La France croule sous le poids de ses 600 000 élus

La France n’a pas de pétrole, mais elle a des élus, beaucoup trop d’élus rappelle le Cri du Contribuable. Avec 600 000 élus en France, c’est quasiment 1% de la population qui est concernée (record mondial), mais l’ensemble de la population qui en paye les frais.

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La FI, cible de l’oligarchie qui tape parfois là où ça fait mal…

En cette fin d’année 2017, la FI a été sur le devant de la scène politique et médiatique, d’abord avec la conférence de Clermont-Ferrand des 25 et 26 novembre, ensuite avec « l’émission politique » de France 2 dont l’invité était le 30 novembre Jean Luc Mélenchon. Avec un minimum de recul, il est possible aujourd’hui de tirer quelques enseignements de ces évènements, notamment en ce qui concerne le traitement médiatique qui a été donné au président du groupe parlementaire de la FI à une heure de grande écoute. Le « Melenchonbashing » est de retour, semant parfois le trouble. Avant de revenir sur quelques arguments, balayons ce qui mérite de l’être.
Un traquenard
Trois points de vue méritent d’être analysés pour apprécier à sa juste valeur l’émission de France 2.

a/ le point de vue du principal intéressé.
Sur son blog, Jean Luc Mélenchon évoque un véritable « traquenard ». Il donne des faits indiscutables. Questions posées sur la politique fiscale de la FI qui reprend des chiffres erronés, présentation d’invitées « innocentes » en politique, dont la première est une ancienne tradeuse qui règle des comptes de famille avec son père Régis Debray, notamment sur le dos de l’Amérique latine et du Venezuela, dont l’autre est une patronne de PME dont le CV laisse paraître des engagements ultralibéraux, qui a réclamé à hue et à dia les grands reculs sociaux que le gouvernement Macron-Philippe est en train de réaliser, et qui comme si elle débarquait de nulle part, vient vanter la réforme des prud’hommes au nom de l’emploi, évidemment. Le tout agrémenté de questions sur la fortune personnelles de Jean Luc Mélenchon, comme s’il s’agissait d’un de ces rentiers du système qui sont par ailleurs toujours épargnés. Avec, cerise sur le gâteau, la présentation d’un reportage au « 20 heures » présentant des propos tronqués de l’invité… Traquenard, c’est peu dire.

b/ le point de vue du téléspectateur.
Il ressort de ce type d’émission un profond malaise. Malaise sur le fond –je vais y venir- mais surtout pour le téléspectateur sur la forme. Que l’on soit ou pas d’accord avec l’invité quel qu’il soit, Jean Luc Mélenchon en l’occurrence, il est odieux d’assister à un moment télévisé où la pagaille organisée est censée l’emporter. Pas un moment consacré à la réponse de l’invité. Pas une réflexion sur le fond. C’est la rapidité de la balle de ping-pong qui compte. L’idéal recherché est le clash, au nom d’un moment de télévision qui fera le buzz. Le déroulement même d’une telle émission accrédite l’idée que l’invité n’a pas de réponse, lorsque tout est fait pour qu’il ne puisse répondre. Cela le téléspectateur le sent, le ressent, et à sa façon a aussi le sentiment qu’il assiste à un traquenard qui n’a pas grand-chose à voir avec « l’émission politique » d’information annoncée.
Mais il y a plus. La séquence des « Muppets show » avec dans les rôles principaux Kouchner et Bruckner censés « débriefer l’émission » en l’absence évidemment de l’invité, dépasse toute imagination. Injure, mépris, avec la complicité de la présentatrice Léa Salamé, vient clore un bien triste soirée audiovisuelle qui ne devrait pas laisser indifférents les professionnels attachés à l’exercice de leur métier.

