La France croule sous le poids de ses 600 000 élus

La France n’a pas de pétrole, mais elle a des élus, beaucoup trop d’élus rappelle le Cri du Contribuable. Avec 600 000 élus en France, c’est quasiment 1% de la population qui est concernée (record mondial), mais l’ensemble de la population qui en paye les frais.

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Stopper la finance ! Voilà l’urgence ! …

Mille milliards de dollars » mets en évidence la nouvelle mais déjà impressionnante puissance des multinationales.Il décrit avec précision les mécanismes de direction et les critères de gestion de ces monstres transnationaux, à travers l’une d’entre elles, la «GTI». Ce nom d’emprunt pourrait être celui de Général Electric, General Motors…Avec raison, ce film insiste sur son principal critère de gestion, le ROI (Return On Investissement). Le président de GTI annonce dans sa brève allocution annuelle : chaque dollar investi dans GTI en a rapporté trois. Malheur aux directeurs de filiales qui ne remplissent pas leurs objectifs, malheur à ceux qui se dressent sur leur chemin. A travers l’activité de cette multinationale en Allemagne et aux États Unis durant la seconde guerre mondiale, dans le secteur de l’armement,Le réalisateur met en évidence qu’ils sont prêts à tout pour réaliser leur profit.

1982 est, aussi, l’année d’une intense discussion au sein du premier gouvernement Mitterrand, élu en mai 1981, sur la question « faut-il oui ou non quitter le SME ? (serpent monétaire européen) L’appartenance au SME signifie le respect des règles communes aux pays membres de l’Union Européenne c’est à dire notamment celles inscrites dans le traité de Rome de 25 mars 1957. La perte de souveraineté dans le domaine monétaire y est consacré dès cette date de 1957 notamment par les articles 9 (interdiction de droits douaniers), 110 (suppression de toute restrictions aux échanges internationaux), 67 (Liberté total de circulation des capitaux), l’article 92 (interdiction de toute aide d’Etat, quelqu’en soit la forme, en faveur d’une entreprise ou d’une production sis sur le territoire national)… Rejoindre le SME se traduit, pour cet Etat membre, de l’abandon de la conduite de la politique monétaire nationale. Malgré la gravité de ces règlements européens, le gouvernement Miterrand décida de rejoindre le SME. La suite n’est que trop connu. plan de rigueur, cascade ininterrompue de mesures d’austérité pour le travail, et de facilités pour les actionnaires.

Un des résultats de cette politique de dérégulation/déréglementation qui va frapper tous les pays est l’annonce, en cette fin d’année 2017, de mille milliards de dollars d’augmentation de la fortune des cinq cents plus riches du monde. (selon le classement établi par le cabinet Bloomberg).

Mille milliards de dollars, c’est quatre fois les gains de 2016, témoignant de la poussée spéculative qui a saisi tous les marchés financiers. Jeff Bezos est devenu l’homme le plus riche du monde, sa fortune ayant augmenté dans l’année de 34,2 milliards, soit un gain de 65 000 dollars par minute. Pour nous, salariés, si nous nous reportons à notre fiche de paie, le taux de base usuel définissant notre salaire est le taux horaire. Chacun peut donc comparer son taux horaire à ce gain de 65 000 dollars par minute après, bien sur, l’avoir multiplié par 60!

Les actionnaires américains continuent de dominer ce classement. Concernant la France, dans les trente premiers, figurent trois actionnaires de ce pays. Toutes les places boursières du monde entier affichent des résultats spectaculaires. Le CAC 40 indice de la bourse de Paris, ne fait pas défaut et trente ans après sa création en 1987, les autorités peuvent annoncer que malgré une très faible croissance économique(+1% par an depuis 2011), le rendement annuel des dividendes, sur la même période, place la bourse de Paris en troisième position en Europe.avec plus de 9%.

Quelles sont donc les raisons de ces résultats financiers exceptionnels?

Nul ne les trouvera dans l’activité économique elle-même. Une fois de plus est démontré que le rendement annuel des capitaux placés dans les entreprises cotées en bourse a une relative autonomie vis à vis de l’économie de production, la source est essentiellement la spéculation. Il suffit d’ailleurs de constater qu’aujourd’hui les cinquante premières sociétés transnationales sont des banques. Contrairement à la fable servie régulièrement par les «experts» économiques qui hantent les plateaux des médias, les places boursières ne sont pas le lieu de rencontre entre les détenteurs de capitaux, investisseurs potentiels, et des entreprises à la recherche de ces capitaux investisseurs. Ce sont tout simplement les lieux privilégiés de la spéculation financiers, orchestrée par les marches financiers. Ainsi seulement 2 à 3 % du total des capitaux en circulation concerne des échanges de marchandises. Il n’y a en apparence plus nécessité pour la création de la valeur de transiter par la production et la vente de marchandises. Mais en apparence seulement. La masse monétaire en circulation doit correspondre à la valeur monétaire globale des biens et produits réalisés dans les process de production. Chaque crise « monétaire » le rappelle. Il ne peut y avoir de développement artificiel de ces immenses capitalisations.Y compris ces mille milliards annoncés sont largement « fictifs » puisqu’ils ne représentent qu’une valorisation boursière à un instant donné et concernant ces annonces la multiplication des différents produits boursiers, en possession de chacun des 500, par leur valeur nominale au 31.12.2017. Que les 500 décident simultanément de vendre leur patrimoine boursier et « crac, boum, hue » comme dirait l’ami Jacques DUTRONC.

Depuis la décision unilatérale prise par les États Unis en 1971 de non convertibilité du dollar en or, ce sont les banques et les organismes de crédit privés qui créent la monnaie en circulation à l’échelle internationale. Cette création échappe aux États et permet aux fonds prives par leur fonction de créditeurs de réaliser d’immenses profits par le simple remboursement des prêts octroyés. Par exemple la France a elle même gagné, depuis l’ouverture de la crise en Grèce, neuf milliards d’euros représentant les intérêts du crédit accordé à la Grèce, dans le cadre de son plan de sauvetage. La nature des plans européens de sauvetage est nettement mis en évidence dans le livre de Frédéric Lordon «on achève bien les Grecs» (éditions LLL-2015.)

