Marine Le Pen

Bonjour,

LE FN DEFENSEUR DES CLASSES POPULAIRES

Quand dans la même émission, Marine Le Pen, fustige les travailleurs immigrés et que l’instant d’après elle demande la présence de l’armée pour protéger nos multinationales qui exploitent et pillent les richesses d’autres pays, on comprend que son seul objectif est la défense du capitalisme ! C’est souvent à cause de cette colonisation économique, que les populations spoliées n’ont d’autre choix que l’immigration.

Faire croire à la protection de la classe ouvrière, alors que le FN n’a aucune proposition qui remette en cause les intérêts des plus riches est une véritable escroquerie. Taxer les profits, renationaliser les entreprises ou interdire les licenciements, tout cela est un sujet tabou dans le parti. Ses propositions économiques n’ont rien à envier aux régressions sociales de Sarkozy : fin des 35 h, casse du code du travail ou Lire la suite →

Cordialement Lucien
https://lucien57.wordpress.com/
https://twitter.com/lucien47
Publié dans Divers | Un commentaire

CETTE PSEUDO DÉMOCRATIE … qui peut nous conduire au fascisme

Peu à peu, au fil de la crise, des scandales, des frustrations, des peurs, du délitement du lien social, les pièces du puzzle se mettent en place. Le scénario est connu, il a fait le malheur du 20ème siècle. Il est en passe de recommencer. Certaines et certains vont percevoir dans ce titre une provocation. Hélas, ils/elles ont tort. Nous allons voir que c’est la faillite du « régime démocratique » qui conduit au fascisme. Nous avons aujourd’hui le recul de l’Histoire, et celle du 20ème siècle nous en apprend beaucoup sur le fatal processus qui conduit à un tel drame.

Le système politique dans lequel nous vivons aujourd’hui, en France, et dans les autres pays européens est étiqueté « démocratique ». Il en a l’apparence, l’illusion du fonctionnement, et le discours officiel, largement intégré par le peuple auquel il est interdit de penser autrement. Cette méthode Coué, si confortable, évite de nous rendre compte du chemin sur lequel nous sommes et qui nous conduit à la catastrophe.

Posons directement le problème : ce n’est pas parce que nous votons à intervalles réguliers pour élire nos représentants à différentes instances que notre société a un fonctionnement démocratique… La situation actuelle en est une preuve. Sur le papier, en théorie, le principe du fonctionnement démocratique paraît simple : les citoyens élisent librement leurs représentants qui réalisent leurs désirs politiques. Or, nous le savons depuis longtemps… ça ne se passe pas comme cela.

  • 1 – Ce principe s’applique dans, et pour, un système économique – le capitalisme – qui n’a jamais fait de l’intérêt du citoyen, sa finalité, donc en contradiction totale avec la philosophie même de la démocratie. L’individu y est au service de l’économie et non l’inverse. Tant que le système permet, plus ou moins, de satisfaire l’ensemble des besoins de la population, il arrive à se stabiliser, dans le cas contraire il se délite – ce qui est le cas aujourd’hui – entraînant avec lui le « principe démocratique », sur lequel il est censé être fondé.
  • 2 – Le principe démocratique de représentativité dérive et aboutit à la perte de responsabilité du citoyen. L’élection du représentant est devenue l’essentiel de l’acte citoyen, abandonnant à une classe politique les destinées et la gestion des affaires publiques.
  • 3 – Les partis politiques, à l’origine clubs de réflexion, sont devenus des instruments d’accès et de conservation du pouvoir ainsi que de promotion sociale pour toute une catégorie d’individus qui font de la politique leur métier, voire l’instrument de leurs prétentions et de leur enrichissement personnel.
  • 4 – Partis politiques et médias sont devenus de véritables instruments de domination idéologique, enserrant l’ensemble des citoyens dans une trame de pensée excluant toute remise en question du système.

Sous l’écume d’apparence démocratique fonctionne de fait un système politique qui ne l’est pas. La décadence du système économique marchand, qui n’arrive plus à créer du lien social et la circulation rapide de l’information minent ce qui faisait la stabilité de ce système : la confiance des citoyens. Un écœurement citoyen, suivi d’un détachement des affaires publiques se fait jour donnant naissance à un désintéressement politique qui peut-être source de toutes les aventures. Le capitalisme ne mérite pas le principe démocratique, c’est pourtant cela que les classes dirigeantes essayent de nous faire accepter.

