobilisation du 23 septembre, et de la FI comme principale force d’opposition à Macron et son gouvernement. Les tentatives de diversions, les provocations au secours du gouvernement et de sa politique n’ont pas manqué.

Le 23 septembre est une manifestation politique contre le gouvernement Macron-Philippe, pour mettre en échec les ordonnances sur le code du travail, leur volonté de réduire ou détruire l’assurance chômage, l’assurance maladie, les APL, l’ubérisation de la société, la précarité généralisée, la mise à bas du code du travail notamment… leur politique nationale et internationale, leur engagement et soumission à l’union européenne, à l’OTAN, etc… Le contenu de cette mobilisation se résume à « Macron, Philippe, à bas leur politique, dehors ! ».

Il y a eu dernièrement la fête de l’Humanité et le discours de Pierre Laurent qui a réservé ses coups à Jean-Luc Mélenchon et n’a dit mot du 23, sinon pour annoncer le déplacement « d’une délégation du PCF » alors qu’il est urgent de préparer un véritable déferlement populaire contre le coup d’état social de Macron et du gouvernement.

Aujourd’hui un autre obstacle se met en travers de la construction du 23 et plus, de la FI comme principale force d’opposition. Un obstacle d’autant plus important qu’il émerge notamment du sein même de la France Insoumise dont une composante semble totalement égarée, engagée aux côtés de forces qui au nom de la « gauche radicale » prêtent leur concours à des provocations hostiles au mouvement social et à ses intérêts, substituant au combat contre le pouvoir celui qui l’oppose à la police désignée comme l’ennemi principal.

De quoi s’agit-il ?

Lors des manifestations contre la loi travail n°1, la loi Hollande-Valls-Macron-El Kohmri, les journées d’action à répétition ont été accompagnées de violences souvent peu spontanées. Les vitres de l’hôpital Necker volant en éclats, filmées sous l’œil complaisant des forces de polices, les échauffourées récurrentes entre cagoulés et policiers, l’occasion était donnée à Valls, à l’unisson de tout ce qui était attaché à la destruction du code du travail, de réclamer fermeté judiciaire et répression policière… Jusqu’au point culminant, le 18 mai 2016, quai de Valmy, avec une voiture de police incendiée par un jet de fumigène. Les images filmées ont tourné en boucle et la conséquence ne s’est pas fait attendre. Servant la politique gouvernementale, la répression a été plus présente, plus féroce, non contre les quelques « casseurs » traditionnels, mais contre les manifestants eux-mêmes, contre le mouvement social. Dès lors, les mobilisations ont été placées sous contrôle direct de la police avec les fouilles à corps systématiques, les contrôles d’identité répétés, les nasses permettant de matraquer et d’arrêter de simples manifestants pour semer trouble et peur, pour diminuer l’affluence et l’ampleur des mobilisations… La provocation servant l’Etat, la politique gouvernementale et le Medef, semble alors avoir porté ses fruits.

Ce sont ces événement à la veille de la mobilisation du 23 qui sont remis sur le devant de la scène avec le procès de neuf suspects accusés d’avoir participé à l’attaque de la voiture de police, au cri fou de « on va griller du poulet ». L’affaire ferait un lamentable flop si des voix ne s’élevaient pour reprendre le flambeau de la provocation, allant jusqu’à soutenir les incendiaires dans une affaire qui tient beaucoup plus du droit commun que de l’action politique. Ainsi trouve-t-on pèle-mêle Danièle Obono députée de la France Insoumise, Olivier Besancenot responsable du NPA , Frédéric Lordon, économiste et figure du mouvement Nuit debout, ou encore Houria Bouteldja, présidente du Parti des indigènes de la République, organisation identitaire, communautariste, au discours racialiste, adversaire résolue de la république, de la laïcité et de l’égalité, l’Union syndicale Solidaires, Alternative libertaire, les maoïstes de l’OCML-VP, autant de « personnalités » ou « d’organisations » qui considèrent que la manifestation de 2016 était « une réponse légitime » à une manifestation des policiers contre « la haine anti-flics », et qui se proposent de développer des actions contre les « bavures policières » et appellent à se rendre tous les jours au procès et devant le palais de justice… Une ultra-gauche décomposée, nouvelle mouture des tristement fameux « autonomes » d’antan, activistes contre la police au nom de la dénonciation des bavures, qui n’est qu’un substitut offert en lieu et place du combat uni contre la politique d’ensemble du gouvernement.