Tous les experts économiques bien pensants s’exclament devant ces records de rentabilités financiers, tout en déplorant pour certain des inégalités. Mais la gravité de la situation ne réside pas seulement dans le creusement des inégalités. Ces milliers de milliards transitent en quelques milli-secondes de place boursière en place boursière (Trading à haute fréquence).
A aucun moment ces gigantesques sommes ne sont investies dans la production, mais essentiellement dans la spéculation c’est-à-dire la captation des gains en dividendes dont l’origine sont les gains de la productivité et rachat des actions. Ces deux processus reposent pour le premier sur la réduction des coûts dont la source première est la destruction des emplois, pour le deuxième dans la destruction du capital par le rachat des actions.

Nous ne sommes pas seulement dans l’anti-chambre d’une nouvelle crise financière mais dans une crise économique systémique. La finance privée, malgré les obstacles rencontrés, a réussi à baisser le coût du travail dans le monde entier et fort de ces résultats est encouragée à poursuivre ces destructions.

N’est-il pas temps de réaffirmer que :

· la résistance à l’offensive actuelle du capital exige que la monnaie et sa circulation soient retirées des mains du privé

· cette prise du contrôle des banques & assurances nécessite le contrôle par les autorités publiques de la régulation/réglementation, fonctionnant en toute démocratie à l’intérieur des frontières nationales.

Denis Langlet
le 15 janvier 2018

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La destruction du baccalauréat et l’offensive générale contre l’école de la République

Il y a les mesures déjà actées et celles qui sont dans les tuyaux. Il est nécessaire de saisir la cohérence d’ensemble de cette opération de dynamitage de l’éducation nationale qu’organise le ministre Blanquer, mettant en application dans ce secteur la politique très cohérente du président de la république.

Blanquer avait averti dans une intervention devant l’association Sens Commun : il faut faire bouger 10 à 15% du système pour entrainer ensuite un bouleversement radical. Penseur de la droite, Blanquer (qui a occupé des responsabilités importantes quand Chatel était ministre) a élaboré son programme en liaison avec un club de la droite libérale, l’Institut Montaigne et en reprenant quelques-unes des idées de Darcos. Avec une certaine intelligence de la situation, il a commencé par flatter les professeurs en faisant mine de vouloir mettre un terme à la folie pédagogiste portée depuis plusieurs décennies par tous les ministères de droite ou de gauche. Lui qui, lorsqu’il était recteur de Créteil, avait inventé la cagnotte pour inciter les élèves absentéistes à retourner en cours, prétend vouloir restaurer l’autorité. À ce pédagogisme largement discrédité, il veut substituer les neurosciences qui sont chargées de transformer cet antique art de la transmission du savoir en une technoscience indiscutable. L’autre volet, le plus important et le moins connu est la transformation de la structure de l’éducation nationale, en donnant une large autonomie aux chefs d’établissements qui pourraient définir leur propre projet pédagogique et recruter eux-mêmes les professeurs. Du même coup, les établissements publics seraient insérés comme entités autonomes sur le marché de l’éducation et nous irions vers une privatisation de fait d’une bonne part de l’éducation nationale. Blanquer n’a jamais caché que son modèle était celui du Royaume-Uni. Voilà pour la ligne générale.

Mais nous n’en sommes pas encore là. Pour l’heure, c’est la réforme du lycée qui concentre l’attention et par la même occasion la réforme du recrutement de l’enseignement supérieur.

Premier temps : le remplacement d’APB par « Parcours-Sup ». Le système APB (admission post-bac) est accusé d’avoir entraîné le chaos conduisant plusieurs filières universitaires à choisir, faute de places suffisantes, leurs candidats par tirage au sort. Le système informatique APB n’était pour rien dans cette situation chaotique (qui n’a touché cependant que quelques milliers de candidats, soit à peine 0,5% du total). En fait, il n’y avait pas assez de place à l’Université parce que l’Université est le parent pauvre du système éducatif et que personne n’a anticipé les effets du « baby-boom » de l’an 2000 – ce qui était pourtant assez facilement prévisible. Bref, on a saboté le service public pour ensuite mettre en cause radicalement ses principes, c’est-à-dire le droit pour tout bachelier de s’inscrire dans la filière universitaire de son choix, le baccalauréat étant le premier grade universitaire (les jurys de bac sont d’ailleurs présidés par des universitaires). On allègue non seulement le trop plein mais aussi le niveau insuffisant des nouveaux étudiants qui se traduit par un taux d’échec important en première année de faculté. Quand on veut noyer son chien… À cela, on peut répondre, primo, que le taux d’échec en première année à l’université a toujours été important, surtout depuis qu’on a supprimé cette année de filtrage qu’était la « propédeutique ». Mais cela fait maintenant plus d’un demi-siècle ! Si on peut incontestablement admettre que d’assez nombreux étudiants n’ont pas le niveau souhaitable pour faire des études universitaires, la raison en est dans la course de type « plan soviétique » à la réussite au baccalauréat. On est à plus de 95% de réussite dans la filière S, ce qui signifie que le baccalauréat est « démonétisé ». Il y a bien toujours quelques élèves qui ratent le bac, mais c’est uniquement pour sauver les apparences d’un examen (comme les 5% qui ne votent pas pour le dictateur sont là pour donner l’illusion de la démocratie). En réalité, la suppression de facto des redoublements et la pression pour que tout le monde ait le bac, sont la cause immédiate de la situation dramatique de nombre d’étudiants complètement « largués » en première année. Au lieu de redonner de sa valeur au bac, au lieu de rétablir un haut niveau d’exigence intellectuelle dans les lycées, le ministre a décidé d’enterrer le bac – tout en affirmant qu’il fallait le remuscler – en instituant une sélection à l’Université, fondée sur les appréciations des professeurs des lycées et l’examen des dossiers par les universités, de telle sorte que les étudiants ne pourront plus entrer dans la filière de leur choix, mais devront aller en gros là où le système leur dit d’aller sur la base de dix vœux parmi lesquels il n’est plus possible d’établir de préférences. Dans ce dispositif, il est à noter que l’on demande aux professeurs de lycée de présélectionner les étudiants, d’indiquer que untel pourrait aller en médecine et que tel autre n’a pas le profil pour faire une classe préparatoire. En dehors de tout critère objectif, sur la base leur « intuition » les professeurs aurait barre sur l’avenir de leurs élèves. Beaucoup refusent d’assumer ce rôle exorbitant, qui n’est pas le leur. Sans parler des conséquences sur la vie des lycées : pressions parentales pour avoir de bonnes appréciations, pression de la hiérarchie, etc.