c/ le point de vue du professionnel.
Avec ce qui se veut être « l’assassinat » en direct de l’invité de la soirée, c’est bien la détérioration de la télévision et de l’image de ceux qui la font qui ressort d’une telle émission. « L’émission politique » se situe de fait dans le prolongement de la téléréalité qui a envahi les petits écrans. Si dans leur ensemble les journalistes sont à mille lieux de telles pratiques, celles-ci rejaillissent inévitablement en assimilant le plus grand nombre à la dérive politique, égotique et nombriliste de quelques-uns. Ceux-ci sont dans la recherche permanente du petit moment dont on parlera au détriment de tout appel à l’intelligence.
L’invitation de Jean Luc Mélenchon aurait dû avoir professionnellement comme seule cohérence l’exposé de ses positions, de son évolution, des raisons pour lesquelles il connaît sur un certain nombre de questions des inflexions, ses propositions pour l’avenir, de la réalité des capacités à gouverner dès maintenant… Les vrais sujets ne manquaient pas, et pourtant…. Ce qu’il aborde au sein de l’hémicycle en qualité de président du groupe parlementaire de la FI aurait mérité du temps pour plus amples explications. Les questions pouvaient alors être sans concession, mais sur un contenu. La Nation, la souveraineté, l’Europe et l’UE, le TAFTA, l’emploi, les salaires, la répartition des richesses, les services publics, voilà autant de thèmes parmi d’autres qui expliquent le score réalisé aux dernières élections présidentielles par JLM. Mais pour en aborder les enjeux, pour tenter de percevoir les évolutions de Mélenchon sur certaines de ces questions essentielles pour gagner une majorité demain, encore faut-il que les intervieweurs y comprennent quelque chose. A voir… Si le « traquenard » révèle un problème d’ordre déontologique, le choix des thèmes abordés pose une grave question journalistique, professionnelle.
La question de la Laïcité ou encore celle du Venezuela était-elle déplacée ? Évidemment pas. A condition toutefois qu’elles soient posées pour obtenir des réponses et non comme des slogans disqualifiant, quoi qu’il soit dit ensuite. Sur ces questions je vais revenir, après avoir tenté de comprendre les raisons qui expliquent l’agressivité à laquelle nous avons pu assister.
Pour quelles raisons ?
Il est fréquent d’être interrogé sur les pressions qui existeraient au sein de la télévision. Les animateurs de « l’émission politique » auraient-ils été contraints, une baïonnette dans le dos, de conduire comme ils l’ont fait leur émission et de réserver ce sort à JLM ? Des exemples de pressions, de censures avérées, de menaces répétées, viendraient accréditer l’idée que la profession fait ce qu’elle peut dans un contexte où beaucoup lui est interdit. Mais au risque de ne pas satisfaire une curiosité au demeurant légitime, il faut bien admettre que dans la quasi-totalité des cas, aucun censeur n’a besoin de faire preuve d’autorité. La situation est beaucoup plus grave que cela. L’auto censure comme l’auto « discipline » fonctionnent à plein, faisant preuve d’une efficacité à toute épreuve.

Lors de la campagne présidentielle, j’avais écrit une « lettre ouverte à mes consœurs et confrères journalistes qui n’ont de cesse d’enjoliver Macron et de noircir Mélenchon »,
http://la-sociale.viabloga.com/news/lettre-a-mes-consoeurs-et-confreres-journalistes .
Illustre inconnu de la majorité des français un an seulement avant l’échéance électorale, Macron a été élu, promu par des milliers d’articles, reportages, interviews, dans les journaux, radios et télés qui appartiennent tous à une poignée d’oligarques qui concentrent pouvoir médiatique, économique et politique. Emmanuel Macron est le président représentant de cette oligarchie, défenseur de ses intérêts. Dans les médias, nul n’est dupe, même si le plus grand nombre dénie la réalité. L’oligarchie possédait déjà la plupart des médias « privés ». Avec l’élection de son candidat Macron, l’oligarchie se retrouve également en position dominante dans les médias publics. Le cordon ombilical entre les chaines publiques et le pouvoir politique n’a jamais été coupé. Selon « l’ambiance », mondes médiatique et politique entretiennent des liens incestueux. La servilité de quelques-uns n’a besoin que de peu de chose pour être confortée. Dans les temps qui viennent, la situation risque de ne pas vraiment s’arranger. Emmanuel Macron vient en effet d’exiger un plan d’économie de plus 50 millions d’euros, et dénonçant sa « mauvaise gestion », « les gaspillages », « la médiocrité des programmes et contenus », il qualifie devant plusieurs dizaines de députés LREM, propos retranscrits dans l’Express, hebdomadaire appartenant au groupe de son ami Drahi, l’audiovisuel public comme « la honte de la république ». Comme pour lui donner raison « l’émission politique » est tombée à pic alors que démoralisation, écœurement et dégout gagnent en profondeur ceux qui font –on devraient faire- la télévision.
Là où ça fait mal
Plusieurs thèmes abordés n’avaient d’autre but que de faire apparaître Mélenchon comme un homme « égotique » ou encore autoritaire susceptible de « péter les plombs ». Certains de ces thèmes sont anecdotiques, d’autres touchent à des questions politiques plus sérieuses.

