DÉCLIN US ET GUERRE MONDIALE

Les USA traversent la crise systémique qui frappe l’Occident. L’enrichissement des plus riches provoque l’appauvrissement des plus pauvres, car tel est le contexte de cette crise : le capitalisme est hors contrôle, il impose lui-même, en tant que système, ses propres lois qui le contraignent à s’auto-alimenter au détriment des couches sociales paupérisées par le chômage et la compression des salaires. Le capitalisme, s’il devait perdurer, accroîtrait cette tendance. Ce qui est tout bonnement impossible…

Aussi, comme en Europe, assiste-t-on à une hyper droitisation de la classe politique et d’une frange de la population. Hyper droitisation qui consiste en une fascisation de l’appareil d’Etat, tout entier au service de ce que l’on appelle le complexe militaro-industriel.

Si l’on ne prend pas en compte l’Histoire même des Etats-Unis, on ne peut pas comprendre son évolution jusqu’ à aujourd’hui. Les USA se sont bâtis sur un génocide et sur l’esclavage. Ce génocide et cet esclavage, assortis d’un racisme virulent, sont le fait, d’abord du peuple, ensuite de l’Etat. Peuple et Etat étant co-responsables de l’un et de l’autre. Et même, co-coupables.

Les USA, comme toute nation, se sont écrits un roman national et se sont inscrits dans un système d’autoreprésentation qui part de la conquête de tout un territoire aux dimensions d’un sous-continent. Si la naissance du pays se fait au nom de l’indépendance et de la liberté, celles-ci ne concernent que la communauté des colons blancs, en excluant les populations amérindiennes et noires. Comme Israël se définit comme la Terre promise au peuple élu, l’Amérique est la Terre promise au sens protestant du Nouveau Testament. Le peuple élu est au départ le peuple des colons protestants ayant fuit les persécutions religieuses en Europe.

Les USA se vivent comme un vaste territoire à prendre, à cultiver, à fructifier. Point d’ascendance, point de titre de propriété. Tout individu peut s’enrichir en devenant propriétaire. Les populations, venant de sociétés lourdement hiérarchisées socialement, constatent, entre elles, une égalité sociale qui amplifie le sentiment démocratique.

Toutes ces données, proprement inédites dans l’Histoire des sociétés humaines, fournissent tout un appareillage mental d’autoreprésentation nationale et de mythification de cette représentation. Forte de l’idée que cette nouvelle nation a vocation religieuse à éclairer le monde, sa propension à l’impérialisme mondial lui est comme une évidence. Cette société apparemment sans classe, sans Histoire ni mémoire, sans pesanteur des vieilles sociétés, bénéficie d’une liberté d’action dans ses frontières, quant à son développement, et hors de ses frontières, pour ce même développement, essentiellement économique.

De fait, les USA, dès leur création, entrent dans le capitalisme et l’industrialisation. Et très rapidement, l’idée capitaliste de l’accaparement des richesses s’impose. Fondée sur la réalité de l’espace vital à combler, sur l’élimination physique de peuples préinstallés, sur l’importation massive d’esclaves, cette nation, convaincue de son rôle messianique, verse dans l’impérialisme le plus brutal.

Le néoconservatisme précède et succède au nazisme. Loin d’avoir eu à théoriser le génocide et la supériorité de la race, la nation américaine s’est fondée dans la pratique du génocide et de l’esclavage foncièrement raciste. Dès 1918, à Versailles, les USA se hissent au niveau de leadership, leadership qui sera absolu en 1945.

Aujourd’hui menacé par sa propre crise, le capitalisme US continue follement à accélérer ses contradictions. Celles-ci le mènent soit à sa propre perte, soit à la seule issue possible : la guerre mondiale.