Alors que la raison exige l’application et le respect des principes démocratiques simples, que tout innocent soir relâché sans tarder et reconnu comme tel, que le doute doit bénéficier aux inculpés, que les témoignages « anonymes » qui se révèlent être ceux de policiers peuvent être suspectés de parti pris, certains préfèrent rejouer le coup de l’affrontement direct avec la police, ce qui ne présage pour les mobilisations à venir rien de bon. Déjà il est question au sommet de l’Etat du danger dans les prochaines manifestations d’affrontements entre « blacks blocs » et forces de police. Tous les ingrédients de la provocation contre la mobilisation politique et sociale qui pourrait menacer le gouvernement et sa politique sont mis en place. Le terrain est propice aux provocations pour le 23 notamment, menaçant directement dans un contexte tendu socialement et politiquement la France Insoumise qui prend ses responsabilités politiques contre le pouvoir et sa politique.

Et les voix de la dénommée « ultra-gauche » à laquelle se mêlent NPA ou Obono, députée de la France Insoumise, viennent se joindre à ce qui demain pourra en effet être utilisé par un gouvernement minoritaire qui a décidé de frapper, sans ménager ses efforts. L’orientation qui peut permettre d’aller dans la voie affirmée par la FI et Jean Luc Mélenchon, pour bâtir une véritable opposition au néolibérailsme incarné par le président des banquiers et de l’UE Emmanuel Macron, est celle de la république sociale. L’orientation pour accéder au pouvoir doit être comprise par le plus grand nombre, s’adresser à tous, répondre à l’intérêt général. Les tentatives « ultra-gauche » ne peuvent non seulement y aider. Elles ne peuvent en réalité que se mettre en travers.

Jacques Cotta
Le 20 septembre 2017

Publié dans Politique Francaise | Tagué , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Humour

Amusez vous bien en plus c’est la vérité a quelques chose prés.
a plus

Garanti sans virus. www.avast.com

Les dessinateurs et Macron.pps

Publié dans Société | Laisser un commentaire

Pauvreté dans la vieillesse !Armut im Alter !

Les syndicats allemands mènent actuellement une grande campagne contre La baisse du niveau des retraites légales.Cette politique de destruction des retraites plongent les retraité-e-s dans la pauvreté. En Allemagne on parle de Armutim Àlter !Oui, le fameux «modèle allemand tant mis en avant par notre nouveau Gouvernement conduit à la pauvreté. Une honte!

Il faut savoir que le nombre de personnes considérés comme pauvre en Allemagne

a augmenté depuis 2005 de prés de 50% sont concernés en premier les retraite-e-s,

tandis que les jeunes d’aujourd’hui seront frappés à leur tour si rien ne change

d’ici là.Le ton a été donne lors du sommet européen à Barcelone le 22 mars 2002, Chirac,

Jospin, Schroeder, Blair ont signé avec le même stylo le recul de l’âge de la retraite de cinq ans.

Lors de la réforme des retraites en Allemagne en 2001, le gouvernement de|’époque avait abandonne le principe que la retraite légale puisse permettre à un retraité de vivre décemment, soi-disant.,,das könnten wir uns nicht mehr leisten (nous ne pouvons plus nous le permettre). Scandaleux! Depuis, a été mis en place une baisse systématique des niveaux de pension légale. Cette politique de destruction des retraites conduit a la situation qu’un salarié moyen avec 2.500 euros brut par mois doit avoir 40 ans de cotisation pour ne toucher qu’une retraite qui dépassera légèrement le seuil de pauvreté de 917 euros. En France également, depuis des années le niveau des retraites baissent (reforme Balladur en 1993 qui a étendu les 10 meilleures années a 25 années). Oui, les travailleurs et travailleuses allemands sont confrontés à une gigantesque spoliation de leur salaire! Le niveau de retraite standard défini en chiffre statistique le revenu des retraités par rapport a celui des actifs. Il est défini en pourcentage en comparant les revenus annuels du retraité type avec les revenus annuels des actifs. (Cette comparaison se fait en brut ou en net avant-impôts)dans  la fin des années 70 et au début des années 80, en république fédérale allemande, ce taux comparatif du niveau des retraites par rapport aux salaires net avant impôts était compris entre 59,8% et57,/1%. Pendant les 16 ans des gouvernements Kohl, ce même niveau tombe à 53,5 %. Parla fin de la politique d’agenda le 1°’ juin2003 le niveau n’est plus qu’à 53,5 %. Douze ans plus tard, le point le plus bas de 47,7 % est atteint en l’an 2015. On a volé àla masse salariale des travailleurs en Allemagne entre 1978 et 2015 exactement 12%en points retraites du niveau des retraites. La chancelière Merkel (le mentor de Macron) remet une couche et veut dans le prolongement des plans Schroeder, baisser ce niveau à 46% en 2025 et 43% en2030. Plus de 25 millions de retraités sont menacés de toucher un revenu inférieur au seuil de pauvreté. 11 à 12 millions selon le syndicat Ver.di toucheraient une rente du niveau de Hartz IV (404 euros par mois. De plus en plus de retraites allemands travaillent dans le cadre d’un mini job. Fin 2015, 943.000 retraités de plus de

65 ans avaient un mini-job, 22% de plus qu’en 2010 et 35% de plus qu’en 2005.

