La France croule sous le poids de ses 600 000 élus

La France n’a pas de pétrole, mais elle a des élus, beaucoup trop d’élus rappelle le Cri du Contribuable. Avec 600 000 élus en France, c’est quasiment 1% de la population qui est concernée (record mondial), mais l’ensemble de la population qui en paye les frais.

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PPS RETRAITES

Le niveau des retraites dépend avant tout de la richesse produite et non pas du nombre de salariés. Compte tenu des gains énormes de productivité obtenus ces dernières années, de l’optimisation des moyens de production, on produit plus avec moins de personnel. Certaines entreprises ont doublé leur bénéfice avec 30% de personnel en moins. Le niveau des retraites ne doit donc pas dépendre du nombre d’actifs.

Cliquez sur le lien ci dessous et faites suivre….

RETRAITES

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LA FRAUDE DES MOTS

Si  les  mots  ont  un  sens,  leur  mauvaise  utilisation  peut  nuire  gravement  à  la démocratie.  La  manipulation  du  langage  est  une  constante  de  tous  les  régimes totalitaires. Cela leur permet de changer le monde à leur avantage. Aucun mot n’est anodin, surtout utilisé par des spécialistes en communication.

Pour faire croire que dans une entreprise tout le monde est logé à la même enseigne, on ne parle plus de salariés mais de : «collaborateurs». Bien sur parfois il arrive que l’on  soit  obligé  de  se  séparer  de  ses  collaborateurs,  lorsque  par  exemple  les actionnaires demandent plus de dividendes, pardon, lorsque que l’on veut consolider l’entreprise pour lui permettre d’affronter la concurrence.

On  licencie  moins  (bien),  on  restructure  (pas  bien).  Les  «restructurations»  sont obligatoires  pour  faire  face  aux  défis  de  notre  temps  :  c’est  à  dire  une  meilleure exploitation des salariés. On se sépare donc d’une partie de ses collaborateurs, et pour ceux  qui  restent  on  négocie  «la  flexibilité»,  que  l’on  peut  traduire  par  la  mise  à  la disposition de l’employeur, ce que l’on appelait autrefois exploitation patronale.

Il faut aussi améliorer la «communication», c’est à dire intensifier la propagande du MEDEF  via  le  gouvernement  et  les  différents  médias  pour  baisser  «les  charges patronales»,  autrefois  dénommées  cotisations  sociales  patronales.  Faire  comprendre aux  salariés  que  leurs  «acquis  sociaux»  doivent  être  supprimés  pour  faire  face  aux difficultés  de  l’entreprise  et  affronter  la  mondialisation.  En  clair  pour  rémunérer grassement les actionnaires avec des stocks options, des bonus et des parachutes dorés.

Répéter inlassablement que les caisses sont vides que «l’état providence»ne peut pas tout.  Mais  peut-être  devrions  nous  plutôt  parler  d’état  re-distributeur,  ce  qui  sous-entend que s’il y a redistribution c’est qu’au départ il y a des inégalités. Et l’on retombe sur l’épineux problème du partage des richesses. Et comme la redistribution ne se fait que dans un sens, il faut en conclure que la providence ne se fait que pour une poignée de privilégiés proches du pouvoir, pour lesquels les caisses ne sont jamais vides !

Pour  faire  avancer  le  pays  nos gouvernants   parlent  constamment  de  «réforme  de l’état», que l’on peut traduire par destruction des services publics. Ceci dans le but de brader  la  santé,  l’éducation,  l’énergie  …  aux  entreprises  des  amis  choisis  par  le pouvoir. Ces entreprises auront des collaborateurs, et pour améliorer la rentabilité on effectuera des restructurations. La baisse des charges et la flexibilité ne suffisant pas, l’État  providence,  qui  fonctionne  très  bien  pour  eux,  viendra  à  leur  secours,  et  le contribuable mettra la main à la poche. Le public finance le privé !

Il faut sortir le pays de «l’immobilisme», attention ne pas croire que l’on parle de ces familles qui sont aux affaires depuis des générations. Non, on parle de ces millions de travailleurs qui après de difficiles luttes ont réussi à améliorer leurs conditions. Cela n’a jamais plu à une droite revancharde.