La deuxième est la réforme globale du lycée. Le ministre Peillon avait indiqué qu’il fallait faire sauter le triptyque « une classe, une discipline, un professeur » hérité de l’enseignement des Jésuites (sic). Plusieurs tentatives allaient dans ce sens depuis un bon moment : les groupes de niveau en langues, l’aide personnalisée, etc., mais cela ne touchait que les marges. Le projet en cours de rédaction se propose d’aller beaucoup plus loin. Il s’agit de faire éclater les filières et donc de supprimer les classes. En première, les élèves choisiraient deux dominantes et des options. En outre la semestrialisation permet d’envisager la situation où les élèves n’auraient par les mêmes professeurs dans la même discipline pour une année. L’examen qu’on appellerait encore « baccalauréat », réduit à 2 épreuves, se tiendrait à la fin du mois de mars de la terminale et ce sont ces résultats qui détermineraient l’entrée dans l’enseignement supérieur, la philosophie et un grand oral (une sorte de TPE revu et corrigé) complèteraient ce soi-disant baccalauréat – toutes autres « mineures » ou « options » étant évaluées par « contrôle continu ». Les grandes lignes du projet sont assez claires, seuls les détails restent à ficeler : combien d’heures d’enseignement à supprimer, quel poids pour les options ? Il y aura des concertations (pendant 15 jours) et l’affaire sera expédiée.

Plusieurs conséquences s’en déduisent. La première étant que l’importante part de contrôle continu fera que le baccalauréat ne sera plus un diplôme national et donc ne donnera pas les mêmes droits à tous suivant l’établissement où ils ont obtenu cet examen. Entre autres conséquences, cela percutera directement les conventions collectives de branche qui déterminent les salaires « plancher » en fonction d’une grille de qualifications reconnues nationalement, le baccalauréat étant aujourd’hui encore l’une de ces qualifications.

Deuxième conséquence : le système majeures/mineures privera le baccalauréat de sa valeur d’examen évaluant une culture générale et donc la suppression des filières aura pour conséquence directe de déterminer en bonne partie le parcours supérieur des élèves dès l’entrée en classe de première, sans vraie possibilité de bifurquer.

Troisième conséquence : le nouveau système permettra une « optimisation » des moyens qui dégradera sévèrement les conditions de travail des professeurs. La multiplication des couples de matières dominantes en lieu et place des filières permettra de remplir les salles de classe de manière optimale. Les matières qui ne figurent parmi les majeures pourraient fort bien voir leurs horaires réduits drastiquement. Mais les horaires de mathématiques sont eux aussi sérieusement menacés.

Bref, cette réforme du baccalauréat s’inscrit dans l’objectif général de diminution du nombre de fonctionnaires. Les coupes sombres dans les concours de recrutement des professeurs annoncent la couleur. Ajoutons que la semestrialisation des cours pourra s’accompagner de la mise en œuvre complète de l’annualisation du temps de travail des professeurs, selon un principe qu’avaient déjà posé les « décrets Hamon » de 2014. Un professeur pourrait faire 20 heures le premier semestre et 14 heures le second. On peut aussi imaginer que les professeurs dont l’enseignement se terminerait en mars ou avril pour l’année de terminale verraient leurs obligations de service révisées à la hausse pour 6 ou 7 mois qu’ils sont présents devant les élèves. Bref l’explosion du vieux lycée (dont la structure est de fait quasi inchangée depuis sa création) permettra au gouvernement de mettre en place une nouvelle « gestion des ressources humaines », fondée sur les principes ultra-modernes de précarité, flexibilité, mobilité et productivité. Gageons d’ailleurs que les neurosciences viendront opportunément compléter l’arsenal déployé pour en finir avec le métier de professeur, tel qu’on l’entendait encore jusqu’à aujourd’hui.

Il faut bien comprendre que tout cela ne tombe pas du ciel. Le gouvernement Macron-Blanquer peut s’attaquer avec une telle radicalité à l’un des piliers de l’institution scolaire parce que celle-ci est déjà vermoulue, parce que ses fondations ont été minées depuis plus de quatre décennies. La démocratisation (en fait l’application du plan Langevin-Wallon issu des projets du Conseil National de la résistance) s’est faite selon des modalités qui en ruinent le contenu. On a ouvert le secondaire à tous (et pas simplement aux enfants « bien nés ») mais en interdisant progressivement la transmission des savoirs, de la « grande culture ». Quand les enfants d’ouvriers ont commencé à peupler les lycées, nos dirigeants ont jugé qu’un enseignement au rabais, c’était toujours assez bon pour eux ! Quand Jospin fait adopter en 1989 une loi d’orientation qui stipule que « l’élève est au centre » et que « l’apprenant doit construire lui-même son propre savoir », il propose ni plus ni moins que la liquidation de la transmission. Toutes les « réformes » depuis 1989 sont des essais (souvent réussis, hélas) de mise en œuvre de cette « mère de toutes les réformes ». Donc s’il faut organiser la mobilisation la plus large pour bloquer la réforme du lycée et la destruction du baccalauréat, il est aussi absolument indispensable d’entreprendre une réflexion de fond sur la nature et les missions de l’école républicaine, car le simple retour à l’école Vallaud-Belkacem, à la situation de 2017, ne peut satisfaire personne. (voir ma conférence « Qu’est-ce qu’une éducation républicaine ? »)

Par Denis Collin • École • Dimanche 21/01/2018

Le 21 janvier 2018.