L’agriculture et le glyphosate : A voir la séquence à laquelle s’est prêté JLM, le seul choix possible serait entre le poison dans le sol, ou le poison dans l’air. Glyphosate contre Fuel…

Ainsi il n’existerait aucun mode de production agricole alternatif ? Rien sur la fermaculture, sur le respect du sol et de l’air dans un mode de production à l’échelle humaine, permettant à la fois agriculture, élevage, et respect de l’agriculteur et de la vie paysanne… Évidemment, l’alternative qu’a voulu imposer « l’émission politique » n’a aucun sens, sinon de vouloir montrer JLM les bottes aux pieds, sans être en rien intéressé par le fond du sujet. Dans les faits, JLM est sorti de la ferme comme il y est entré. Nous n’aurons rien appris sur la politique agricole préconisée par la FI.

La loi travail et la limitation des indemnités aux prud’hommes en cas de licenciement.

Argument éculé dans la bouche qui plus est d’une jeune patronne au look charmant, mais à la théorie beaucoup plus vieille et moins attrayante qu’elle, une ultralibérale qui ne méritait que sourire et condescendance, certainement pas l’énervement attendu par des animateurs ravis.

Venezuela : Là encore l’attaque est gourmande. Un leitmotiv pour JLM. Mais pour quelle raison ?

La question avait déjà pesé dans la campagne présidentielle pour interdire à JLM de se qualifier au deuxième tour. Alors pourquoi se priver ? Évidemment le ton est insupportable, mais le fond ? Ne serait-il pas bénéfique de préciser les relations politiques avec le chavisme autrement que par la seule condamnation –au demeurant plus qu’utile- de l’impérialisme US dont les méfaits en Amérique latine –de l’assassinat de Salvador Allende aux œuvres de déstabilisations multiples- ne sont un secret que pour ceux qui ne veulent ni voir, ni entendre. Mais la question posée demeure. Le Chavisme, le Madurisme ne sont pas des « exemples » qui devraient ligoter toute pensée émancipatrice, et il serait bon de le dire, pour clarifier et surtout pour couper l’herbe sous le pied de tous les déstabilisateurs professionnels.

->Pas un exemple théorique d’abord. Le discours d’Hugo Chavez qui pêle-mêle mélange le christ, Bolivar, Trotski, Staline, Jésus, De Gaulle, etc.… est un fourre-tout pour le moins étonnant et ne saurait servir de boussole.

->Pas un exemple pratique non plus, même s’il est juste d’affirmer haut et fort que l’ancien président du Venezuela a su redistribuer la rente pétrolière tant que la rente existait. Il a su participer à l’amélioration des conditions de vie des pauvres. Mais l’effondrement du prix du pétrole a mis fin à cette politique que nul au sein des producteurs de pétrole n’avait jusque-là mise en œuvre. Tout en constatant les faits, ne serait-il pas utile aussi de situer les responsabilités politiques du chavisme d’une part, la place de la corruption au Venezuela d’autre part, dans la situation du Venezuela. Avec Chavez d’abord, et Maduro ensuite, l’accumulation capitaliste ne repose pas sur la production de richesses, mais sur la capacité à capter les ressources administrées par l’état. Redistribution, clientélisme, népotisme, favoritisme, renvoi d’ascenseur, ou simple illégalité, beaucoup se sont prêtés au jeu qui a consisté à capter les dollars du pétrole…
Un malaise profond et ses causes
Au lendemain de « l’émission politique » de JLM, le journal du dimanche, comme ensuite d’autres organes de presse « main stream », indiquait : « Mélenchon est de retour ». L’émission de France 2 aurait donc sonné le glas des oiseaux de mauvais augure qui annonçaient depuis des mois la dépression du président de groupe de la FI et avec lui la disparition de l’opposition à Macron. Médiatiquement donc, tout n’irait pas si mal. Mais politiquement ?