Yapadaxan

« Il faudrait, dans le Code Civil, ajouter partout ‘du plus fort’ au mot loi »… Alfred Jarry

Petits films à regarder…

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STOP A L’INSECURITE

Face à l’ampleur du phénomène, il faut réagir. A l’abri de la vidéo surveillance, des  bandes  violentes  agissent  en  toute  impunité.  Aucun  département  de  France n’est  épargné  car  ces  bandes  sont  très  mobiles.  Personne  n’est  à  l’abri  de  leurs méfaits. Chacun peut être confronté à leur violence.

Que fait la justice? Les chefs de ces organisations sont pourtant connus. A l’abri derrière  les  somptueuses  façades  de  leur  conseil  d’administration,  ils  décident tranquillement  de  votre  avenir  et  de  celui  de  vos  enfants  :  délocalisation, licenciement, précarisation sont leurs armes favorites. Tranquillement ils dérobent les  richesses  que  vous  produisez,  et  détruisent  les  systèmes  de  sécurité  et solidarité mis en place par nos anciens.

Nous devons respecter le droit des victimes, redonner leur dignité à ces femmes et  à  ces  hommes  traités  comme  de  la  marchandise  au  seul  nom  du  profit  à  tout prix. Pour cela il faut renforcer le contrôle de ces bandes organisées, en créant des groupes   spécialisés   qui   siégeront   aux   conseils   d’administration   de   ces organisations. La vidéo surveillance des bureaux de ces chefs de bande doit-être envisagée.

Appartenir  à  une  bande  qui  organise  un  chantage  économique    doit  être considéré comme un crime et passible de 5 années de prison. Un fichier doit être créé pour décourager les récidivistes et durcir les sanctions à leur égard. Les biens malhonnêtement  acquis  doivent  être  restitués  à  ceux  qui  les  ont  véritablement produits. L’organisation de ces bandes qui délocalisent et vivent de subventions de l’Etat doit être considérée comme une association de malfaiteurs.

L’appât  du  gain  les  conduit  maintenant  à  s’attaquer  aux  biens  publics.  Après avoir  fait  main  basse  sur  les  secteurs  de  l’énergie,  ils  rêvent  de  s’emparer  des marchés  de  l’éducation  et  de  la  santé  qui  représentent  plusieurs  dizaines  de milliards d’euros. Tout est en place pour un des plus grands holdups de l’histoire. Ils ne prennent aucun risque, les pouvoirs publics sont complices et les citoyens ont démissionnés !

Le phénomène des bandes a explosé ces dernières années et devant la passivité des pouvoirs publics nous devons réagir. Oui, il existe des patrons voyous et des actionnaires  délinquants  agissant  en  véritables  parasites  envers  la  société  … Devons nous  nous taire et fermer les yeux ? Devons nous accepter toujours plus de précarité, devons nous accepter de nous faire « voler » nos dimanches et nos jours fériés !

Le gouvernement protège tout ce qui touche à la délinquance financière. Pourtant c’est cette délinquance là qui nous plonge dans l’insécurité, ce n’est pas les chômeurs qu’il faut « flicker » ! En nous maintenant dans la peur ils nous gardent en leurs pouvoirs. La mise en scène au journal de 20H  d’un  banal  fait  divers,  sert  à  cacher  la  véritable  violence  de  notre  système économique !

Avant chaque élection on nous explique qu’il faut assurer la sécurité des français, mais jamais un mot sur les vrais responsables. La délinquance augmente avec la pauvreté,  et  la  pauvreté  n’est  pas  une  fatalité  :  c’est  le  résultat  d’une  politique. Lorsque l’on permet à une minorité  de s’emparer des biens communs, lorsque l’on permet  à  certains  d’avoir  des  salaires    100  fois, 200 fois, 500 ou 1000 fois  supérieurs  au  reste  de  la population  :  on  ne  combat  pas  l’insécurité,  on  la  crée.  Mais  pour  détourner l’attention, on nous parle immigration, insécurité ou …. de la dette et des chômeurs qui ne voudraient pas travailler !

«Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux» …DE LA BOETIE 

Il n’y a pas que les chômeurs dans le collimateur, il y a aussi les fonctionnaires, voir …

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LE PROBLÈME EST DANS LE PRE

«Avec le progrès et la technologie, il faut de gros investissements, nos revenus chutent et nous sommes obligés de trouver des appoints. Nous n’avons plus de temps pour nous…»

Les éleveurs, par exemple, sont endettés jusqu’au cou, et les donneurs d’ordres qui les exploitent rachètent leur viande en dessous de son prix de revient. Les producteurs de fruits et légumes sont aussi obligés de vendre leurs récoltes aux centrales d’achat en dessous de leur prix de revient. La pression du court du marché, les marges exorbitantes des intermédiaires et des revendeurs imposent des conditions de travail de plus en plus difficile avec une rentabilité de plus en plus aléatoire, pour joindre les deux bouts, il faut repasser par la case crédit.

Les paysans sont obligés de vivre d’aides et de subventions payées par nos impôts. Et lorsque nous nous rendons aux supermarchés, nous repayons une deuxième fois les produits issus de l’agriculture et de l’élevage. Le système est implacable, il exploite honteusement ceux qui produisent, et vident les poches de ceux qui consomment.  Il faut en finir avec la libéralisation agricole et le pillage par les grands groupes capitalistes de l’agroalimentaire et de la grande distribution qui appauvrissent et précarisent les éleveurs, les agriculteurs et les consommateurs.

Surendettés, faisant face à des difficultés économiques croissantes et à une perte du sens de leur travail, de plus en plus d’agriculteurs sont désespérés. Et cela aboutit trop souvent au suicide : les agriculteurs se tuent trois fois plus que les cadres selon une étude récente de l’Institut de veille sanitaire. Les agriculteurs sont un « groupe » très hétérogène où cohabite la pauvreté, voire la misère d’un côté, et l’opulence de l’autre. La politique agricole commune accroît les écarts de revenus en distribuant 80 % des aides à 20 % de gros exploitants agricoles. Comme pour l’ensemble de la population, le système capitaliste enrichit les riches et appauvrit les pauvres ! A la ville comme à la campagne, on est tous égaux !

Il est nécessaire d’enrayer la chute puis d’augmenter le nombre de paysans organisés en petites fermes ou en exploitations collectives. Il ne faut pas laisser la possibilité au marché de fixer et de spéculer sur les prix des denrées alimentaires. Il faut que  les prix agricoles soient rémunérateurs du travail fourni, et permettent aux paysans de fournir des produits de qualités. Le problème des terrains agricoles peut être résolu par un « organisme citoyen » qui faciliterait l’installation d’agriculteurs en louant des terres avec un bail d’années prédéfinis (49 ans, 69ans, 99ans ?) afin que le rapport à la terre change et ne soit plus l’objet de spéculation lorsqu’un agriculteur prend sa retraite.

Les crises sanitaires révèlent l’impasse dans laquelle nous plonge le productivisme agricole intégré dans la puissante industrie agroalimentaire : non seulement les risques sanitaires ne sont pas maîtrisés mais les problèmes engendrés sont démultipliés. Plus les circuits empruntés par les aliments sont longs et compliqués, et plus la sécurité est mauvaise. Lorsqu’une tomate produite à 30 km de chez vous, parcourt 1500 km avant de finir dans votre assiette, c’est qu’il y a un souci ! Pour obtenir une traçabilité réaliste il est plus qu’urgent d’aller vers des formes de production, de transformation et de consommation localisées et de petite échelle. Une politique agricole ambitieuse doit préserver de manière conjointe, les ressources naturelles, le métier de paysan et la santé de la population.

« Les hommes sont comme les plantes, qui ne croissent jamais heureusement, si elles ne sont bien cultivées »… Montesquieu

Et dans le même domaine …

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CONCEPT DU CAPITAL FINANCIER

Pour mieux comprendre l’articulation entre le capital productif et le capital financier, et donc la crise du système productif actuel, étudions le concept du capital financier chezMarx.