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Voici Ce Que Contient RÉELLEMENT Le Nutella. Vous Serez Dégoûté à Vie !

Voici Ce Que Contient RÉELLEMENT Le Nutella. Vous Serez Dégoûté à Vie !

Les pubs pour Nutella nous montrent donc souvent des bambins en pleine santé, mangeant avec gourmandise de grosses tranches de pain, (très) généreusement tartinées de Nutella. Le Nutella est vendu comme une simple « pâte à base de noisettes » qui ne contient ni colorant artificiel, ni conservateur. Que du bon, direz-vous ?! Eh bien non ! Le Nutella est tout SAUF une nourriture saine. En effet, un schéma récemment publié par le Centre de la consommation de Hambourg, en Allemagne, a dévoilé ce qu’un pot de Nutella contenait en réalité… et cela fait peur ! Regardez :

Découvrez l’astuce ici : https://www.comment-economiser.fr/voici-ce-que-contient-reellement-le-nutella.html

+ de 50% du Nutella est constitué de sucre

Rien qu’avec cette information, il y a de quoi en être dégoûté !

Alors qu’un pot de Nutella contient seulement 5 ingrédients (huile de palme, cacao, noisettes, lait écrémé en poudre et sucre), une énorme moitié est composée uniquement de sucre !

En effet, si on regarde le tableau nutritionnel sur l’étiquette, vous avalez 21 grammes de sucre pour 2 cuillères à café de Nutella (37 grammes de produit).

Cela montre bien qu’en réalité, plus de la moitié de sa composition est du sucre.

Tenez-vous bien car ça n’est pas fini !

De l’huile de palme cancérogène

L’huile de palme est l’autre ingrédient largement majoritaire dans un pot de Nutella. Or, c’est une matière grasse à la fois mauvaise pour l’environnement et pour la santé. En effet, elle serait ainsi la cause de certains cancers… Des noisettes, du cacao et du lait quasiment absents L’étiquette mentionne également que le Nutella contient « plus de 50 noisettes pour un pot de 400 grammes », du bon cacao et même du lait « bon pour les os ». En réalité, cela donne pour un pot de Nutella seulement 13% de noisettes, 7% de cacao et seulement 6% de lait écrémé ! Ferrero, l’entreprise qui produit le Nutella, communique ainsi sur le sujet : « Un des piliers des conseils nutritionnels de Ferrero est l’idée que les petites portions aident les gens à apprécier leurs nourritures préférées avec modération. L’étiquetage de tous nos produits permet ainsi aux consommateurs d’effectuer des choix éclairés et d’inclure le Nutella dans un régime nutritionnel équilibré. » On sent bien qu’ils ont du mal à le considérer comme un produit « santé », contrairement à ce qui est raconté dans les publicités à destination de nos enfants ! Donc, clairement, arrêtez de plonger votre cuillère dans ce pot de Nutella… Et essayez plutôt cette super recette de pâte à tartiner naturelle faite maison qui est délicieuse 🙂 Vous aimez cette astuce ? À découvrir aussi : Vous Aimez le Nutella ? 10 Pâtes à Tartiner Bio MEILLEURES Que le Nutella. La Recette Facile des Ferrero Rocher, Mieux que chez l’Ambassadeur. 4 326 VUES 298 PARTAGES par Katia le 09 Janvier 2018 Voir les commentaires L’Astuce Indispensable Pour le Drap Housse Qui Ne Tient Pas. L’Astuce Géniale Pour Agrandir des Chaussures en 1 Nuit ! non à monsanto Vous Souhaitez Éviter les Produits Monsanto ? Voici La Liste des Marques à Connaître. Le 04 Avril 2017 411K Partages liste courses facile à imprimer Enfin une Liste de Courses Facile à Imprimer Avant d’Aller au Supermarché. Le 21 Mars 2017 24K Partages raisins-sacs-congélation 27 Choses Que Vous Pouvez Congeler Pour Économiser du Temps et de l’Argent ! Le 02 Novembre 2017 57K Partages comment-economiser.fr > Conso & shopping > Voici Ce Que Contient RÉELLEMENT Le Nutella. Vous Serez Dégoûté à Vie ! PRODUIT MALIN Produit Malin : La Couverture Chauffante Pour Ne Plus Avoir Froid Au Lit. 37.99 € Ce que disent nos lecteurs image facebook userid 855083681230639 De Christine L. Merci pour toutes ces astuces… Lire l’astuce image facebook userid 752536301529212 De Elisabeth B. je le fais régulièrement, depuis longtemps, ça marche tou… Lire l’astuce image facebook userid 422013401315558 De Isabelle M. je les ai teste et ca marche!! merci!!… Lire l’astuce Lire + de témoignages >> MEILLEURS P’TITS TRUCS Du moment + partagés + vus Relevez le Défi Pour 2018 : 52 Semaines d’Économies. La Recette Maison du Spray Anti-Poussière. 41 Astuces Pour Votre Maison Qui Vont Vous Simplifier La Vie. 23 Astuces Ingénieuses Pour Vous Simplifier le Jardinage. Le Guide Pratique Pour Bien Associer les Légumes de votre Potager. 19 Remèdes BIZARRES Mais Qui Marchent VRAIMENT ! 43 Utilisations Étonnantes du Bicarbonate de Soude. 20 Super Activités Pour Occuper Vos Enfants Pendant les Vacances SANS Vous Ruiner. 63 Super Idées Pour Donner une Seconde Vie Aux Vieux Meubles. LA Recette de Galette des Rois à la Frangipane Super Facile à Faire. Voir le reste du Top 50 >>

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LREM : Les Retraités En Marche

Pris sur internet :

Et oui sans commentaire.   