Les diminutions des retraites sont devenues au cours des décennies un véritable et énorme racket sur salaire. En Sarre prés de 7.500 personnes âgées de plus de 65 ans, en raison d’un montant de retraite insuffisant doivent faire appel à l’aide sociale. Soit une augmentation de

78% en dix ans. En 2012, plus de la moitié des retraités sarrois touchaient moins de706 euros mensuels, seuil considéré comme revenu minimum de vie. Une veuve sur trois en Sarre dispose de moins de 250euros de pension par mois.Ça ne peut plus durer! La rente légale doit être renforcée et en finir avec les rentes privées que les travailleurs ne peuvent financer. Nous appelons les travailleurs frontaliers à manifester leur solidarité avec la IG Metall, Ver.di, le DGB quand ceux-ci appelleront à la mobilisation contre cette spoliation des retraites légales. Nos gouvernants aux ordres de I’UE, veulent nous saigner comme les retraités grecs qui subissent la quatorzième réforme des retraites depuis 2010.La pension a chuté de 40% depuis 2010.La moitié des retraités grecs survivent sous le seuil de pauvreté qui est de 660 euros par mois.

Il faut savoir que cette politique de destruction sociale est dictée par L’UE.Oui rupture avec cette Europe  de malheur créée par et pour les capitalistes.

Article tirer du trimestriel « Le Frontalier  » Comité de défense des travailleurs et des travailleuses frontaliers de la Moselle.

Publié dans Politique Internationale, Société | Tagué , , | Laisser un commentaire

Macron et le désordre…


En cette rentrée de septembre, Emmanuel Macron, fort de 30% d’opinions favorables, un record qui dépasse l’impopularité des Hollande ou Sarkozy, s’apprête à mettre en place les premières mesures d’un programme annoncé –sans jamais avoir été développé- depuis plusieurs mois. Les français vont donc découvrir ce qui s’apparente à une grande braderie sociale, faisant du « code du travail » le point de départ de ce qui s’apparente bien, derrière l’argument de « lutte contre le chômage », à un véritable « coup d’état social ». Face au pouvoir le « front syndical », du moins celui des organisations, est disloqué. Et la riposte politique promise par la « France Insoumise » est présentée par le monde médiatique comme une manifestation parmi d’autres qui ne ferait que « rajouter de la division à la division ». Bref, tout est fait pour accréditer l’idée qu’un président élu par moins d’un électeur sur quatre pourrait tout bouleverser, tout casser en toute impunité, en toute tranquillité. Pari pour le moins risqué.

Un contenu d’une violence inouïe

Les ordonnances sur le code du travail remettent en cause les principales conquêtes du monde du travail, obtenues après des décennies de luttes difficiles et douloureuses. Le code du travail, initialement conçu comme droit correcteur au service des plus faibles, une fois revu et corrigé par les ordonnances, est réduit au rôle d’outil pour mieux asservir l’homme comme instrument au service de l’économie capitaliste. C’est la « République démocratique et sociale » revendiquée dans l’article 1 de la constitution qui est de fait remise en question.

• Dans la grande majorité des entreprises (jusqu’à 50 salariés), possibilité de déroger aux accords de branche grâce au « référendum d’entreprise » à l’initiative de l’employeur. C’est la négation du lien de subordination du salarié vis à vis de son employeur…
• Possibilité d’imposer à un salarié la perte de certains avantages prévus par son contrat de travail, ou de donner sa démission sans indemnité…
• Contournement favorisé des organisations syndicales pour toute négociation.
• Fusion des instances représentatives du personnel soumettant de fait des sujets comme l’hygiène et la sécurité à un chantage permanent…
• Modification du périmètre du licenciement économique permettant aux multinationales d’organiser des plans sociaux selon leur bon vouloir, délocalisant ici ou là selon leurs intérêts au détriment des salariés…
• Fragilisation de l’employé qui en cas de licenciement lors d’un refus d’accord collectif ne sera pas reconnu comme licenciement économique. Adieu donc aux dispositions existant en cas de plan social…
• Limitation des indemnités prud’homales pour tout licencié sans cause réelle ni sérieuse, permettant aux entreprises de provisionner à l’avance sans risque pour « dégraisser » selon leur bon vouloir…
• Elargissement du « contrat de chantier », donc instauration d’une précarité permanente… A l’inverse du CDD, aucune indemnité n’est prévue à son terme…
• Etc …

Une politique d’ensemble

Les ordonnances s’inscrivent dans une politique d’ensemble assez cohérente. Le candidat des banquiers, du capital financier et de l’union européenne, respecte son mandat. Le budget 2018 en témoigne.