Après  toutes  ces  réformes  vous  avez  de  grandes  chances  de  vous  retrouver  au chômage, c’est à dire en «période d’inactivité». Et là vous risquez de culpabiliser car qui dit inactif dit un peu fainéant. Mais le bon coté de la chose, c’est que même si vous êtes  au  fond  du  trou,  que  vous  devenez  un  déchet,  sachez  que  maintenant  avec  le parler écologique on «valorise les déchets»

«Lorsque les mots perdent leurs sens, les gens perdent
leur liberté»………CONFUCIUS

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POLICE, PERSONNE NE BOUGE !

J’ai un super boulot, je passe mes journées à draguer les filles. Je déambule dans la voiture de service, coté passager, le bras à la portière, ray-ban et chemise entrouverte. Ce que j’adore, c’est doubler les voitures qui respectent les limitations de vitesse. Tu les toises du regard, tu te sens supérieur, c’est toi le boss, t’es un winner ! C’est comme quand un feu rouge est trop long, un coup de sirène et tu le grilles, et les autres restent comme des cons à attendre le feu vert.

A Strasbourg, pour le sommet de l’Otan, on se faisait chier. Nous étions postés sur un monticule de terre surplombant les manifestants qui défilaient au dessous de nous. A un moment, un gars d’une autre unité a ramassé une pierre et l’a jetée sur les manifestants, ça a été le signal, nous les avons canardés comme des malades. C’est moi qui tire le mieux, j’ai eu deux «pétasses» en pleine tête !

J’aime bien les manifs, on se déguise en manifestants, et on casse des vitrines. On tire même des bouteilles sur nos collègues qui sont en uniforme et qui n’attendent que ça pour charger sur tous ces dégénérés qui hurlent des slogans. Parfois, c’est compliqué parce que ce sont des mecs de groupes d’extrême droite qui viennent foutre le bordel, et eux on n’a pas le droit de les cogner, il faut les laisser se tirer. Heureusement il y a des codes pour les reconnaître.

La nuit quand on fait des contrôles, on connait les endroits ou des occasionnelles font des passes pour boucler les fins de mois. Elles n’ont pas de souteneurs, alors on se fait un petit extra. De toute façon elles ne vont pas porter plainte ! Parfois en plus de baiser à l’œil, on leur soutire un peu de pognon, le super pied ! Le soir on aime bien contrôler des jeunes qui rentrent seuls, le jeu c’est de les secouer et les insulter jusqu’à ce qu’ils pètent un plomb. Alors là c’est gagné, hop, une garde à vue ! C’est facile de remplir ses objectifs!

Quand il y a des embouteillages, on met le gyrophare, deux collègues descendent de la voiture, font garer la populace et en avant. Nous on passe, les autres se démerdent. Dans les quartiers, ils nous aiment pas, nous non plus, mais s’ils sortent de leur territoire alors là on rigole : contrôles, mises à terre, clefs de bras, crachats, insultes, c’est nous les plus forts ! Après, il suffit de dire que des jeunes ont lâchement agressé des forces de l’ordre et le tour est joué : le 20H en fait sa une !

La journée, quand on croise une autre patrouille, on s’arrête pour discuter, parfois en plein rond point. On se gare à l’arrache, et personne n’ose rien dire. Les gens ralentissent, ils ont peur. Personne ne l’ouvre, j’aime ça. Et si quelqu’un fait le malin, on le contrôle et on le verbalise.

Tout a basculé, lorsque j’ai eu besoin d’argent pour payer mes dettes de jeux, et oui je dépense plus que je ne gagne. J’ai décidé de me faire une banque, je suis pas plus con qu’un autre. Le jour «j», j’enfile ma cagoule, j’entre dans la banque, je sors mon flingue et je crie «police, personne ne bouge». Putain de merde, en plus c’est la voiture de service que j’ai garée devant la banque. J’ai dû trop fumer hier soir, pourtant je le sais: la fumette après la coke et le whisky, c’est pas bon!

«La question n’est pas de savoir pourquoi il y a des gens qui jettent des pierres sur la police, mais de savoir pourquoi il y en a si peu»…….W. REICH (1897-1957)

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Les services publics, un modèle de société…

que le gouvernement Macron Philippe menace un peu plus au profit de l’oligarchie, au détriment du plus grand nombre.