Il serait absurde de nier une impression de malaise à l’issue de cette émission. La question de la laïcité en révèle l’importance et en dégage les causes.
Sur la laïcité comme sur les autres points fondamentaux qui constituent l’ossature du programme, JLM a un discours sans équivoque : respect de la loi de 1905, condamnation de Macron chanoine de Latran, c’est à dire curé du pape, refus du drapeau étoilé de l’UE dans l’hémicycle, abolition du concordat, opposition résolue au cléricalisme comme à l’islamisme politique, reconnaissance comme seule communauté naturelle de la communauté humaine, comme seule communauté politique de la république qui n’existe que si elle est laïque.

Comble de l’ironie, la laïcité est un des thèmes utilisés pour porter à la FI des attaques d’une violence inouïe. C’est la parole de Danièle Obono, député de la FI, proche des communautaristes, qui est utilisée à cette fin. Nous avions déjà indiqué sur notre site les ambiguïtés de la députée de la FI sur sa proximité sinon avec l’islamisme politique, du moins avec des forces qui au nom du combat antiraciste sont le fer de lance de l’islamisme politique. http://la-sociale.viabloga.com/news/mais-qu-allait-donc-faire-daniele-obono-dans-cette-maudite-galere .
Dernièrement, dans une interview radiophonique, elle explique « respecter la militante antiraciste » Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des indigènes de la République, tout en précisant n’être pas d’accord avec tout ce que dit cette « camarade ». Le PIR est un parti racialiste, antisémite et communautariste opposé aux valeurs de la République. Point besoin de faire le tri pour savoir avec quoi être d’accord ou pas avec l’ennemi de la Liberté, de l’égalité, de la fraternité, de la laïcité. Il n’y a pas d’accord possible. Sentant qu’elle se trouve au centre d’une polémique difficile à assumer sinon en entrant en opposition frontale avec la FI, Danièle Obono « s’excuse », réaffirme des « valeurs communes », tout en se situant dans le « camp antiraciste » qui constitue la jonction avec le PIR et le combat anti-laïque. Un pas en avant, un pas en arrière et on continue ?

Si cela est possible, n’est-ce pas inhérent à ce qu’est la FI comme mouvement ? N’est-il pas incroyable qu’à intervalles réguliers, D. Obono en rajoute une couche, créant trouble et confusion ? Dans quel but ? Et comment ne pas voir que cela nuit d’abord à la FI et à sa figure de proue, JLM ? Derrière cette situation ubuesque, n’est-ce pas tout compte fait une ambiguïté qu’il serait bon de dissiper que paie la FI ?

La FI a fait ses preuves durant la campagne électorale des présidentielles. Elle a su amalgamer des courants très différents, réunis sur un but commun, l’élection de JLM. Peu importaient alors les divergences possibles sur une question ou une autre, dès lors que tous étaient animés par une même bataille, celle qui devait permettre l’élection du candidat. Partant de là, JLM pouvait fort bien proclamer que « la force de la FI est qu’elle est un mouvement, elle n’est pas un parti, et donc n’a pas besoin d’une homogénéité des pensées mais a besoin d’une homogénéité de l’action ». Mais que peut devenir ce cadre hors la campagne électorale. Il existe là un double écueil qu’il faut bien prendre en considération :

Structurer la FI sur une ligne plus précise que l’avenir en commun, qui nécessite pour être définie un véritable débat démocratique, et qui présente donc le risque d’affrontement non maitrisés, de ruptures et de scissions, dont les organisations politiques traditionnelles ont été coutumières.
Maintenir la FI telle quelle basée sur la recherche d’une « homogénéité de l’action » et non « une homogénéité des pensées », ce qui permet à chacun de dire un tout et n’importe quoi. JLM indique aux assises de Clermont Ferrand du 30 novembre « qu’il n’y a pas de police de la pensée » ou encore que « personne n’est obligé de répéter ce que je dis ». Mais derrière cette grande libéralité qui nie la construction d’un parti sur un programme, ce sont plusieurs programmes qui sont avancés, selon que JLM parle ou par exemple que D. Obono ait la parole. Laïcité d’une part, communautarisme de l’autre. Et confusion peu susceptible de rallier l’électeur qu’il faudra gagner.