La règle des 3% de déficit dictée par l’UE et revendiquée par Macron impose des coupes drastiques dans le budget de l’état. Cela d’autant plus qu’un des points phares de son programme repose sur la baisse des impôts, des cotisations sociales, la réforme de l’ISF et la « flat tax » à 30% sur les revenus du capital… Et également sur la transformation du CICE en « baisse de charges pour les entreprises », encouragée par Bruxelles et son commissaire européen, le socialiste et ex ministre Pierre Moscovici…

Les conséquences sont donc prévisibles :

• Suppression des 120 000 postes de fonctionnaires sur 5 ans….
• Réduction ou fermeture concomitantes de services publics….
• Différentiation du point d’indice dans les trois fonctions publiques, état, territoriale, hospitalière…
• Augmentation de la CSG de 1,7% qui touchera particulièrement les retraités dont la pension excède 1200 euros mensuels…

C’est au quotidien que la société toute entière devra subir la violence des mesures Macron. En effet, de l’aveu même du président ou de ses ministres :

• 60% des efforts demandés seront destinés aux retraités dits « les plus aisés ». Le montant médian des pensions s’élevant à 1500 euros environ, quel est donc le seuil visé ? 1500, 1800, 2000 euros par mois ? Une fortune…
• Les APL baissées au nom de l’égalité… Et tant pis pour ceux qui ne pourront plus se loger…
• L’université avec remise en cause du libre accès pour tous… Conformément aux recommandations de l’OCDE et de l’UE, une grande masse sous éduquée, sous formée, corvéable et malléable à loisir, et une petite frange bien faite pour les encadrer…
• Les emplois aidés supprimés massivement, au détriment des besoins des collectivités et accessoirement des familles qui ne peuvent vivre que grâce au salaire que ces emplois leur rapportent…
• Etc…

La question est politique

Cette rentrée serait donc synonyme de « réformes » … En fait, la régression s’annonce violente. C’est bien une grande braderie sociale ou encore d’un coup d’état social que Le Président Macron et son gouvernement se proposent de réaliser.

La « loi travail » prend l’allure d’un double « test ». Test d’abord sur le contenu. Si tout se passe comme l’espère le pouvoir, ce sera ensuite la protection sociale qui sera l’objet de toute son attention. Test ensuite sur les réactions que susciteront les mesures présentes dans les ordonnances. La base des salariés, les sections syndicales, les unions départementales parviendront-elles à submerger les directions confédérales ? La question se pose notamment à « Force Ouvrière » au sein de laquelle l’attitude de Jean-Claude Mailly suscite interrogation, souvent colère, parfois dégout …

La situation se résumerait donc à une division syndicale, d’un côté les « combattifs », prêts à une lutte de longue haleine, de l’autre les « capitulards » de la première heure, complice de tous les gouvernements, telle la CFDT, ou de la dernière heure telle FO.

Alors, quelle solution ?

Evidemment la capitulation ne peut faire que le jeu des ordonnances, de Macron, de son gouvernement. De son côté la perspective de journées d’action à répétition ne peut que démoraliser avant même d’avoir commencé. L’expérience des années passées est de ce point de vue éclairante…

Il apparaît donc que la question que pose le gouvernement est politique. Il tire sa légitimité des institutions de la 5ème république qui permettent de concentrer tous les pouvoirs dans les mains d’un homme « providentiel », d’un « Jupiter » des temps nouveaux, qui pourtant est ultra minoritaire dans le pays avec seulement 18% des voix sur son seul nom. Formellement, du point de vue de la 5ème république, tout lui est permis. Mais politiquement, démocratiquement ? La question est bien politique. Emmanuel Macron et son gouvernement ne sont pas légitimes pour casser ce que plusieurs décennies de larmes et de sang ont acquis. En exprimant une telle exigence, le président de la république et son gouvernement prennent la responsabilité d’une riposte qui dépasse de très loin la seule action syndicale. Car si la cohérence de l’action syndicale est l’opposition aux ordonnances, si l’unité est nécessaire pour atteindre cet objectif, si tel est le cadre ouvert par les manifestations du 12 septembre, le contenu du 23 prend un autre relief. Appelé par la « France Insoumise », le rassemblement de Paris prend un caractère directement politique, s’inscrivant d’ores et déjà dans un contexte où les jours de ce gouvernement et du régime sont comptés… N’est-ce pas d’ailleurs par un 23 septembre massif à Paris, dont le moteur est le rejet profond de Macron et de ce qu’il représente, que les forces sociales pourront trouver les ressources d’une bataille à la hauteur pour préserver et développer le contenu de ce que doit être la république sociale ?