Il va falloir fonder un parti : “Les retraités en marche” Le REM !!!!! > > > >

Les retraités doivent se défendre et, pour cela, il suffit qu’ils fassent la grève de leurs actions dans le bénévolat, ce gouvernement aura vite compris qu’ils sont indispensables à la nation et qu’ils méritent un peu plus de respect !

« Vent debout les retraités »

La Cour des comptes considère que l’objectif de rattrapage des revenus des retraités par rapport aux actifs est atteint. Elle propose donc dans son dernier rapport une hausse de leur imposition.

Revue des mesures proposées et de leurs gains escomptés.

Dans son dernier rapport sur la sécurité sociale, la Cour des comptes préconise de faire davantage participer les retraités à la solidarité nationale.

D’après la Cour des comptes, les différentes niches fiscales et sociales qui s’appliquent aux retraités représenteraient *un manque à gagner de 12 milliards d’euros pour l’État et la sécurité sociale*.

Or, les revenus des têtes blanches sont désormais légèrement plus élevés que ceux des actifs, et leur patrimoine beaucoup plus. Selon le président de la Cour Didier Migaud, les retraités sont dans une situation financière plus favorable que les actifs*, *notamment les jeunes*. » Et l’objectif de ces avantages, qui était de réduire l’écart avec les actifs, est atteint. »

Revue des mesures préconisées par la Cour des comptes :

Supprimer progressivement *l’abattement de 10% * alors qu’ils n’ont plus de frais professionnels (gain de *2,7 milliards d’euros*).

Supprimer progressivement *l’exonération des majorations de pensions pour les parents de 3 enfants* (gain de *800 millions d’euros*).

*Aligner le taux de CSG appliqué aux pensions de retraite sur celui des actifs*. Ce qui soumettrait les 7,9 millions (49%) de retraités aujourd’hui assujettis à une CSG de 6,6% à un taux de 7,5% (gain de *1,2 milliard d’euros*).

Les 585.000 particuliers employeurs de 70 ans et plus qui bénéficient d’une *exonération de cotisations patronales*, se la verraient supprimée (gain escompté de *380 millions d’euros*). *C’est vrai qu’un chirurgien, ou ingénieur, ou pilote d’avion en retraite est en situation plus favorable qu’un jeune actif qui bosse à la poste….. Voilà bien une injustice de taille*.

 

*Autre injustice, on a plus de patrimoine à 70 ans qu’à 30 ans… c’est dingue non ?*

C’est vrai aussi que les honteux retraités qui ont connu l’époque de travailler plus pour gagner plus, ( 48h hebdo et 3 puis 4 semaines de congés) et préparé leur retraite en économisant, sont has been en regard des 35h, 5 semaines de congés et RTT.

Mais c’est vrai aussi qu’il faut éviter de parler :

· Des sénateurs

· Des députés

· Des ministres qui ont la retraite, à vie, après 8 mois de ministère

· Des effectifs pléthoriques de ministres, de sénateurs, de députés et de fonctionnaires de l’administration territoriale de la France, régions, départements, arrondissements, cantons, intercommunalité et communes… sans parler de l’administration Européenne…

· Des régimes spéciaux

· De ceux qui partent à 50 ans et ceux qui partent à 65 ans

· De ceux qui partent avec 75% du salaire des 6 derniers mois, alors que d’autres partent avec 50 % du salaire moyen des 25 dernières années

Des députés européens qui ne paient pas un centime de CSG

Et…… Des présidents de la république en retraite 

Des journaleux chouchoutés par le pouvoir en place.

Ceux qui ne paient rien et reçoivent tout.

Et puis, il faut bien payer les RSA, CMU et tous les assistés venus d’ailleurs, *alors tout est bon pour trouver des coupables …*

Au passage ils sont loin d’expliquer les 12 ou 17 milliards du trou de la sécu (même pas foutus de savoir combien). D’une part, il n’y a pas de déficit, d’autre part si l’état payait la cotisation de ses fonctionnaires, nous serions « haut la main » en positif !

Bon courage pour l’avenir

Sont-ils devenus fous ? combien de temps les Français vont laisser faire cela ?

Le ridicule absolu.

FAIRE SUIVRE POUR NE PAS SE LAISSER FAIRE…

Du bon sens quand même …………

 

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La FI, cible de l’oligarchie qui tape parfois là où ça fait mal…

En cette fin d’année 2017, la FI a été sur le devant de la scène politique et médiatique, d’abord avec la conférence de Clermont-Ferrand des 25 et 26 novembre, ensuite avec « l’émission politique » de France 2 dont l’invité était le 30 novembre Jean Luc Mélenchon. Avec un minimum de recul, il est possible aujourd’hui de tirer quelques enseignements de ces évènements, notamment en ce qui concerne le traitement médiatique qui a été donné au président du groupe parlementaire de la FI à une heure de grande écoute. Le « Melenchonbashing » est de retour, semant parfois le trouble. Avant de revenir sur quelques arguments, balayons ce qui mérite de l’être.
Un traquenard
Trois points de vue méritent d’être analysés pour apprécier à sa juste valeur l’émission de France 2.