La FI pour quel but ?
La question que doit se poser la FI est celle de savoir comment gagner ces 50% et plus d’électeurs qui ne vont plus aux urnes ? Comment rallier ces millions qui ont été égarés dans le vote contestataire Le Pen et qui comprennent de plus en plus l’escroquerie du FN ? Comment redonner envie de prendre ses responsabilités à ces millions d’ouvriers, de salariés, de jeunes désabusés, écœurés ? Comment gagner la majorité pour gouverner ? Telles sont les questions qui devraient mener la réflexion et permettre d’aborder l’avenir de la FI.

Si la crainte de l’éclatement de la FI est légitime, ne faut-il pas en redouter les causes possibles, dont un fonctionnement qui permet à chacun de dire son point de vue au nom de la totalité, sous prétexte qu’il vaudrait mieux privilégier l’homogénéité d’actions et non l’homogénéité des pensées ? La question de la laïcité pourrait faire école.

Mais il y a plus. Les questions qui mobilisent et rassemblent sont apparues à Clermont Ferrand dans les réactions de délégués présents lors du discours d’ouverture de JLM. A l’applaudimètre, les thèmes chers aux participants sont ceux de la mobilisation ouvrière contre le MEDEF, ceux du combat syndical et politique pour la défense de l’emploi, du salaire et des droits, ceux de la rupture avec les traités qui font de l’UE un carcan contre les peuples au service de la finance, ceux du combat sans concession contre le capitalisme, ceux qui affirment la nécessité d’une politique claire, nette, sans compromis, sans tambouille sur les bases de la république sociale et laïque.

Ainsi les thèmes chers à la petite bourgeoisie des centre villes, aux bobos de l’hexagone, ou aux communautaristes qui sévissent dans certains quartiers populaires sont relégués quand ceux qui se trouvent au cœur de la lutte des classes sont plébiscités. N’y a-t-il pas là leçons à tirer, dont la première : c’est bien autour du débat d’idées, de « l’homogénéité de la pensée » sur l’essentiel, qu’il sera possible de rassembler et de gagner.

Jacques Cotta
Le 14 décembre 2017

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PPS RETRAITES

Le niveau des retraites dépend avant tout de la richesse produite et non pas du nombre de salariés. Compte tenu des gains énormes de productivité obtenus ces dernières années, de l’optimisation des moyens de production, on produit plus avec moins de personnel. Certaines entreprises ont doublé leur bénéfice avec 30% de personnel en moins. Le niveau des retraites ne doit donc pas dépendre du nombre d’actifs.

Cliquez sur le lien ci dessous et faites suivre….

RETRAITES

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LA FRAUDE DES MOTS

Si  les  mots  ont  un  sens,  leur  mauvaise  utilisation  peut  nuire  gravement  à  la démocratie.  La  manipulation  du  langage  est  une  constante  de  tous  les  régimes totalitaires. Cela leur permet de changer le monde à leur avantage. Aucun mot n’est anodin, surtout utilisé par des spécialistes en communication.

Pour faire croire que dans une entreprise tout le monde est logé à la même enseigne, on ne parle plus de salariés mais de : «collaborateurs». Bien sur parfois il arrive que l’on  soit  obligé  de  se  séparer  de  ses  collaborateurs,  lorsque  par  exemple  les actionnaires demandent plus de dividendes, pardon, lorsque que l’on veut consolider l’entreprise pour lui permettre d’affronter la concurrence.

On  licencie  moins  (bien),  on  restructure  (pas  bien).  Les  «restructurations»  sont obligatoires  pour  faire  face  aux  défis  de  notre  temps  :  c’est  à  dire  une  meilleure exploitation des salariés. On se sépare donc d’une partie de ses collaborateurs, et pour ceux  qui  restent  on  négocie  «la  flexibilité»,  que  l’on  peut  traduire  par  la  mise  à  la disposition de l’employeur, ce que l’on appelait autrefois exploitation patronale.