Jacques Cotta
Le 4 septembre 2017

Publié dans Politique Francaise | Tagué , , | Laisser un commentaire

Ne nous lamentons pas, organisons-nous

image du film « Joe Hill »

Le titre de ce billet est repris de la phrase que prononça Joe Hill, syndicaliste américain d’origine suédoise, en 1915 devant le peloton qui allait l’exécuter : « Don’t mourn, organize ! / Ne vous lamentez-pas, organisez-vous ! »

Médiapart – 10 mai 2017 – Par Théo ROUMIER – Blog : à celles et ceux qui luttent et qui résistent

Le Pen est battue et Macron est élu. Nous savons maintenant contre quel pouvoir lutter, même si nous devons dans le même temps trouver le moyen de réduire l’influence de l’extrême droite. Un front social, oui, c’est ce qu’il faut construire. Commençons d’abord par reprendre le problème à la base : comment on s’organise ?

L’entre-deux tours a été dominé par un débat sans fin (enfin si, le 7 mai au soir) : voter Macron ou pas ? On ne parle évidemment pas d’un éventuel vote de conviction (très faible au final1), mais bien de ce « vote barrage » qui lui a apporté les voix nécessaires pour l’emporter et battre Le Pen. Dans le même temps, l’abstention, les votes blancs et nuls atteignent un niveau inédit pour un second tour d’élection présidentielle.

On peut encore discuter du « bénéfice » des deux tactiques pour notre camp : réduire le pourcentage de Le Pen pour limiter l’accès de confiance qui pouvait saisir les militant.e.s d’extrême droite avec un score élevé ; ou réduire le pourcentage de Macron afin de délégitimer le futur pouvoir et faire en sorte que l’abstention de gauche soit incontournable2. Les organisations syndicales comme la CGT et Solidaires qui avaient appelé à ne pas donner une seule voix à Le Pen n’avaient pas voulu forcément opposer les deux, et elles ont sans doute eu raison. Elles appelaient par contre à manifester massivement le 1er mai.

C’est sans doute bien plus sur la préparation de cette journée de lutte que les énergies militantes auraient du se concentrer. Tout indiquait que la mobilisation allait être compliquée : l’atonie des réactions dans la rue au soir du premier tour, comme dans la semaine qui a suivi et précédé le 1er mai, était prévisible. Depuis plusieurs années, la banalisation de l’extrême droite se constate aussi par la difficulté de plus en plus grande à construire un antifascisme spécifique, qu’il cherche à s’exprimer dans des structures militantes3 ou dans des rassemblements, des débats, des manifestations…4 ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas continuer à y travailler, notamment parce que du côté des syndicats, une action unitaire se maintient malgré tout5.

Forcément, dans ce contexte, le 1er mai 2017 n’a pas été à la hauteur de 2002 (mais personne ne croyait à cette éventualité). Mais il n’a pas non plus réussi à imposer la question sociale sur le devant de la scène – ce qui aurait du être l’objectif du « peuple de gauche » (comme on dit) et qu’aurait peut-être permis une plus forte mobilisation – question qui a été bien plus incarnée par la fermeture de l’usine Whirlpool et la désastreuse double visite Macron-Le Pen.

Et pourtant…

Des grèves, des contestations il y en avait pourtant dans cet entre-deux tours6, d’autres sont d’ores et déjà appelées comme dans les Centres d’appels les 13 et 15 mai prochain. Mais c’est bien encore une fois l’échéance électorale qui a polarisé : certain.e.s s’y sont résigné.e.s, d’autres y ont cru, particulièrement celles et ceux engagé.e.s dans la « France insoumise ». Quoi qu’il en soit il serait contre-productif d’attendre une fois de plus les législatives et leurs résultats : c’est toujours maintenant qu’il faut réagir7. Se réveiller à l’été rendra plus difficile toute entreprise de mobilisation contre les lois anti-sociales que nous a promis Macron. Tout ce qui sera fait d’ici là est bon à prendre.

Dans plusieurs grandes villes, au soir du second tour et le lendemain, le 8 mai, des manifestations ont été organisées (Besançon, Clermont-Ferrand, Grenoble, Le Havre, Orléans, Paris, Poitiers, Rennes, Rouen, Strasbourg, Tours…). À l’image du 1er mai, elles n’ont pas mobilisé forcément largement (c’est en centaine, au mieux, que se comptaient les manifestant.e.s en région), mais il était important qu’elles se tiennent. À Paris notamment, c’est appelée sous le nom de « Front social » qu’une manifestation a rassemblé plus de 5000 personnes.

Pour autant, si un front social devait se constituer, ce qui est éminemment souhaitable, il ne pourrait se limiter à un logo et à des initiatives parisiennes. C’est bien plus profondément qu’il faudrait aller le chercher et l’ancrer, dans des pratiques au coeur desquelles l’auto-organisation doit prendre toute sa place. Questionner la représentativité des assemblées que nous animons, de même que l’audience réelle de nos initiatives, on ne peut pas l’écarter d’un revers de la main en se disant que l’action prime.