a/ le point de vue du principal intéressé.
Sur son blog, Jean Luc Mélenchon évoque un véritable « traquenard ». Il donne des faits indiscutables. Questions posées sur la politique fiscale de la FI qui reprend des chiffres erronés, présentation d’invitées « innocentes » en politique, dont la première est une ancienne tradeuse qui règle des comptes de famille avec son père Régis Debray, notamment sur le dos de l’Amérique latine et du Venezuela, dont l’autre est une patronne de PME dont le CV laisse paraître des engagements ultralibéraux, qui a réclamé à hue et à dia les grands reculs sociaux que le gouvernement Macron-Philippe est en train de réaliser, et qui comme si elle débarquait de nulle part, vient vanter la réforme des prud’hommes au nom de l’emploi, évidemment. Le tout agrémenté de questions sur la fortune personnelles de Jean Luc Mélenchon, comme s’il s’agissait d’un de ces rentiers du système qui sont par ailleurs toujours épargnés. Avec, cerise sur le gâteau, la présentation d’un reportage au « 20 heures » présentant des propos tronqués de l’invité… Traquenard, c’est peu dire.

b/ le point de vue du téléspectateur.
Il ressort de ce type d’émission un profond malaise. Malaise sur le fond –je vais y venir- mais surtout pour le téléspectateur sur la forme. Que l’on soit ou pas d’accord avec l’invité quel qu’il soit, Jean Luc Mélenchon en l’occurrence, il est odieux d’assister à un moment télévisé où la pagaille organisée est censée l’emporter. Pas un moment consacré à la réponse de l’invité. Pas une réflexion sur le fond. C’est la rapidité de la balle de ping-pong qui compte. L’idéal recherché est le clash, au nom d’un moment de télévision qui fera le buzz. Le déroulement même d’une telle émission accrédite l’idée que l’invité n’a pas de réponse, lorsque tout est fait pour qu’il ne puisse répondre. Cela le téléspectateur le sent, le ressent, et à sa façon a aussi le sentiment qu’il assiste à un traquenard qui n’a pas grand-chose à voir avec « l’émission politique » d’information annoncée.
Mais il y a plus. La séquence des « Muppets show » avec dans les rôles principaux Kouchner et Bruckner censés « débriefer l’émission » en l’absence évidemment de l’invité, dépasse toute imagination. Injure, mépris, avec la complicité de la présentatrice Léa Salamé, vient clore un bien triste soirée audiovisuelle qui ne devrait pas laisser indifférents les professionnels attachés à l’exercice de leur métier.

c/ le point de vue du professionnel.
Avec ce qui se veut être « l’assassinat » en direct de l’invité de la soirée, c’est bien la détérioration de la télévision et de l’image de ceux qui la font qui ressort d’une telle émission. « L’émission politique » se situe de fait dans le prolongement de la téléréalité qui a envahi les petits écrans. Si dans leur ensemble les journalistes sont à mille lieux de telles pratiques, celles-ci rejaillissent inévitablement en assimilant le plus grand nombre à la dérive politique, égotique et nombriliste de quelques-uns. Ceux-ci sont dans la recherche permanente du petit moment dont on parlera au détriment de tout appel à l’intelligence.
L’invitation de Jean Luc Mélenchon aurait dû avoir professionnellement comme seule cohérence l’exposé de ses positions, de son évolution, des raisons pour lesquelles il connaît sur un certain nombre de questions des inflexions, ses propositions pour l’avenir, de la réalité des capacités à gouverner dès maintenant… Les vrais sujets ne manquaient pas, et pourtant…. Ce qu’il aborde au sein de l’hémicycle en qualité de président du groupe parlementaire de la FI aurait mérité du temps pour plus amples explications. Les questions pouvaient alors être sans concession, mais sur un contenu. La Nation, la souveraineté, l’Europe et l’UE, le TAFTA, l’emploi, les salaires, la répartition des richesses, les services publics, voilà autant de thèmes parmi d’autres qui expliquent le score réalisé aux dernières élections présidentielles par JLM. Mais pour en aborder les enjeux, pour tenter de percevoir les évolutions de Mélenchon sur certaines de ces questions essentielles pour gagner une majorité demain, encore faut-il que les intervieweurs y comprennent quelque chose. A voir… Si le « traquenard » révèle un problème d’ordre déontologique, le choix des thèmes abordés pose une grave question journalistique, professionnelle.
La question de la Laïcité ou encore celle du Venezuela était-elle déplacée ? Évidemment pas. A condition toutefois qu’elles soient posées pour obtenir des réponses et non comme des slogans disqualifiant, quoi qu’il soit dit ensuite. Sur ces questions je vais revenir, après avoir tenté de comprendre les raisons qui expliquent l’agressivité à laquelle nous avons pu assister.
Pour quelles raisons ?
Il est fréquent d’être interrogé sur les pressions qui existeraient au sein de la télévision. Les animateurs de « l’émission politique » auraient-ils été contraints, une baïonnette dans le dos, de conduire comme ils l’ont fait leur émission et de réserver ce sort à JLM ? Des exemples de pressions, de censures avérées, de menaces répétées, viendraient accréditer l’idée que la profession fait ce qu’elle peut dans un contexte où beaucoup lui est interdit. Mais au risque de ne pas satisfaire une curiosité au demeurant légitime, il faut bien admettre que dans la quasi-totalité des cas, aucun censeur n’a besoin de faire preuve d’autorité. La situation est beaucoup plus grave que cela. L’auto censure comme l’auto « discipline » fonctionnent à plein, faisant preuve d’une efficacité à toute épreuve.