Il faut aussi améliorer la «communication», c’est à dire intensifier la propagande du MEDEF  via  le  gouvernement  et  les  différents  médias  pour  baisser  «les  charges patronales»,  autrefois  dénommées  cotisations  sociales  patronales.  Faire  comprendre aux  salariés  que  leurs  «acquis  sociaux»  doivent  être  supprimés  pour  faire  face  aux difficultés  de  l’entreprise  et  affronter  la  mondialisation.  En  clair  pour  rémunérer grassement les actionnaires avec des stocks options, des bonus et des parachutes dorés.

Répéter inlassablement que les caisses sont vides que «l’état providence»ne peut pas tout.  Mais  peut-être  devrions  nous  plutôt  parler  d’état  re-distributeur,  ce  qui  sous-entend que s’il y a redistribution c’est qu’au départ il y a des inégalités. Et l’on retombe sur l’épineux problème du partage des richesses. Et comme la redistribution ne se fait que dans un sens, il faut en conclure que la providence ne se fait que pour une poignée de privilégiés proches du pouvoir, pour lesquels les caisses ne sont jamais vides !

Pour  faire  avancer  le  pays  nos gouvernants   parlent  constamment  de  «réforme  de l’état», que l’on peut traduire par destruction des services publics. Ceci dans le but de brader  la  santé,  l’éducation,  l’énergie  …  aux  entreprises  des  amis  choisis  par  le pouvoir. Ces entreprises auront des collaborateurs, et pour améliorer la rentabilité on effectuera des restructurations. La baisse des charges et la flexibilité ne suffisant pas, l’État  providence,  qui  fonctionne  très  bien  pour  eux,  viendra  à  leur  secours,  et  le contribuable mettra la main à la poche. Le public finance le privé !

Il faut sortir le pays de «l’immobilisme», attention ne pas croire que l’on parle de ces familles qui sont aux affaires depuis des générations. Non, on parle de ces millions de travailleurs qui après de difficiles luttes ont réussi à améliorer leurs conditions. Cela n’a jamais plu à une droite revancharde.

Après  toutes  ces  réformes  vous  avez  de  grandes  chances  de  vous  retrouver  au chômage, c’est à dire en «période d’inactivité». Et là vous risquez de culpabiliser car qui dit inactif dit un peu fainéant. Mais le bon coté de la chose, c’est que même si vous êtes  au  fond  du  trou,  que  vous  devenez  un  déchet,  sachez  que  maintenant  avec  le parler écologique on «valorise les déchets»

«Lorsque les mots perdent leurs sens, les gens perdent
leur liberté»………CONFUCIUS

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POLICE, PERSONNE NE BOUGE !

J’ai un super boulot, je passe mes journées à draguer les filles. Je déambule dans la voiture de service, coté passager, le bras à la portière, ray-ban et chemise entrouverte. Ce que j’adore, c’est doubler les voitures qui respectent les limitations de vitesse. Tu les toises du regard, tu te sens supérieur, c’est toi le boss, t’es un winner ! C’est comme quand un feu rouge est trop long, un coup de sirène et tu le grilles, et les autres restent comme des cons à attendre le feu vert.

A Strasbourg, pour le sommet de l’Otan, on se faisait chier. Nous étions postés sur un monticule de terre surplombant les manifestants qui défilaient au dessous de nous. A un moment, un gars d’une autre unité a ramassé une pierre et l’a jetée sur les manifestants, ça a été le signal, nous les avons canardés comme des malades. C’est moi qui tire le mieux, j’ai eu deux «pétasses» en pleine tête !

J’aime bien les manifs, on se déguise en manifestants, et on casse des vitrines. On tire même des bouteilles sur nos collègues qui sont en uniforme et qui n’attendent que ça pour charger sur tous ces dégénérés qui hurlent des slogans. Parfois, c’est compliqué parce que ce sont des mecs de groupes d’extrême droite qui viennent foutre le bordel, et eux on n’a pas le droit de les cogner, il faut les laisser se tirer. Heureusement il y a des codes pour les reconnaître.