CRISE ET ABSENCE D’ALTERNATIVE

La crise que nous traversons révèle l’incapacité et/ou la volonté de la classe politique de trouver une issue conforme à l’intérêt général. L’État – les États – se révèle/nt être ce qu’il a/ont toujours été, le/s défenseur/s des possédants. La crise financière en a été un révélateur exemplaire. Les choix faits – ou non faits – en matière de politiques économiques – le choix de l’austérité – montrent à l’évidence tout le mépris qu’inspire aux dirigeants l’intérêt des peuples.

Le système politique actuel, contrairement aux apparences « démocratiques », n’offre véritablement aucune issue – ça a été son point fort, c’est aujourd’hui son point faible… Au fil des élections, des bourrages de crânes électoraux, des promesses, des manœuvres dilatoires d’appareils politiques, de fausses polémiques, d’affaires plus ou moins sordides, on reproduit une situation qui ne cesse de se dégrader de plus en plus. L’illusion du changement toujours annoncé, cède aujourd’hui la place à une désillusion qu’illustrent, dans le meilleur des cas l’abstention, dans le pire, le vote néofasciste, car on le sait, en l’absence d’une alternative crédible, viable face à la décadence du système en place, le pire est à craindre.

Certes, on assiste localement, de façon sporadique, à des initiatives alternatives qui tentent, souvent avec succès de créer le lien social que ne peut plus produire le système dominant ; mais l’ensemble de ces projets ne constitue pas une alternative politique globale. C’est le système politique en place qui a encore la main en ce domaine, et tout est fait pour aboutir à une impasse.

Cette logique d’obstruction, et l’Histoire l’a montré, peut produire le pire : l’arrivée au pouvoir de forces politiques qui, sans apporter la moindre solution à la crise, instaurent un état fort capable de figer toute velléité de changement et de porter atteinte aux libertés chèrement acquises.

Nous en sommes aujourd’hui à ce stade ultime où se joue une partie risquée : assurer un changement sans plus faire confiance au système politique en place complètement sclérosé ou risquer l’aventure de l’État fort dont on ne sait que trop ce qui peut en sortir.

Patrick MIGNARD

Lire : FASCISME … point de non retour ?

  »Quand les hommes ne peuvent changer les choses, il changent les mots »…Jean JAURES

Publié dans Politique | Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire

L’EMPIRE DE LA CONSOMMATION Posté par 2ccr le 24 février 2015

Le système a besoin de marchés de plus en plus ouverts et plus grands, comme les poumons ont besoin de l’air, et en même temps il est nécessaire qu’ils soient au prix plancher comme le sont les prix des matières premières et de la force de travail. Le système parle au nom de tous, il donne à tous ses ordres impérieux de consommation, il diffuse parmi tout le monde la fièvre acheteuse ; mais, rien à faire : pour presque tous, cette aventure commence et finit sur l’écran du téléviseur. La majorité, qui s’endette pour avoir des choses, finit par n’avoir que des dettes pour payer les dettes qui génèrent de nouvelles dettes, et finit par consommer des illusions qu’il parfois matérialise en commettant un délit.

Violence invisible du marché : la diversité est ennemie de la rentabilité, et l’uniformité commande. A échelle gigantesque, la production en série impose partout ses règles obligatoires de consommation. Cette dictature de l’uniformisation obligatoire est plus dévastatrice que n’importe quelle dictature de parti unique : elle impose, dans le monde entier, un mode de vie qui reproduit les êtres humains comme des photocopies du consommateur exemplaire.

Les masses consommatrices reçoivent des ordres dans une langue universelle : la publicité a obtenu ce que l’espéranto a voulu et n’a pas pu. N’importe qui comprend, dans tout lieu, les messages que le téléviseur transmet. Dans le dernier quart de siècle, les dépenses de publicité ont doublé dans le monde. Grâce à elles, les pauvres enfants prennent de plus en plus Coca-Cola et de moins en moins de lait, et le temps de loisir devient un temps de consommation obligatoire. Temps libre, temps prisonnier : les logements très pauvres n’ont pas de lit, mais ont un téléviseur, et le téléviseur a la parole. acheté à crédit, cette bestiole prouve la vocation démocratique du progrès : il n’écoute personne, mais parle pour tous. Pauvres et riches connaissent, ainsi, les vertus des voitures dernier modèle, et pauvres et riches connaissent les taux d’intérêt avantageux que telle ou telle banque offre.