Par Jacques Cotta • Actualités • Dimanche 08/10/2017 • 0 commentaires  • Lu 125 fois •

Alors que le ministre de « l’Action et des comptes publics » va lancer les « états généraux de la fonction publique » dans les semaines qui viennent, dans le but de « consulter les syndicats » pour revoir « le statut des fonctionnaires », « les salaires » et « l’externalisation des missions », Emmanuel Macron a personnellement donné le ton. En plein débat sur les ordonnances destinées à détruire le code du travail, le président de la république et le gouvernement mettait sur l’ouvrage le dossier de la SNCF et des cheminots. Les termes ne sont pas nouveaux. « Implication », « politique du résultat », « évaluation », « reconnaissance du mérite contre les avantages acquis », « individualisation du revenu », « privilèges » … Derrière la façade « réformatrice », c’est la liquidation qui est à l’ordre du jour, liquidation du statut, de la fonction, des postes. Dans les quinquennats précédents, les présidents Sarkozy et Hollande ont respectivement mis en œuvre la RGPP et la LOFT censées diminuer le nombre de fonctionnaires et imposer au détriment du service rendu une politique du chiffre et du rendement. Avec les dernières primaires, leurs adeptes se sont lâchés. François Fillon préconisait la suppression de 800 000 postes, puis 500 000, nombre auquel se ralliait Bruno Le Maire. Et Macron 120 000. Mais la question n’est pas comptable. Il s’agit d’abord de la possibilité pour l’état d’assurer un minimum de liens, de vie aux citoyens en tous lieux du territoire. Il s’agit de respecter les principes qui nous fondent d’égalité, de solidarité, de liberté, de fraternité et de laïcité. Moins d’écoles, moins d’hôpitaux, moins de postes, moins de trains, moins de… représentent autant de difficultés insurmontables pour ceux qui en ont le plus besoin. Mais il y a plus grave. Derrière cette politique constante alignée sur les diktats de l’union européenne, c’est une conception de la vie qui s’affirme, celle du chacun pour soi et du tous contre tous, celle qui ne peut profiter qu’aux fortunés au détriment du plus grand nombre. Dans deux de mes livres « Qui veut la peau des services publics[1] » et « Un CDD sinon rien[2] », je reviens sur ces enjeux qui tracent une frontière indépassable et qui donnent l’importance des mobilisations pour la défense et l’extension des services publics. Un peu d’histoire notamment pour venir au secours du bien commun. En voici ici quelques extraits.

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*     *

 

L’origine du statut est éclairante à deux titres au moins. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le statut des fonctionnaires se veut un garde-fou démocratique contre les dérives inscrites dans l’histoire de France. Il est en effet issu d’une volonté politique du conseil national de la résistance contre l’attitude d’une partie de la haute fonction publique, notamment du conseil d’état et de la magistrature, qui durant la période d’occupation s’est soumise aux ordres collaborationnistes de Vichy[3]. Ensuite, contrairement à l’idée reçue, les syndicats[4] sont alors opposés au statut au profit de conventions collectives, car ils craignent d’être mis sous domination de l’état. La spécificité du statut impose en effet par voie législative et réglementaire les conditions de rémunération, d’emploi et de promotion des fonctionnaires. Le fonctionnaire, contrairement au fonctionnement théorique du privé, n’est pas dans le cadre d’un contrat révisable, négociable, mais soumis aux aléas du politique qui peut changer la loi. Les avantages de la fonction ne constituent pas pour le fonctionnaire des droits acquis. Le statut des fonctionnaires n’accorde par définition aucun des privilèges si chers au monde de l’entreprise. Derrière les condamnations qui visent les fonctionnaires et leur statut, c’est la fonction publique en tant que telle, les services publics, qui sont visés, c’est en définitive l’état comme outil collectif incarnant la défense du bien commun susceptible d’imposer des contraintes, même de façon mesurée, aux intérêts privés.

La remise en cause du statut des fonctionnaires est aussi une remise en cause directe de nos principes républicains d’où sont issus les fameux « privilèges » si souvent dénoncés. D’abord le principe d’égalité fondé sur la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789[5] qui indique que « tous les citoyens étant égaux… sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités, et sans autre distinction que celles de leurs vertus et de leurs talents ». C’est le concours qui permet à chaque citoyen d’accéder à la fonction publique, et non les accointances, le « piston », le favoritisme, ou tout simplement la « tête du client ». Ensuite le principe d’indépendance du fonctionnaire qui signifie que les fonctionnaires ne sont pas tenus de faire acte d’allégeance au pouvoir en place, mais de « servir avec loyauté ». Ils doivent être protégés des pressions du pouvoir politique, comme des pressions des administrés. C’est pourquoi ils ont la sécurité de l’emploi, les garanties statutaires, le principe de la carrière, la séparation du grade et de l’emploi qui permettent d’assurer cette indépendance. Là encore, point de privilège, mais seulement les conditions indispensables à la fonction. Enfin le principe de responsabilité, lui aussi issu de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen[6] qui indique que « la société a droit de demander des comptes à tout agent public de son administration ».