La nuit quand on fait des contrôles, on connait les endroits ou des occasionnelles font des passes pour boucler les fins de mois. Elles n’ont pas de souteneurs, alors on se fait un petit extra. De toute façon elles ne vont pas porter plainte ! Parfois en plus de baiser à l’œil, on leur soutire un peu de pognon, le super pied ! Le soir on aime bien contrôler des jeunes qui rentrent seuls, le jeu c’est de les secouer et les insulter jusqu’à ce qu’ils pètent un plomb. Alors là c’est gagné, hop, une garde à vue ! C’est facile de remplir ses objectifs!

Quand il y a des embouteillages, on met le gyrophare, deux collègues descendent de la voiture, font garer la populace et en avant. Nous on passe, les autres se démerdent. Dans les quartiers, ils nous aiment pas, nous non plus, mais s’ils sortent de leur territoire alors là on rigole : contrôles, mises à terre, clefs de bras, crachats, insultes, c’est nous les plus forts ! Après, il suffit de dire que des jeunes ont lâchement agressé des forces de l’ordre et le tour est joué : le 20H en fait sa une !

La journée, quand on croise une autre patrouille, on s’arrête pour discuter, parfois en plein rond point. On se gare à l’arrache, et personne n’ose rien dire. Les gens ralentissent, ils ont peur. Personne ne l’ouvre, j’aime ça. Et si quelqu’un fait le malin, on le contrôle et on le verbalise.

Tout a basculé, lorsque j’ai eu besoin d’argent pour payer mes dettes de jeux, et oui je dépense plus que je ne gagne. J’ai décidé de me faire une banque, je suis pas plus con qu’un autre. Le jour «j», j’enfile ma cagoule, j’entre dans la banque, je sors mon flingue et je crie «police, personne ne bouge». Putain de merde, en plus c’est la voiture de service que j’ai garée devant la banque. J’ai dû trop fumer hier soir, pourtant je le sais: la fumette après la coke et le whisky, c’est pas bon!

«La question n’est pas de savoir pourquoi il y a des gens qui jettent des pierres sur la police, mais de savoir pourquoi il y en a si peu»…….W. REICH (1897-1957)

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Les services publics, un modèle de société…

que le gouvernement Macron Philippe menace un peu plus au profit de l’oligarchie, au détriment du plus grand nombre.

Par Jacques Cotta • Actualités • Dimanche 08/10/2017 • 0 commentaires  • Lu 125 fois •

Alors que le ministre de « l’Action et des comptes publics » va lancer les « états généraux de la fonction publique » dans les semaines qui viennent, dans le but de « consulter les syndicats » pour revoir « le statut des fonctionnaires », « les salaires » et « l’externalisation des missions », Emmanuel Macron a personnellement donné le ton. En plein débat sur les ordonnances destinées à détruire le code du travail, le président de la république et le gouvernement mettait sur l’ouvrage le dossier de la SNCF et des cheminots. Les termes ne sont pas nouveaux. « Implication », « politique du résultat », « évaluation », « reconnaissance du mérite contre les avantages acquis », « individualisation du revenu », « privilèges » … Derrière la façade « réformatrice », c’est la liquidation qui est à l’ordre du jour, liquidation du statut, de la fonction, des postes. Dans les quinquennats précédents, les présidents Sarkozy et Hollande ont respectivement mis en œuvre la RGPP et la LOFT censées diminuer le nombre de fonctionnaires et imposer au détriment du service rendu une politique du chiffre et du rendement. Avec les dernières primaires, leurs adeptes se sont lâchés. François Fillon préconisait la suppression de 800 000 postes, puis 500 000, nombre auquel se ralliait Bruno Le Maire. Et Macron 120 000. Mais la question n’est pas comptable. Il s’agit d’abord de la possibilité pour l’état d’assurer un minimum de liens, de vie aux citoyens en tous lieux du territoire. Il s’agit de respecter les principes qui nous fondent d’égalité, de solidarité, de liberté, de fraternité et de laïcité. Moins d’écoles, moins d’hôpitaux, moins de postes, moins de trains, moins de… représentent autant de difficultés insurmontables pour ceux qui en ont le plus besoin. Mais il y a plus grave. Derrière cette politique constante alignée sur les diktats de l’union européenne, c’est une conception de la vie qui s’affirme, celle du chacun pour soi et du tous contre tous, celle qui ne peut profiter qu’aux fortunés au détriment du plus grand nombre. Dans deux de mes livres « Qui veut la peau des services publics[1] » et « Un CDD sinon rien[2] », je reviens sur ces enjeux qui tracent une frontière indépassable et qui donnent l’importance des mobilisations pour la défense et l’extension des services publics. Un peu d’histoire notamment pour venir au secours du bien commun. En voici ici quelques extraits.