Le monde entier tend à devenir un grand écran de télévision, où les choses se regardent mais ne se touchent pas. Les marchandises offertes envahissent et privatisent les espaces publics. Les stations d’autobus et de trains, qui étaient jusqu’à il y a peu des espaces de rencontre entre des personnes, deviennent maintenant des espaces d’exhibition commerciale.

Le shopping center, ou shopping mall, la vitrine de toutes les vitrines, impose sa présence envahissante. Les foules vont, en pèlerinage, à ce temple majeur de la consommation. La majorité des dévots contemplent, en extase, les choses que leurs poches ne peuvent pas payer, tandis que la minorité acheteuse se soumet au bombardement de l’offre incessante et exténuante. La foule, qui monte et descend par les escaliers roulants, voyage par le monde : les mannequins habillés comme à Milan ou à Paris et les machines sonnent comme à Chicago, et pour voir et entendre, il n’est pas nécessaire de payer une entrée. Les touristes venus de l’intérieur, ou des villes qui n’ont pas encore mérité ces bénédictions du bonheur moderne, posent pour la photo, au pied des marques internationales les plus fameuses, comme avant, ils posaient au pied de la statue d’une personnalité sur la place. Lavés, repassés, coiffés et habillés avec leurs vêtements du dimanche, les visiteurs viennent à une fête où ils ne sont pas conviés, mais ils peuvent en être les badauds. Des familles entières font le voyage dans la capsule spatiale qui parcourt l’univers de la consommation, où l’esthétique du marché a dessiné un paysage hallucinant de modèles, de marques et d’étiquettes.

La culture de la consommation, la culture de l’éphémère, condamne tout à la désuétude médiatique. Tout change au rythme vertigineux de la mode, mise au service de la nécessité de vendre. Les choses vieillissent en un clin d’œil, pour être remplacées par d’autres choses à la vie fugace. Aujourd’hui, l’unique chose qui reste est l’insécurité ; les articles, fabriqués pour ne pas durer, semblent aussi volatils que le capital qui les finance et le travail qui les génère. L’argent vole à la vitesse de la lumière : hier il était là-bas, aujourd’hui il est ici, demain qui sait, et tout travailleur est un chômeur en puissance. Paradoxalement, les shoppings centers, les royaumes de la fugacité, offrent l’illusion la plus réussie de sécurité. Ils résistent en dehors du temps, sans âge et sans racine, sans nuit et sans jour et sans mémoire, et existent en dehors de l’espace, au-delà des turbulences de la dangereuse réalité du monde.

Les propriétaires du monde utilisent le monde comme s’il était jetable : comme une marchandise à la vie éphémère, qui s’épuise comme s’épuisent, à peine nées, les images que lance la mitrailleuse de la télévision et les modes et idoles que la publicité lance, sans trêve, sur le marché. Mais, dans quel autre monde allons-nous aller ? Sommes- nous tous obligés de croire le conte selon lequel Dieu a vendu la planète à quelques entreprises, parce qu’ étant de mauvaise humeur il a décidé de privatiser l’univers ? La société de consommation est un piège attrape-nigaud. Ceux qui ont la manette, feignent de l’ignorer, mais n’importe qui, qui a des yeux dans le visage peut voir que la majorité des gens consomme peu, un petit peu ou presque rien nécessairement, pour garantir l’existence de ce peu de nature qui nous reste. L’injustice sociale n’est pas une erreur qu’il faut corriger, ni un défaut qu’il faut surpasser : c’est une nécessité essentielle. Il n’y a pas de nature capable de nourrir un shopping center de la taille de la planète.