(….)

Ainsi, c’est la force potentielle des six millions de fonctionnaires et travailleurs sous statut des entreprises publiques qui inquiète. Ils représentent plus du quart de la population active et constituent un môle de résistance à la logique dévastatrice d’une économie de marché ouverte régie par la loi de « la concurrence libre et non faussée ». C’est en cela que le statut de fonctionnaire qui unifie encore des millions de salariés au service de l’intérêt général et non des intérêts particuliers est insupportable aux « libéraux » qui font de la concurrence et de la sélection leur obsession. Le statut de la fonction publique doit d’autant plus disparaitre aux yeux des partisans de la déréglementation tous azimuts qu’il constitue un verrou sur la voie du démantèlement de la « république sociale[7] » inscrite dans l’article 1 de notre constitution[8].  En en faisant une cible, ils cherchent en fait une « revanche » sur l’histoire, un retour en arrière qui tire un trait sur les périodes de grandes conquêtes sociales, 1936, les années d’après-guerre, et aussi la période des années 1980 durant lesquelles sous l’impulsion d’Anicet Le Pors, la fonction publique a trouvé un nouveau souffle.

Au lendemain de la victoire de l’union de la Gauche et de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la république, les lois de décentralisation dites « lois Deferre » donnent aux collectivités territoriales une série de missions relevant de l’état et entrainent donc un transfert important de fonctionnaires vers les départements[9]. C’est ainsi qu’en réponse à cette situation nouvelle, le statut de 1946 est conforté, étendu, renforcé, en couvrant l’ensemble des agents publics que l’on pouvait considérer comme des fonctionnaires, c’est-à-dire les personnels de l’état, des collectivités territoriales, et des services hospitaliers. La mobilité entre la fonction publique d’état et la fonction publique territoriale est posée comme une garantie fondamentale. Le droit de grève est inscrit explicitement. Les organisations syndicales sont désignées comme négociatrices auprès des pouvoirs publics et des droits syndicaux sont étendus[10]. C’est aussi cela que les opposants au statut veulent remettre en cause.

(…)

Concernant la rémunération des fonctionnaires, le gouvernement veut en accentuer « l’individualisation », afin de tenir compte « du mérite, de l’implication, de l’expérience, des résultats », ce qui nécessite une « évaluation » des fonctionnaires sur des critères imposés qui ne correspondent souvent plus à l’intérêt général mais à des impératifs politiques ou économiques qui lui sont étrangers. Comment évaluer le mérite d’un policier ? D’un juge ? D’un enseignant ? Par des statistiques ? Par le nombre de PV ? le nombre d’incarcération ou au contraire de mises en liberté ? Par le pourcentage de reçus au baccalauréat ?  Mais que dire de la mission, des contenus, de l’éthique qui préside normalement à la fonction ?

(…)

De façon générale, la remise en cause du statut à travers « l’individualisation des rémunérations » conduit à transformer les fonctionnaires en « auto-entrepreneurs » obnubilés par le chiffre, par l’obtention de résultats individuels. D’ailleurs, tout logiquement, le chef de l’état préconise la possibilité pour les « nouveaux entrants » dans la fonction publique « de choisir entre le statut de fonctionnaire ou un contrat de droit privé négocié de gré à gré ». La « culture du concours » et « la notation » sont critiquées. Enfin il est proposé de donner la possibilité à tous les fonctionnaires de « quitter la fonction publique contre un pécule » et de faciliter « la mobilité dans le secteur privé ». Les notions d’impartialité et d’imperméabilité aux intérêts privés garanties normalement par le statut disparaissent. Le signal est donné avec l’accord de la CFDT, de la CFTC et de l’UNSA d’un déroulement de carrière dans la fonction publique qui s’apparente plus à la gestion de l’emploi qui existe dans le secteur privé qu’à celle qui est régi par l’existence du statut.