C’est pour ça qu’il faut plus et mieux partager, confronter nos stratégies de mobilisation pour faire face à l’urgence, contrer Macron et défaire durablement Le Pen. Pour cela, et pour aussi espérer voir émerger ce front social, il faut – au moins – trois choses :

– trouver des espaces de convergences et/ou d’alliance : ça a été le cas lors de la Marche pour la Justice et la Dignité du 19 mars, c’est ce qu’ont tenté les syndicalistes d’On bloque tout et c’est aussi ce que cherche à faire la campagne « Nos droits contre leurs privilèges ». C’est une priorité… tout du moins ça devrait l’être plus et pour plus de monde. Il est clair que, législatives approchant, ces convergences ne peuvent pas pour l’heure intégrer quelque organisation ou parti politique que ce soit. Nous sommes encore très très loin de ce qu’a pu représenter un LKP en Guadeloupe en 2009 par exemple. Et même si bien évidement il n’y a pas de « recettes » à reproduire en toutes circonstances et en tous lieux à l’identique, nous avons tout intérêt à chercher à rassembler toutes celles et tous ceux qui font le mouvement social et les luttes aujourd’hui plus qu’à y « découper » des franges radicales.

– parce qu’on ne peut pas en faire l’impasse, il faut aussi mener le débat démocratique sur cette question dans les organisations constituées sans chercher à les contourner. Ces organisations du mouvement social, associations et syndicats de lutte, ne sont pas réductibles à des « appareils ». Dire que ce ne sont que des sortes de « superstructures bureaucratisées » dont il n’y a rien à sauver n’est pas vrai. Elles représentent, ne serait-ce que pour les seuls syndicats, des centaines de milliers de femmes et d’hommes qui s’y reconnaissent, s’y engagent, les construisent. Ce sont elles et eux qui font vivre et mettent en œuvre concrètement les solidarités et les résistances quotidiennes qui seront le seul ciment possible d’un véritable front social.

– enfin, renforcer nos outils de lutte et de résistance dans la durée et éviter le « zapping » militant, faute de quoi tout « front social » ne serait que mouvement pour le mouvement. Convaincre de se syndiquer, de rejoindre une association de lutte, un collectif, organiser des temps d’échanges – pour agir – sur les lieux de travail, dans nos villes et quartiers, c’est une nécessité. Et s’il le faut, actualiser les formes de nos outils, leurs pratiques, leurs structurations pour s’adapter aux coordonnées contemporaines, « parler » plus largement qu’ils ne parlent aujourd’hui. Ce dernier point mérite d’être développé (autant qu’on peut le faire dans un billet de blog).

Reconstruire oui, mais reconstruire quoi ?

Les appels à reconstruire « la gauche » se multiplient. On a vu nombre de tribunes dire qu’il fallait « tout réinventer ». Soit. Mais dans la plupart de ces textes le mouvement social est le grand absent. Pourtant se limiter à l’isoloir (qui ne porte on ne peut mieux son nom), c’est faire une croix sur le collectif. Et rien ne sera possible, pour personne, si cette gauche des rues et des grèves ne se renforce pas, si elle ne porte pas, par elle-même, son propre imaginaire social. Faire le choix délibéré de la subordonner à des intérêts partidaires se serait l’appauvrir, la déssécher, et faire courir un grave danger à toutes celles et tous ceux qui veulent changer la société… parce que c’est bien de ses réalités et de ses contradictions qu’il faut partir pour les transformer.

Les stratégies peuvent varier. À la manière du Comité invisible, on pourrait se dire qu’il suffit de s’en remettre aux affinités et aux amitiés pour que, « naturellement », une alternative émerge au gré d’une succession d’émeutes de plus en plus rapprochées. On peut aussi en douter fortement. Parce qu’une telle proposition fait l’impasse sur le nœud qu’est le travail dans la vie de la plupart d’entre nous, et dont bien peu – même si on peut le regretter – ont la possibilité de s’émanciper. Conséquence de cela, dans presque toutes les contributions qui parlent « reconstruction » il y a quasi-systématiquement le même angle mort sur l’action syndicale. Pas ou peu de commentaires, de réflexions… pourtant, à titre d’exemple le sociologue Julian Mischi a rappelé l’importance que cette forme d’engagement recouvre dans les territoires ruraux notamment, ceux-là mêmes qui sont frappés de plein fouet par la progression de l’extrême droite. Et les deux sondages publiés après le premier tour de l’élection présidentielle attestent que le syndicalisme reste toujours un rempart au vote FN.