Eduardo Galeano

Lire aussi : CONSOMMATION : Le marché manipulé

Publié dans Société | Marqué avec | Laisser un commentaire

CHARLIE : la grosse rigolade ! Posté par 2ccr le 10 janvier 2015

Posté par 2ccr le 10 janvier 2015

 mort de rireLes dessinateurs de Charlie sont morts pour avoir voulu jouer au plus con et ils ont perdus. Ils sont morts pour avoir caricaturé le prophète, ce qui est interdit dans la religion musulmane ; ils sont morts, assassinés par des fanatiques qui veulent imposer un tabou de leur religion à tout le monde. Si demain ces fanatiques se mettent à tuer tous ceux qui mangent du porc parce que leur religion le leur interdit ça va être un massacre ! Mais les dessinateurs de Charlie ne savaient- ils donc pas qu’on ne joue pas au plus con avec l’obscurantisme et la bêtise humaine à qui on ne peut pas demander de réfléchir. Les caricatures dessinées de Cabu ne touchaient pas la religion musulmane, mais le fanatisme en tant que tel, aveugle et fou.

Après ce drame l’on a organisé des rassemblements, on a fait bruler des bougies sur les fenêtres, et sur les réseaux sociaux un slogan s’est inscrit sur fond noir: « Je suis Charlie ». Bien sûr certains en ont profité pour déverser leur haine sous couvert de défense de la liberté de la presse et des français, alors je voudrais  signaler  à tous ceux  qui ne pourront s’empêcher d’amalgamer, de surfer sur la vague anti-islamique que le premier policier arrivé sur les lieux et froidement abattu s’appelait Ahmed, il avait 42 ans. Quant à tous les complotistes qui dans leurs délires désignent les sionistes, les illuminatti ,ou prétendent que cela est un coup monté par la DGST et que les victimes ne seraient pas mortes, je me demande comment on peut dire autant d’âneries…! Les Dupont La Joie de notre temps ressemblent à des BdB ! Et si ces personnes sont en manque d’imagination, je peux leur livrer une petite théorie : celle de fanatiques d’extrême droite déguisés en jihadistes pour promouvoir la guerre des civilisations et faire monter le vote extrémiste … remarquez que ce ne serait pas la première fois que les fachos font des attentats sous fausses bannières !

Le pays est en deuil. Nous sommes choqués de ce qu’on s’en prenne ainsi à des journalistes. Cependant, nous avons la mémoire courte. Car le premier à avoir fait des journalistes une cible militaire, souvenez vous en bien, c’est l’OTAN avec l’assassinat de 16 personnes lors du bombardement de la Radio Télévision Serbe en 1999, et ce n’est pas moins odieux que la tuerie des 10 journalistes de Charlie hebdo. La belle affaire, me direz-vous, ils ne s’appelaient pas Cabu, ni Wolinski, ni Charb, et donc on s’en fout. Non ? Nous avons l’indignation sélective, nous nous croyons épargnés lorsqu’un terroriste norvégien se cache derrière la foi chrétienne et la défense de la civilisation occidentale pour massacrer  69 personnes, pour la plupart des adolescents. Nous fricotons avec les dictatures du golfe, nous acceptons que l’argent du Qatar soit investi sur notre territoire et dans nos clubs de foot en fermant les yeux autant sur les droits de l’homme que sur les droits sociaux. Nous soutenons des nazis en Ukraine et nous protestons mollement lorsque Israël massacre des civils à Gaza… nous voulons le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la crémière, mais surtout ne pas payer les pots cassées. Et maintenant l’on découvre que l’on est en guerre !

Certes une guerre est déclarée, mais quelle guerre ? Cette guerre c’est nous qui l’avons fomentée. Pensions nous qu’elle ne sèmerait le deuil que chez les autres ? Les USA ont formé et armé les musulmans les plus extrémistes en Afghanistan pour combattre les russes et depuis la chute du mur de Berlin, nous avons bombardé et détruit la Serbie, la Libye, l’Irak, et  la Syrie est en pleine guerre civile grâce à nos soins. Nous avons même exporté nos bienfaits au Mali, ce qui finira par déstabiliser toute la région.  Nous avons piétiné tous les principes, la non ingérence, le respect des prisonniers de guerre, l’abolition de la torture et la vérité de l’information, si nous pouvions en tirer un avantage. Nous nions le droit à la justice des peuples victimes de massacres et d’humiliations en pratiquant une politique de « deux poids deux mesures » et en garantissant l’impunité à certains massacreurs. Nous avons joué aux apprentis sorciers, foulant aux pieds tous les principes de l’humanité, l’argent et le pouvoir guidant nos actions.