Marx va opposer le capital réel au capital fictif afin d’expliquer la marchandise. Il développe l’idée selon laquelle il y a d’une part une infrastructure qui serait le capital réel (processus de production de la plus value) et d’autre part une superstructure qui serait le capital financier (processus banque-crédit-placement). L’infrastructure est la relation qui existe entre l’argent et la force de travail et qui constitue la base du capital fictif.

Pour Marx, l’argent s’affranchit sous des formes différentes et devient producteur d’intérêts, c’est-à-dire qu’il engendre une nouvelle propriété : son usage crée de l’intérêt, ce qui implique accumulation, concentration et donc monopole.

La relation argent (capital fictif) est nécessaire dans le mode de production capitaliste. La non réalisation de la plus value a pour conséquence l’encombrement des marchés, la dévaluation des marchandises, l’interruption de la production, et comme le capital ne peut être conçu en dehors de son mouvement, mais dans l’unité des processus de circulation et de production alors, toute interruption implique la crise.

C’est là où le capital financier intervient sous forme de capital argent de prêt. Les capitalistes financiers accordent des prêts aux capitalistes industriels et aux commerçants. Les capitalistes financiers ne se limitent pas aux opérations de prêts, mais ils interviennent aussi par des prises de participation dans les entreprises qui sont en difficulté.

Pour l’aile réformiste, la résolution de la crise passait par la conquête électorale du pouvoir politique et la mise en place d’une série de réformes ; cette transformation du capitalisme mettait fin à l’anarchie du marché, les Etats limitant, contrôlant ou éliminant la concurrence pour prévenir les crises.

Les crises avaient en effet un rôle important dans la dynamique de concentration du capital, puisqu’elles éliminaient périodiquement les entreprises les plus fragiles et amenaient les autres à se regrouper pour contrôler le marché. Cette concentration de capitaux gonflait le capital en circulation, donc les possibilités de crédit, et nécessitait le recours à l’émission d’actions pour financer ces regroupements, leur donner tout leur potentiel, et répartir leurs profits.

Le monde actuel se caractérise au contraire par d’énormes masses de capitaux susceptibles d’êtres mobilisées, investies n’importe où sur la planète, et d’entreprises transnationales dont la production et la circulation sont segmentées à l’échelle mondiale.

Si le petit investisseur, doté d’un capital limité, ne peut employer son capital qu’à portée de chez lui, ce n’est pas le cas des transnationales. Pour elles, chaque État, chaque pays se présente sous la forme d’un certain nombre de caractéristiques plus ou moins adaptées à la valorisation de leur capital : coût du travail, paix sociale, stabilité politique, fiscalité, infrastructures, qualification de la force de travail et ainsi de suite.

Si bien qu’aux spécialisations liées au potentiel agricole ou minier, se sont ajoutées des spécialisations liées aux profils susceptibles d’attirer des investissements, desquels dépendent plus ou moins directement la capacité des États à participer au marché de la dette et à alimenter, au passage, le revenu des classes dirigeantes.

Le capital fictif, à l’échelle globale, restructure donc complètement la relation entre capital et État, intégrant ce dernier dans la dynamique du capital. Là encore, la crise telle qu’elle est vécue par les salariés, par les citoyens de chaque État, n’est pas nécessairement une crise pour le capital, même si elle peut lui être liée comme dans le cas grec, portugais, espagnol, italien et français. C’est avant tout l’effet d’une restructuration des rapports entre Etat et capital qui s’impose à l’échelle mondiale.