Lors de la campagne présidentielle, j’avais écrit une « lettre ouverte à mes consœurs et confrères journalistes qui n’ont de cesse d’enjoliver Macron et de noircir Mélenchon »,
http://la-sociale.viabloga.com/news/lettre-a-mes-consoeurs-et-confreres-journalistes .
Illustre inconnu de la majorité des français un an seulement avant l’échéance électorale, Macron a été élu, promu par des milliers d’articles, reportages, interviews, dans les journaux, radios et télés qui appartiennent tous à une poignée d’oligarques qui concentrent pouvoir médiatique, économique et politique. Emmanuel Macron est le président représentant de cette oligarchie, défenseur de ses intérêts. Dans les médias, nul n’est dupe, même si le plus grand nombre dénie la réalité. L’oligarchie possédait déjà la plupart des médias « privés ». Avec l’élection de son candidat Macron, l’oligarchie se retrouve également en position dominante dans les médias publics. Le cordon ombilical entre les chaines publiques et le pouvoir politique n’a jamais été coupé. Selon « l’ambiance », mondes médiatique et politique entretiennent des liens incestueux. La servilité de quelques-uns n’a besoin que de peu de chose pour être confortée. Dans les temps qui viennent, la situation risque de ne pas vraiment s’arranger. Emmanuel Macron vient en effet d’exiger un plan d’économie de plus 50 millions d’euros, et dénonçant sa « mauvaise gestion », « les gaspillages », « la médiocrité des programmes et contenus », il qualifie devant plusieurs dizaines de députés LREM, propos retranscrits dans l’Express, hebdomadaire appartenant au groupe de son ami Drahi, l’audiovisuel public comme « la honte de la république ». Comme pour lui donner raison « l’émission politique » est tombée à pic alors que démoralisation, écœurement et dégout gagnent en profondeur ceux qui font –on devraient faire- la télévision.
Là où ça fait mal
Plusieurs thèmes abordés n’avaient d’autre but que de faire apparaître Mélenchon comme un homme « égotique » ou encore autoritaire susceptible de « péter les plombs ». Certains de ces thèmes sont anecdotiques, d’autres touchent à des questions politiques plus sérieuses.

L’agriculture et le glyphosate : A voir la séquence à laquelle s’est prêté JLM, le seul choix possible serait entre le poison dans le sol, ou le poison dans l’air. Glyphosate contre Fuel…

Ainsi il n’existerait aucun mode de production agricole alternatif ? Rien sur la fermaculture, sur le respect du sol et de l’air dans un mode de production à l’échelle humaine, permettant à la fois agriculture, élevage, et respect de l’agriculteur et de la vie paysanne… Évidemment, l’alternative qu’a voulu imposer « l’émission politique » n’a aucun sens, sinon de vouloir montrer JLM les bottes aux pieds, sans être en rien intéressé par le fond du sujet. Dans les faits, JLM est sorti de la ferme comme il y est entré. Nous n’aurons rien appris sur la politique agricole préconisée par la FI.

La loi travail et la limitation des indemnités aux prud’hommes en cas de licenciement.

Argument éculé dans la bouche qui plus est d’une jeune patronne au look charmant, mais à la théorie beaucoup plus vieille et moins attrayante qu’elle, une ultralibérale qui ne méritait que sourire et condescendance, certainement pas l’énervement attendu par des animateurs ravis.

Venezuela : Là encore l’attaque est gourmande. Un leitmotiv pour JLM. Mais pour quelle raison ?

La question avait déjà pesé dans la campagne présidentielle pour interdire à JLM de se qualifier au deuxième tour. Alors pourquoi se priver ? Évidemment le ton est insupportable, mais le fond ? Ne serait-il pas bénéfique de préciser les relations politiques avec le chavisme autrement que par la seule condamnation –au demeurant plus qu’utile- de l’impérialisme US dont les méfaits en Amérique latine –de l’assassinat de Salvador Allende aux œuvres de déstabilisations multiples- ne sont un secret que pour ceux qui ne veulent ni voir, ni entendre. Mais la question posée demeure. Le Chavisme, le Madurisme ne sont pas des « exemples » qui devraient ligoter toute pensée émancipatrice, et il serait bon de le dire, pour clarifier et surtout pour couper l’herbe sous le pied de tous les déstabilisateurs professionnels.

->Pas un exemple théorique d’abord. Le discours d’Hugo Chavez qui pêle-mêle mélange le christ, Bolivar, Trotski, Staline, Jésus, De Gaulle, etc.… est un fourre-tout pour le moins étonnant et ne saurait servir de boussole.

->Pas un exemple pratique non plus, même s’il est juste d’affirmer haut et fort que l’ancien président du Venezuela a su redistribuer la rente pétrolière tant que la rente existait. Il a su participer à l’amélioration des conditions de vie des pauvres. Mais l’effondrement du prix du pétrole a mis fin à cette politique que nul au sein des producteurs de pétrole n’avait jusque-là mise en œuvre. Tout en constatant les faits, ne serait-il pas utile aussi de situer les responsabilités politiques du chavisme d’une part, la place de la corruption au Venezuela d’autre part, dans la situation du Venezuela. Avec Chavez d’abord, et Maduro ensuite, l’accumulation capitaliste ne repose pas sur la production de richesses, mais sur la capacité à capter les ressources administrées par l’état. Redistribution, clientélisme, népotisme, favoritisme, renvoi d’ascenseur, ou simple illégalité, beaucoup se sont prêtés au jeu qui a consisté à capter les dollars du pétrole…
Un malaise profond et ses causes
Au lendemain de « l’émission politique » de JLM, le journal du dimanche, comme ensuite d’autres organes de presse « main stream », indiquait : « Mélenchon est de retour ». L’émission de France 2 aurait donc sonné le glas des oiseaux de mauvais augure qui annonçaient depuis des mois la dépression du président de groupe de la FI et avec lui la disparition de l’opposition à Macron. Médiatiquement donc, tout n’irait pas si mal. Mais politiquement ?

Il serait absurde de nier une impression de malaise à l’issue de cette émission. La question de la laïcité en révèle l’importance et en dégage les causes.
Sur la laïcité comme sur les autres points fondamentaux qui constituent l’ossature du programme, JLM a un discours sans équivoque : respect de la loi de 1905, condamnation de Macron chanoine de Latran, c’est à dire curé du pape, refus du drapeau étoilé de l’UE dans l’hémicycle, abolition du concordat, opposition résolue au cléricalisme comme à l’islamisme politique, reconnaissance comme seule communauté naturelle de la communauté humaine, comme seule communauté politique de la république qui n’existe que si elle est laïque.