Reconstruire de l’action collective c’est déjà partir de là : la réalité de l’exploitation et/ou de l’oppression vécue. Celle que l’on subit au travail est la plus partagée (encore une fois même lorsqu’on en est exclu.e – parce qu’il y a alors injonction à accepter n’importe quel « boulot de merde » ; ou qu’on n’en a pas assez – parce qu’il faut alors subvenir à ses besoins dans des conditions de plus en plus précaires). Repartir de là permet aussi d’intégrer les nouvelles formes de travail ubérisées, si chères à Mr Macron, dans notre champ d’intervention. Depuis plusieurs mois, l’action collective s’y est invitée. Il y a le syndicat des coursiers à vélo lancé par la CGT en Gironde. Sur Paris, le CLAP (Collectif des livreurs autonomes de Paris) est né dans lequel se retrouvent des livreurs à vélo syndiqués et non-syndiqués.

Et faire avancer l’action collective, c’est faire avancer la solidarité. Mais il ne faut pas négliger que dans nos organisations mêmes, l’égalité, la solidarité doivent être la règle pour toutes et tous. Tout comme le combat féministe a progressé dans nos structures (et même s’il reste toujours beaucoup à faire comme en témoigne la réussite mitigée du 8 mars dernier), il faut aussi que le racisme et la lutte contre l’islamophobie soient plus pris en charge dans les syndicats. Parce qu’au travail on subit encore plus de discriminations lorsqu’on est femme, noir.e, arabe… Avec quelques camarades, c’est ce que nous disions dans la tribune « Syndicalistes, nous marcherons le 19 mars » publiée sur Mediapart : « Si les discriminations ne se réduisent pas à la domination sociale, elles s’articulent à celle-ci pour la renforcer. Combat social et antiraciste, loin d’être antagoniques, doivent se nourrir l’un l’autre. »

Ces enjeux, de taille, posent nécessairement la question de l’interprofessionnel. Un syndicat ça n’est pas fait pour défendre des intérêts particuliers mis bout à bout, qui pourraient s’opposer les uns aux autres, c’est partir des luttes « corporatives », de la réalité du travail vécu pour bousculer les murs des corporatismes pour le coup et poser la question du changement de société et des intérêts communs que nous avons, en tant que classe donc (à priori se débarrasser du capitalisme est un bon horizon). Et, oui, ça il faut aussi le faire vivre au quotidien. La revendication de la réduction du temps de travail a historiquement tenu ce rôle pour le syndicalisme : c’était la journée de 8 heures hier, ce sont les 32h par semaine aujourd’hui. Si on parlait un peu plus d’alternatives pour vivre et travailler mieux et autrement, on sortirait d’un certain nombre de débats mortifères. Qu’un Collectif syndical contre l’aéroport à NDDL et son monde se soit constitué en lien avec la ZAD va dans ce sens : « C’est que ce besoin de « reprendre sa vie en main » concerne effectivement beaucoup de salarié-e-s, de militant-e-s. Défendre la ZAD, c’est donc pour nous aussi soutenir une expérience d’émancipation du capitalisme et des rapports marchands. » De même remettre sur le métier la question de l’autogestion de la production, comme l’ont fait entre autres les Scop-ti ici, et plus fortement encore les entreprises récupérées en Argentine ou en Grèce, en l’insérant dans un projet de société qui plus est, ne serait pas une si mauvaise idée.

Et tout ça commence par s’engager dans le syndicat, le collectif, l’association qui lutte au boulot, dans notre ville, notre quartier.

Publié dans Société | Tagué , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Qu’est-ce qui a changé le 7 mai 2017 ?

Qu’est-ce qui a changé le 7 mai 2017 ?

Claire VÉRILHAC

« Il faut que tout change pour que rien ne change !  » Cette célèbre réplique du « Guépard », le film de Visconti inspiré du roman posthume de l’écrivain sicilien Lampedusa, semble particulièrement adaptée à la situation d’aujourd’hui. Le prince de Salina c’est Hollande et Tancrède, son héritier désigné, c’est Macron. Et pourtant, si on y regarde de plus près, tout a changé en fait !

Comme dans la fameuse phrase prononcée par Tancrède, cette séquence du bal nous montre un monde où tout change et où tout se maintient en même temps. Car derrière les apparences fastueuses, futiles, se devinent les barrières sociales et les tensions politiques.

Au loin la danse macabre continue. Le prince de Salina en prend conscience face à ce tableau de Greuze, la « Mort du Juste », qui rappelle de façon cinglante les réalités physiques de l’humanité, tout comme la séquence suivante avec ses multiples pots de chambre où les invités se sont soulagés.

Dans cet univers qui vascille Tancrède a fait son choix : c’est Angelica, la roturière qui représente le pouvoir, désormais dominant, de l’argent-roi. Le prince lui est fasciné par ce neveu en marche. Mais en marche vers quoi ?