A. K d’après Karl MARX

« Les grandes fortunes corrompent ceux qui les possèdent et ceux qui les envient »…MIRABEAU

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MIGRANTS : voir tous les aspects du problème pour trouver une solution

Posté par 2ccr le 30 juin 2015

migrantLe problème des migrants nous montre de façon flagrante les contradictions de notre société capitalo-libérale ; c’est facile de dire « on veut bien les flux de marchandises et les richesses minières et énergétiques, mais eux qu’ils restent chez eux à crever de faim ». C’est contradictoire de vouloir contrôler les flux de population mais laisser la libre circulation des capitaux. C’est facile de continuer à vouloir consommer « bon marché » dans cet Occident qui sème le chaos partout où il passe, pille le sous-sol richissime de l’Afrique et sème la zizanie sur le reste de la planète !

Les bénefices de ce trafic d’êtres humains sont considérables, plus lucratif que la drogue et pratiquement sans danger pour les trafiquants.Des rabatteurs appâtent et regroupent les candidats à l’émigration. Des trafiquants les rackettent puis les entassent dans des barcasses pourries prêtes à couler en leur disant, pour les rassurer, que les bateaux européens les recueilleront s’ils ont des problèmes de navigation. Et ils partent, mus par l’espoir illusoire d’une vie meilleure dans cette Europe qu’on leur fait miroiter comme le paradis. En réalité, ils s’en iront grossir le camp des exploités et beaucoup, aigris et dépités,se réfugieront dans la religion plutôt que dans le combat social ! Pendant ce temps, à la radio, dans les journaux ou à la télé on fait la une sur ces hommes et ces femmes, et l’on diffuse des reportages sur les passeurs, mais personne n’a envie de nous dire pourquoi nous en sommes arrivés là !

Plutôt que nous montrer des migrants, il serait plus pertinent de dire qui a fait de la Libye ce qu’elle est aujourd’hui ? A quoi sert précisément l’ONU, qui a donné son feu vert pour détruite la Libye ? Kadhafi n’avait-il pas un rôle éminemment important en Afrique, et en particulier en Afrique saharienne ? Qui a créé Daech, Al Qaïda et consort ? Qui vend les armes et finance les coups d’états ? Qui a détruit l’Irak ? Qui a mis la Syrie dans le chaos où elle se trouve aujourd’hui ? Qui a bombardé l’Afghanistan provocant la fuite de milliers d’habitants ? Tous ces migrants ne viennent-ils pas de pays dont le sous-sol regorge de richesses qui sont pillées par les multinationales occidentales ? Ne vivons-nous pas comme « des pachas » justement parce qu’ils vivent dans la misère ? Quel homme aimerait quitter sa terre natale, sa famille et ses attaches sans raisons impérieuses ? Au final, tous les pays où les occidentaux étaient censés répandre le miel, la démocratie et la liberté ne sont que chaos.

Bien sûr, les migrants ne sont pas tous des nécessiteux, et sont parfois comme des papillons attirés par la fausse lumière de l’occident. Toutes ces images qui tournent en boucle autour de la planète et qui sont la représentation d’un monde occidental, riche, plein de belles filles et de fortunes faciles à la portée de tous les hommes de bonne volonté ! La réalité pour ces migrants risque d’être tout autre ; souvent sans formation ils n’auront pas d’emploi ou seront exploités sans vergogne par des patrons voyous. Parlant mal ou pas du tout le français, et venant de cultures différentes ils seront confrontés au racisme et préfèreront se regrouper en communauté, ce qui engendrera plus de racisme et d’isolement par rapport à la population de souche et cela bénéficiera à la propagation des idées d’extrême droite … le système capitalo-libéral sera gagnant à tous les coups ! Car ils seront de parfaits boucs émissaires pour plus d’austérité, et plus de précarité … et comme ici la majorité de la population n’est pas en mode « combat » mais plutôt en mode « soumission et lobotomisation » quel est l’espoir de tous les migrants qui se présentent à notre porte ?