Quelle est le degré d’horreur que nous pouvons supporter ? Des journalistes se faisant tuer à coup de kalachnikovs ou des otages se faisant égorger ? Est ce moins horrible qu’un jeune diplômé assis derrière un bureau et guidant un drone qui va assassiner des innocents et des présumés coupable ? Que se passe-t-il dans la tête de jeunes gens bien formés, intelligents qui pilotent des bombardiers et déversent leurs bombes sur des populations civiles ? Le bombardement des écoles de Gaza n’est pas moins terroriste que le massacre d’écoliers au Pakistan. La rafle de fillettes au Kenya n’est pas moins exécrable que la soumission de dizaines de milliers de femmes à l’esclavage sexuel par des mafias occidentales. La mise à mort de dizaines de milliers de nourrissons, sciemment privés de nourriture et de médicaments à des fins de pillage économique n’est pas moins criminelle que l’exécution de 43 étudiants au Mexique … et plus prosaïquement les 58 suicidés de France Telecom ne nous ont pas trop perturbé !

C’est bien, les gens se sentent sensibilisés, se mobiliser pour des actions ciblées et médiatisées par l’émotion est une chose, mais comprendre que le problème est un problème politique, social et économique est mieux. L’on ne peut pas déconnecter ces événements d’une vision globale de notre société, ou alors notre indignation ne sert à rien. Comprendre  le désespoir des jeunes de banlieue qui n’ont plus de perspective, pas de travail. Comprendre que le profit financier assassin emmène les gens à la désespérance, ce profit qui pour faire des petits sans se fatiguer attaque nos retraites, nos salaires, notre protection sociale. C’est le système capitaliste marchand pourri jusqu’à l’os et ceux qui le servent qui sont responsables de ce qui s’est passé au siège de Charlie Hebdo. Comprendre que si vous ne comprenez pas, c’est le fascisme qui gérera vos vies … et là !

Les différentes violences qui minent la société et la facilité qu’ont les rabatteurs à alimenter les réseaux terroristes, sont incontestablement amplifiés par des gouvernements qui imposent aux populations des politiques d’austérité dont l’effet est de jeter des millions de personnes dans la misère, la souffrance et le désespoir,  par des multinationales qui exploitent la richesse de certains pays, en spoliant les hommes de leurs ressources et de leur dignité. Pour pouvoir vivre dans ce que nous croyons une société sure, nous fermons les yeux sur le fait que pour consommer et continuer à profiter de notre style de vie, le système capitaliste et ses organismes officiels comme le FMI pressurisent les trois quarts de la planète. Mais la pauvreté progresse à grands pas et arrive chez nous avec son lot de violence, de souffrance… et d’insécurité !

« Au lieu des haines nationales qu’on nous inspire sous le couvert du patriotisme, il faut enseigner aux enfants l’horreur et le mépris de la carrière militaire, qui sert à diviser les hommes, il faut leur enseigner à considérer comme un signe de sauvagerie la division des hommes en États, la diversité des lois et des frontières ; que massacrer des étrangers inconnus sans le moindre prétexte est le plus horrible des forfaits dont est capable l’homme tombé au dernier degré de la bête. » …  Léon Tolstoï

Lire : A PROPOS DE L’IMMIGRATION

Publié dans Société | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

LA VIOLENCE DES RICHES

LA VIOLENCE DES RICHES

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Ys3cjJlTcDE

Voir le site d e référence :http://2ccr.unblog.fr/

 

Publié dans Société | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

EMMANUEL MACRON, LE GENDRE IDÉAL DE L’ÉCONOMIE

Posté par 2ccr le 4 septembre 2014

macron2Emmanuel Macron était le parfait candidat pour devenir ministre de l’Economie et de l’Industrie. Pas en raison de son expérience ou de ses compétences, bien sûr. Diplômé de Sciences Po, énarque, il a été l’assistant du philosophe Paul Ricœur, avant de travailler très lucrativement aux fusions-acquisitions pour la banque Rothschild. Intéressé par la politique mais sans avoir jamais été militant, stratège des « politiques de l’offre » en tant que conseiller de François Hollande, Macron avait, dès 2007, officié comme rapporteur de la mission Attali pour la « libération de la croissance ». Il n’a donc jamais été élu, n’a jamais dirigé la moindre entreprise, n’a aucune expérience de l’industrie et il n’a jamais fait d’étude d’économie. Mais il connait plein de monde important, et c’est l’essentiel.