Vers le fascisme, dont il annonce déjà la couleur. Car Tancrède n’est pas seulement un jeune homme ambitieux et séduisant, c’est un politicien opportuniste qui ne recule devant rien pour gravir les échelons.

Les artistes, les créateurs, les écrivains, ont ceci de particulier qu’ils nous aident souvent à voir, parfois inconsciemment, ce qui se cache derrière les réalités. Ils nous permettent ainsi de mieux appréhender le monde et surtout de penser le futur. Si on sait les entendre.

Alors essayons de le penser ce futur.

Apparemment tout est en place pour que rien ne change. La recomposition politique annoncée par le nouveau Président va désormais donner le pouvoir à tous ceux qui, « de la social-démocratie au gaullisme », ne vont plus alterner mais gouverner ensemble.

♦ Tous les maux qui rongent notre pays depuis des lustres risquent donc de s’aggraver puisque les « dominants » que sont les pouvoirs politique, financier et médiatique, semblent n’avoir plus aucune entrave pour exploiter au maximum les « dominés » et faire taire les plus récalcitrants.

♦ Mais ceux-là même qui ont organisé, sciemment, le monopole de l’alternative politique au seul Front National, se voient maintenant menacés par le monstre qu’ils ont créé. En effet, ils ont réussi l’exploit de doubler son nombre de voix depuis la première alerte de 2002 et il est aujourd’hui aux portes du pouvoir.

Pourtant, il n’a fait que remplir parfaitement le rôle qui lui était assigné, à savoir recueillir les voix du désespoir tout en représentant l’opposition idéale, celle qui pouvait se combattre à coup de « barrages », « votutiles » et autres « fronts républicains ».

♦ Mais là aussi il y a du changement : ces opérations de matraquage ont de moins en moins d’effet sur les électeurs, le ressort est usé. Certains, tout à fait raisonnables par ailleurs, vont même jusqu’à souhaiter le pire, que le FN arrive au pouvoir, et qu’enfin ce système mortifère implose. C’est dire !

♦ Et surtout le changement considérable c’est la naissance du rassemblement populaire de la France Insoumise. Qui a réussi à endiguer le vote FN en allant chercher nombre d’électeurs qui se trompaient de colère, à motiver une jeunesse trop souvent abstentionniste, et a réuni plus de 7 millions de voix au premier tour.

Pour le pouvoir il y a là un crime de lèse-majesté. Pas question que des démocrates, des républicains, des humanistes, viennent enrayer leur machine à fabriquer du malheur. Ils ont alors pris cette position irresponsable, honteuse : empêcher leur candidat d’accéder au second tour, lui préférant la candidate FN et infligeant ainsi le déshonneur à notre pays.

Ce « barrage au vote Mélenchon » a été mené par Hollande, relayé par Macron, nombre de politiciens et journalistes sans scrupules, sans oublier le Medef. S’ils ne font que défendre leurs intérêts de classe en apportant ainsi, de fait, leur soutien au parti de la haine, c’est une posture idéologique qu’on retrouve, hélas, en maintes circonstances historiques tragiques.

Et la manière dont les Insoumis ont été méprisés, diffamés, menacés pour qu’ils rejoignent la coalition macroniste restera l’un des grands scandales et l’une des grandes hontes de cette campagne hystérique.

Mais c’est aussi le signe que ce vote a un sens profond dans la société française si ne peuvent être écartées les légitimes aspirations écologiques et sociales qu’au prix de telles manipulations de plus en plus hasardeuses.

♦ Et une fois la fièvre retombée, les pleins pouvoirs entre les mains de Macron, de ses sbires de la finance et des politiciens has-been qui nous ont mené dans le mur, agglutinés comme des mouches autour du vainqueur annoncé, combien parmi ses soutiens d’aujourd’hui pourront continuer, en conscience, à approuver une politique menée au pas de charge à coup d’ordonnances et de 49/3 ?

Des voix, parfois surprenantes, se font déjà entendre pour s’élever contre le désastre annoncé. Des voix qui refusent le politiquement correct, le parti unique dissimulé sous une pseudo-modernité et la propagande qui va avec.

Mais il reste à convaincre. Convaincre les communistes, les écologistes et les socialistes de gauche qu’une autre majorité est possible avec la France Insoumise pour combattre le FN, la politique Macron et pour porter enfin l’espoir d’un « avenir en commun » …..

Alors « quand tout aura changé pour que rien ne change », dès le résultat de l’élection présidentielle, notre devoir de résistance commence. Et l’élection législative est la première des occasions !

Claire VERILHAC

»» http://https://blogs.mediapart.fr/register/blog/060517/quest-ce-qui-ch…
Publié dans Société | Tagué , , , , , , | Laisser un commentaire