La réalité en France, c’est presque 8  millions de chômeurs, plus de 10 millions de personnes touchées par la crise du logement, dont 3 millions de mal logés, et près d’un million de personnes dont le seul domicile est la rue où ils survivent, souffrent l’humiliation et meurent dans l’indifférence générale. .. Dans ces circonstances, le citoyen lambda se préoccupe avant tout de son emploi s’il a la chance d’en avoir un, de son logement, de l’avenir de ses enfants, et voit d’un très mauvais œil cette « concurrence »… Donc, disons le franchement, le problème des migrants il s’en fout ! Dans notre société, l’heure est à l’individualisme, le collectif ne fait plus recette depuis longtemps, et c’est la principale raison de cette dégradation de nos conditions de vie ! Le français lambda n’est plus capable de défendre son salaire, sa retraite et est prêt à accepter toutes les régressions imposées par le Medef et le gouvernement, il a intégré l’idée qu’il faisait partie des perdants et que l’on ne peut pas faire autrement… alors, soutenir les migrants !!! Quant à ceux qui s’inquiètent de leur sort et ont envie de leur venir en aide c’est bien, mais il ne faut pas oublier que ça ne sert pas à grand-chose si l’on ne remet pas en cause ce « putain » de système capitaliste !

On voudrait tous trouver une solution pérenne et mettre fin à ces mortelles migrations,  mais il faut avouer que c’est le foutoir complet. C’est le fruit de la mondialisation qui se fout de l’humain, agit à très court terme et jette sur le marché des gens qui ont un sérieux handicap pour cette course, sans compter une plus longue distance à parcourir. Moi je n’ai pas de solution immédiate, et ces pauvres gus qui battent le trottoir me fendent le cœur. Tous n’ont pas la même histoire, mais souvent le même désir… un avenir meilleur ! Et si l’on était dans leur situation, nous ferions de même. Quant à ceux qui pensent qu’ils devraient se battre sur place plutôt qu’immigrer, ce sont les mêmes qui sont incapables de tout simplement défendre, ici, les acquis que nos anciens nous ont laissés … alors que jusqu’à présent, en France, les manifestations ne sont pas réprimées avec des mitraillettes comme là bas !

La seule solution c’est de leur donner des raisons pour rester chez eux. Surtout, arrêter de piller l’Afrique et l’aider financièrement, mais aussi promouvoir le développement d’une agriculture vivrière et d’industries utiles sur place. Un développement autre que celui des multinationales prédatrices qui pillent, exploitent et exproprient des êtres humains  les forçant à abandonner leurs racines, leurs familles pour tenter de vivre ailleurs, notamment chez nous. Il faut arrêter de se servir de ce continent de poubelle pour nos déchets encombrants. Il faut cesser d’envahir les marchés de nos denrées subventionnées qui coulent les petits exploitants et détruisent le tissu social. Il faut stopper l’accaparement des terres et le déplacement des paysans qui les occupent. Il faut aussi éduquer, instruire, ouvrir des écoles et des hôpitaux, il ne faut plus soutenir des régimes dictatoriaux et corrompus, il faut commercer seulement avec les pays qui respectent les droits humains et sociaux,  il faut … je sais, là, je rêve !

BOB en baladant sur le net

« Si les lois de Nuremberg étaient appliquées, chaque président des Etats-Unis de l’après-guerre aurait été pendu »…Noam Chomsky

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LA POTION LIBERALE … du Medef et du gouvernement

Posté par 2ccr le 28 juin 2015

 tangoActuellement le Medef, après avoir obtenu tout ce qu’il demandait, 40 milliards sous forme de réduction d’impôts et de cotisations sociales avec le pacte de responsabilité, sans aucune contrepartie que sa bonne volonté, le voici qu’il exige la diminution des retraites de 12 millions de salariés. Ce sont ses conditions pour « sauver les régimes complémentaires de retraites ». Ses conditions acceptées auront pour conséquence les réductions des retraites complémentaires entre 15 et 40% et plus de la moitié en cas de départ à la retraite entre 62 et 65 ans. D’autres mesures sont préconisées telle que des réductions des pensions de reversions.