C’est le candidat parfait. Parfaitement en adéquation avec toutes les politiques menées en France depuis trente ans, Monsieur Macron conclut en apothéose un cycle ouvert en 1983 sous Pierre Mauroy. Un cycle qui a marqué la soumission de la France aux intérêts des grands groupes, la financiarisation de l’économie, le démantèlement de l’industrie. Déjà en 1983, l’époque était au « rétablissement des marges », à l’équilibre des finances publiques et à la modération salariale. Mais c’est dans les années 1990 que la baisse du « coût du travail » s’impose comme la matrice de toutes les politiques de l’emploi. C’est ainsi qu’Edouard Balladur, puis Alain Juppé inventèrent les « baisses de charges ». L’idée de génie était simple : réduire le coût du travail sans baisser les salaires. Pour cela, l’État s’engageait à prendre à sa charge une partie des cotisations sociales payées par les entreprises. Au début, ces allégements se font à petites doses. En 1993, il s’agissait d’alléger les cotisations de la branche famille pour les salaires compris entre 1 et 1,2 Smic. En 1995, Alain Juppé supprime toutes les cotisations à hauteur de 12,8 % du salaire brut de ces mêmes salariés. Puis ce fut la monté en puissance. Après le rapport Malinvaud remis à Lionel Jospin en 1998, et pour compenser la baisse du temps de travail, les cotisations sociales sur tous les bas salaires sont massivement réduites par les lois Aubry. La réforme Fillon de 2003 renforce ce dispositif en fusionnant et en pérennisant toutes les mesures prises auparavant. En 2012, le coût total de cette politique de subvention généralisée de l’emploi était estimé à 19,9 milliards d’euros, ce qui n’inclut pas les aides ciblées ou géographiques.

C’est donc LA grande innovation du hollandisme qu’Emmanuel Macron est chargé de mettre en œuvre. Cette partition originale, ce fameux « pacte de responsabilité » qui n’engage que le gouvernement : une nouvelle baisse de 40 milliards d’euros de cotisations sociales. 40 milliards. Le double des allégements existants. Une somme qui représente la moitié du déficit public et qui est supérieure au déficit commercial du pays. De quoi financer près de 700 000 créations d’emplois !

Il serait pourtant injuste de limiter les talents de Monsieur Macron à sa seule virtuosité dans l’art de jouer la partition de ses maîtres. Ce garçon a aussi des idées à lui. Celles du rapport Attali par exemple dont il a été le rapporteur et qui prévoyait l’assouplissement des licenciements, l’extension du travail du dimanche, la remise en cause de la durée légale du travail, la concurrence généralisée dans l’éducation, la fin des professions réglementées, la libéralisation totale du système de santé…

Mais c’est surtout par sa fine connaissance du secteur bancaire qu’Emmanuel Macron pourra porter les intérêts de la France. Pourvu, bien sûr, que ceux-ci soient régulièrement reversés à ses amis de la finance. Il faut dire qu’en tant que directeur adjoint de l’Elysée pendant les deux premières années du quinquennat de François Hollande, Macron déjà beaucoup sévi. Il a d’abord activement œuvré à vider de tout contenu la réforme bancaire promise par le candidat Hollande, puis minutieusement contribué à saboter la taxe européenne sur les transactions financières ou encore les réformes voulues par le Commissaire Barnier, notamment l’interdiction aux banques de spéculer pour leur compte propre ou la séparation entre les activités de banque de détail et les activités de banque de marché .

Emmanuel Macron est parfait. Sa nomination prouve le talent de nos élites à persévérer et à se renouveler tout en gardant le cap, tout droit vers l’archipel de l’austérité et l’île de la déflation. Soyons sûrs que ce jeune protégé de Jacques Attali pourra servir encore longtemps. Pendant trente ans, peut-être. Et lorsqu’il ne restera plus de cotisations sociales à baisser, il est certain que l’inventivité de cet énarque saura s’attaquer aux derniers « tabous », à la diminution du salaire net, à l’évaporation du Smic, à l’anéantissement du code du travail. Monsieur Macron saura sans aucun doute « libérer la croissance » de toutes les contraintes humaines, en soulageant les entreprises du poids excessif de leur salariat. Car la recette ultime de la compétitivité, il finira bien par la trouver, serait bien sûr de faire disparaître ce maudit salaire.

Source

Publié dans Société | Marqué avec , , , , , , , | Laisser un commentaire