Comble de l’ironie, la laïcité est un des thèmes utilisés pour porter à la FI des attaques d’une violence inouïe. C’est la parole de Danièle Obono, député de la FI, proche des communautaristes, qui est utilisée à cette fin. Nous avions déjà indiqué sur notre site les ambiguïtés de la députée de la FI sur sa proximité sinon avec l’islamisme politique, du moins avec des forces qui au nom du combat antiraciste sont le fer de lance de l’islamisme politique. http://la-sociale.viabloga.com/news/mais-qu-allait-donc-faire-daniele-obono-dans-cette-maudite-galere .
Dernièrement, dans une interview radiophonique, elle explique « respecter la militante antiraciste » Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des indigènes de la République, tout en précisant n’être pas d’accord avec tout ce que dit cette « camarade ». Le PIR est un parti racialiste, antisémite et communautariste opposé aux valeurs de la République. Point besoin de faire le tri pour savoir avec quoi être d’accord ou pas avec l’ennemi de la Liberté, de l’égalité, de la fraternité, de la laïcité. Il n’y a pas d’accord possible. Sentant qu’elle se trouve au centre d’une polémique difficile à assumer sinon en entrant en opposition frontale avec la FI, Danièle Obono « s’excuse », réaffirme des « valeurs communes », tout en se situant dans le « camp antiraciste » qui constitue la jonction avec le PIR et le combat anti-laïque. Un pas en avant, un pas en arrière et on continue ?

Si cela est possible, n’est-ce pas inhérent à ce qu’est la FI comme mouvement ? N’est-il pas incroyable qu’à intervalles réguliers, D. Obono en rajoute une couche, créant trouble et confusion ? Dans quel but ? Et comment ne pas voir que cela nuit d’abord à la FI et à sa figure de proue, JLM ? Derrière cette situation ubuesque, n’est-ce pas tout compte fait une ambiguïté qu’il serait bon de dissiper que paie la FI ?

La FI a fait ses preuves durant la campagne électorale des présidentielles. Elle a su amalgamer des courants très différents, réunis sur un but commun, l’élection de JLM. Peu importaient alors les divergences possibles sur une question ou une autre, dès lors que tous étaient animés par une même bataille, celle qui devait permettre l’élection du candidat. Partant de là, JLM pouvait fort bien proclamer que « la force de la FI est qu’elle est un mouvement, elle n’est pas un parti, et donc n’a pas besoin d’une homogénéité des pensées mais a besoin d’une homogénéité de l’action ». Mais que peut devenir ce cadre hors la campagne électorale. Il existe là un double écueil qu’il faut bien prendre en considération :

Structurer la FI sur une ligne plus précise que l’avenir en commun, qui nécessite pour être définie un véritable débat démocratique, et qui présente donc le risque d’affrontement non maitrisés, de ruptures et de scissions, dont les organisations politiques traditionnelles ont été coutumières.
Maintenir la FI telle quelle basée sur la recherche d’une « homogénéité de l’action » et non « une homogénéité des pensées », ce qui permet à chacun de dire un tout et n’importe quoi. JLM indique aux assises de Clermont Ferrand du 30 novembre « qu’il n’y a pas de police de la pensée » ou encore que « personne n’est obligé de répéter ce que je dis ». Mais derrière cette grande libéralité qui nie la construction d’un parti sur un programme, ce sont plusieurs programmes qui sont avancés, selon que JLM parle ou par exemple que D. Obono ait la parole. Laïcité d’une part, communautarisme de l’autre. Et confusion peu susceptible de rallier l’électeur qu’il faudra gagner.

La FI pour quel but ?
La question que doit se poser la FI est celle de savoir comment gagner ces 50% et plus d’électeurs qui ne vont plus aux urnes ? Comment rallier ces millions qui ont été égarés dans le vote contestataire Le Pen et qui comprennent de plus en plus l’escroquerie du FN ? Comment redonner envie de prendre ses responsabilités à ces millions d’ouvriers, de salariés, de jeunes désabusés, écœurés ? Comment gagner la majorité pour gouverner ? Telles sont les questions qui devraient mener la réflexion et permettre d’aborder l’avenir de la FI.

Si la crainte de l’éclatement de la FI est légitime, ne faut-il pas en redouter les causes possibles, dont un fonctionnement qui permet à chacun de dire son point de vue au nom de la totalité, sous prétexte qu’il vaudrait mieux privilégier l’homogénéité d’actions et non l’homogénéité des pensées ? La question de la laïcité pourrait faire école.

Mais il y a plus. Les questions qui mobilisent et rassemblent sont apparues à Clermont Ferrand dans les réactions de délégués présents lors du discours d’ouverture de JLM. A l’applaudimètre, les thèmes chers aux participants sont ceux de la mobilisation ouvrière contre le MEDEF, ceux du combat syndical et politique pour la défense de l’emploi, du salaire et des droits, ceux de la rupture avec les traités qui font de l’UE un carcan contre les peuples au service de la finance, ceux du combat sans concession contre le capitalisme, ceux qui affirment la nécessité d’une politique claire, nette, sans compromis, sans tambouille sur les bases de la république sociale et laïque.

Ainsi les thèmes chers à la petite bourgeoisie des centre villes, aux bobos de l’hexagone, ou aux communautaristes qui sévissent dans certains quartiers populaires sont relégués quand ceux qui se trouvent au cœur de la lutte des classes sont plébiscités. N’y a-t-il pas là leçons à tirer, dont la première : c’est bien autour du débat d’idées, de « l’homogénéité de la pensée » sur l’essentiel, qu’il sera possible de rassembler et de gagner.

Jacques Cotta
Le 14 décembre 2017

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