Ces exigences reflètent la volonté du patronat de réduire la part des retraites complémentaires et la captation des cotisations versées pour ces régimes complémentaires pour les drainer vers l’assurance privée. Devant cette offensive en règle, vue d’un bon œil par Bruxelles, notre gouvernement est bien silencieux. En fait, pour être dans les clous des exigences de la commission européenne, où siège un certain Pierre Moscovici, qui demande des reformes structurelles …

Donc, d’un côté la masse des demandeurs d’emploi explose, il n’y a pas que les chômeurs, dont le chiffre de 3,5 millions cache le désespoir de tous les demandeurs de travail, les exclus du système, les temps partiels, les sous-payés, les en formation, les saisonniers, etc…C’est à dire plutôt 7 à 8 millions de précaires, victimes du manque d’emploi, détruit par la modernisation, machines et bas-salaires dans les pays sous-développés. A cela deux réponses, disparition des 35 heures, et retard de l’âge à la retraite, il faut travailler plus longtemps. Quelle aberration. Comme le travail devient plus rare il faut le partager et donc réduire et la durée quotidienne, hebdomadaire, du travail ainsi que la durée d’activité pour partir plus tôt à la retraite.

« Trop cher » clament les capitalistes ! Alors que la richesse produite augmente d’année en année pour le seul profit du capital, ceci leur semble tout à fait normal de licencier et de précariser les salariés.Toujours plus est leur crédo.Tout est orchestré dans ce sens, regardez des émissions telles que « C’ dans l’air » chez Yves CALVI vous trouvez toujours les mêmes spécialistes de l’économie et des finances, il n’est jamais évoqué des liens qu’ils entretiennent avec ce monde de la finance, qu’ils défendent au nom de la doctrine néo-libérale. Dernièrement l’un affirmait doctement, le travail va manquer de plus en plus, il faudra que les salariés acceptent de gagner moins pour avoir du travail. A quand le salarié qui paiera pour avoir le droit au travail …

Alors que les richesses des classes privilégiées ne font qu’augmenter, la France et les pays dit  » développés » sont de plus en plus riches. La technique ayant permis d’augmenter la productivité de façon spectaculaire, il est donc normalement possible de réduire le temps de travail des salariés afin de permettre à un nombre plus important de personnes en recherche d’emploi de se mettre au travail et de regagner leur dignité ! La diminution du temps de travail va dans le sens du progrès et de l’histoire, mais le gouvernement, suivant les propositions du Medef, s’entête à proposer des solutions qui sont la réduction des droits des travailleurs !

La soi-disant lutte pour l’emploi justifie tous les renoncements, tous les reniements …
La réduction de la protection sociale, des services publics, l’aggravation des inégalités et de l’écart entre les revenus du travail et du capital, au bénéfice des seconds évidemment, et bien sûr la mise au rencart de l’écologie (pas de sortie du nucléaire en vue, incitation au développement du transport par car plutôt que par train, autorisation de nouveaux OGM) ;  pire encore, on vide la démocratie de son sens : il n’y aurait plus qu’une politique possible ; les gouvernements nationaux s’effaçant derrière une technostructure européenne non élue !

Ce n’est pas d’un gouvernement de soumission dont nous avions besoin, mais d’un gouvernement ayant le courage de résister aux pressions et aux dogmes libéraux. Il aurait fallu un peu de courage et d’originalité de pensée, et ne pas se servir du contexte de crise pour imposer toutes les régressions sociales voulues par des dominants, jamais rassasiés. Non, ce n’est pas de ce gouvernement dont nous avions besoin… Et si cette politique réussit à rassembler la majorité de ceux qui pensent être de gauche, alors c’est que Valls a réussi au delà de ses espérances et que la gauche n’est plus que résiduelle.

Yan HAMARD en baladant sur le blog de G.Filoche

Et aussi : mythe et parabole

« Laissez les chiens de l’empire aboyer, c’est leur travail. Le nôtre, c’est de se battre pour achever la véritable libération de notre peuple »… Hugo Chavez

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