Ouvertement, le chef de l’état demande que « les corps » de la fonction publique soient relativisés[11]. Derrière les termes administratifs qui semblent compliqués, il s’agit là d’une attaque directe, explicite, contre le statut des fonctionnaires. En France en effet, la fonction publique d’État, c’est-à-dire l’ensemble des fonctionnaires travaillant dans les administrations et organismes publics à caractère administratif de l’État, est divisée en corps correspondant à des statuts, attributions et grilles de paie précis. Ces corps sont eux-mêmes divisés en grades ou classes. S’il existe de nombreux corps, souvent mis en avant pour expliquer les difficultés de moderniser la fonction publique, seuls quelques dizaines concernent la grande majorité des fonctionnaires[12].  Chaque corps possède un statut particulier qui permet son fonctionnement, chaque statut particulier étant rattaché au statut général de la fonction publique. La relativisation d’abord, la suppression ensuite des différents statuts particuliers aboutirait à l’explosion du statut général et de la fonction publique telle que nous la connaissons et en bénéficions.

(…)

Évidemment, toutes les atteintes au statut détruisent les valeurs intrinsèques de l’engagement des agents publics, leur fonctionnement en réseau et en équipe, et diminuent la confiance dans les fondements de la république.

(…) Avec la diminution des moyens, les citoyens dans leur ensemble sont les premières victimes de l’atteinte au statut de la fonction publique qui en dénature ou en impuissante les missions.

(…)

Ainsi, la remise en cause du statut général de la fonction publique, la fusion des corps et la destruction des statuts particuliers, la réforme générale des politiques publiques annoncent des temps difficiles pour les fonctionnaires bien sûr, mais aussi et surtout pour la collectivité. D’autant que dans cette voie, l’imagination est sans limite…

 

Jacques Cotta

Le 8 octobre 2017

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MACRON : Les dessinateurs sont déjà au taquet !

Bonjour a tous ,

Je ne sait pas mais a moi sa me plait , c’est de la vérité vrai, cliquez sur le lien  et dite moi ce que vous en penser.

Les dessinateurs sont déjà au taquet !

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Alstom-Siemens ou la volonté consciente de détruire l’industrie française…

. Lorsque Macron vend le patrimoine français

Par Jacques Cotta • Actualités • Mercredi 04/10/2017 • 0 commentaires  • Lu 5 fois • Version imprimable


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Quelques jours seulement après l’affaire Alsthom – Siemens qui durant une petite journée aura défrayé la chronique, il n’est plus question dans le débat public de ce qui pourtant aurait dû être considéré comme un événement de première importance. Le silence qui s’est abattu est à la hauteur du dérangement causé dans les hautes sphères politiques et économiques. En effet, l’affaire Alstom est démonstrative d’une politique consciente qui vise la liquidation de notre industrie. L’affaire Alstom est de plus annonciatrice d’une débandade généralisée qui malheureusement dépasse la seule industrie ferroviaire.

Des faits transparents

A en croire la version officielle, Alstom Siemens, deux champions du ferroviaire, seraient donc destinés à unir leurs forces pour donner naissance à un champion européen pour le train, le métro ou encore la signalisation, susceptible de concurrencer le chinois CRRC, premier mondial du secteur. Tout y est, des arguments apparemment de bon sens, pour tenter de convaincre du bien-fondé de la « fusion ». Mais les faits sont tout autres.

Officiellement le mariage serait équilibré. Le modèle suivi serait celui d’Airbus, une véritable réussite européenne, reconnue par tous, souverainistes compris. Un airbus du rail, qu’y aurait-il donc à redire ? Si cela était vrai, il faudrait en effet féliciter l’initiative. Mais la « fusion » Alstom-Siemens n’a rien à voir avec cela.

Airbus était un groupe à parité égale entre français et allemands. Une parité préservée au niveau du capital avec le développement de l’entreprise. Le parallèle avec Airbus pourrait être sérieusement tenu si l’état français était maintenu comme actionnaire de poids aux côtés des allemands. Mais il n’en n’est rien. L’Elysée soutient en effet la fusion, mais le gouvernement français se retire. Ainsi, Siemens apporte des activités ferroviaires payées en actions et s’affirme de fait comme l’actionnaire de référence. Siemens aura les clés de la bourse et donc décidera de la stratégie économique et industrielle.

Les apparences ne peuvent faire oublier cette réalité.

  • « Le siège sera en France », une preuve d’intelligence et de savoir vivre des allemands qui pourront ainsi joindre l’utile –la prise d’Alstom- à l’agréable –des visites à Paris pour venir prendre des décisions conformes aux intérêts des actionnaires.
  • « Le premier PDG sera français », la preuve que dans le domaine économique et industriel, on trouve aussi des « collabos » serviles de bonne volonté.
  • « Les ouvriers français auront du boulot », dans un avenir proche en Allemagne dans le meilleur des cas. Ils pourront toujours user de la flexibilité et à terme faire preuve de mobilité.

Et la majorité du capital revient à siemens, qui donc aura le dernier mot pour décider. A terme, cette entreprise qui décidemment n’a rien de commun avec un « airbus du rail », se retrouvera naturellement sous pavillon allemand. Le sort qui attend Alstom est celui d’Alcatel avec Nokia, des chantiers navals avec Fincanteri (un airbus de la mer sans doute), ou de la branche hydro d’Alstom avec General Electric.

Déjà se profile la suite. Les appétits sont aiguisés. Pourquoi pas Airbus –le vrai- passant sous pavillon allemand comme l’agence spatiale européenne ? Cette réalité économique s’inscrit dans une réalité politique, et démographique, avec laquelle il est difficile de tricher. Les allemands sont un peuple vieillissant dont l’objectif est le paiement des retraites qui impose une stabilité monétaire et un euro à un niveau contraire aux intérêts du travail, et une rentabilité du capital contradictoire aux intérêts élémentaires des travailleurs.

Macron, l’UE, et la souveraineté nationale

Ainsi tous les arguments selon lesquels la désindustrialisation de la France serait une simple fatalité contre laquelle il n’y aurait plus rien à faire se trouvent mis à mal. Et c’est sans doute cela la leçon principal de l’abandon d’Alstom. La désindustrialisation est le produit d’une politique consciente qui au nom d’intérêts du capital financier fait du travail sa première victime. Le service des actionnaires, des banques et des puissances financières est contradictoire avec l’intérêt général. Il est commun d’entendre l’argument selon lequel nous ne pourrions éviter les méfaits de la mondialisation car nous ne savons plus fabriquer ce qui se fait ailleurs. Outre le fait qu’on peut toujours si on le décide prendre le chemin inverse et refabriquer ici ce que nous avons fait durant des décennies, cette difficulté est le produit des décisions politiques qui ont été prises depuis les années 70 par tous les gouvernements, de « gauche » comme de « droite ».

Les propos gouvernementaux ne peuvent cacher la responsabilité actuelle du gouvernement Macron Philippe. Sylvie Goulard, ex collaboratrice de Romano Prodi à la commission européenne, ex ministre de Macron avant que les déboires de Bayrou et de ses amis ne la poussent vers la sortie, se vante d’avoir « inspiré Emmanuel Macron sur sa politique européenne ». « Notre économie est trop faible… Il faut savoir changer de terrain de jeu… Le vrai terrain est celui de l’union européenne… Il faut donc construire une souveraineté européenne ».

Voilà donc le cœur du problème, celui de la souveraineté. La « souveraineté nationale » serait une notion archaïque lorsque la « souveraineté européenne » serait preuve de modernité. Outre l’absurdité de la notion même de « souveraineté européenne » dans un cadre où il n’existe ni peuple européen –mais des peuples distincts qui ont leur histoire propre en Europe- ni de nation européenne –mais des nations en Europe- la souveraineté européenne à l’image d’Alstom Siemens montre son véritable contenu. Il s’agit de la souveraineté des actionnaires et des intérêts privés au détriment des peuples qui se retrouvent asservis et contraints.

La seule voie cohérente que dégage l’affaire Alstom, contre la soumission à l’Union Européenne et à la dictature des marchés, et celle précisément de la souveraineté des nations libres, décidant de coopérer librement entre elles, dans le sens d’un intérêt partagé. C’est ce que dégage Airbus, et c’est contre quoi la liquidation d’Alstom vient se dresser, montrant à l’occasion les talents du chef de l’Etat, Emmanuel Macron, en tant que représentant de commerce et vendeur des intérêts et du patrimoine français à l’étranger.

Jacques Cotta
Le 3 octobre 2017


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