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L’origine du statut est éclairante à deux titres au moins. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le statut des fonctionnaires se veut un garde-fou démocratique contre les dérives inscrites dans l’histoire de France. Il est en effet issu d’une volonté politique du conseil national de la résistance contre l’attitude d’une partie de la haute fonction publique, notamment du conseil d’état et de la magistrature, qui durant la période d’occupation s’est soumise aux ordres collaborationnistes de Vichy[3]. Ensuite, contrairement à l’idée reçue, les syndicats[4] sont alors opposés au statut au profit de conventions collectives, car ils craignent d’être mis sous domination de l’état. La spécificité du statut impose en effet par voie législative et réglementaire les conditions de rémunération, d’emploi et de promotion des fonctionnaires. Le fonctionnaire, contrairement au fonctionnement théorique du privé, n’est pas dans le cadre d’un contrat révisable, négociable, mais soumis aux aléas du politique qui peut changer la loi. Les avantages de la fonction ne constituent pas pour le fonctionnaire des droits acquis. Le statut des fonctionnaires n’accorde par définition aucun des privilèges si chers au monde de l’entreprise. Derrière les condamnations qui visent les fonctionnaires et leur statut, c’est la fonction publique en tant que telle, les services publics, qui sont visés, c’est en définitive l’état comme outil collectif incarnant la défense du bien commun susceptible d’imposer des contraintes, même de façon mesurée, aux intérêts privés.

La remise en cause du statut des fonctionnaires est aussi une remise en cause directe de nos principes républicains d’où sont issus les fameux « privilèges » si souvent dénoncés. D’abord le principe d’égalité fondé sur la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789[5] qui indique que « tous les citoyens étant égaux… sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités, et sans autre distinction que celles de leurs vertus et de leurs talents ». C’est le concours qui permet à chaque citoyen d’accéder à la fonction publique, et non les accointances, le « piston », le favoritisme, ou tout simplement la « tête du client ». Ensuite le principe d’indépendance du fonctionnaire qui signifie que les fonctionnaires ne sont pas tenus de faire acte d’allégeance au pouvoir en place, mais de « servir avec loyauté ». Ils doivent être protégés des pressions du pouvoir politique, comme des pressions des administrés. C’est pourquoi ils ont la sécurité de l’emploi, les garanties statutaires, le principe de la carrière, la séparation du grade et de l’emploi qui permettent d’assurer cette indépendance. Là encore, point de privilège, mais seulement les conditions indispensables à la fonction. Enfin le principe de responsabilité, lui aussi issu de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen[6] qui indique que « la société a droit de demander des comptes à tout agent public de son administration ».

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Ainsi, c’est la force potentielle des six millions de fonctionnaires et travailleurs sous statut des entreprises publiques qui inquiète. Ils représentent plus du quart de la population active et constituent un môle de résistance à la logique dévastatrice d’une économie de marché ouverte régie par la loi de « la concurrence libre et non faussée ». C’est en cela que le statut de fonctionnaire qui unifie encore des millions de salariés au service de l’intérêt général et non des intérêts particuliers est insupportable aux « libéraux » qui font de la concurrence et de la sélection leur obsession. Le statut de la fonction publique doit d’autant plus disparaitre aux yeux des partisans de la déréglementation tous azimuts qu’il constitue un verrou sur la voie du démantèlement de la « république sociale[7] » inscrite dans l’article 1 de notre constitution[8].  En en faisant une cible, ils cherchent en fait une « revanche » sur l’histoire, un retour en arrière qui tire un trait sur les périodes de grandes conquêtes sociales, 1936, les années d’après-guerre, et aussi la période des années 1980 durant lesquelles sous l’impulsion d’Anicet Le Pors, la fonction publique a trouvé un nouveau souffle.

Au lendemain de la victoire de l’union de la Gauche et de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la république, les lois de décentralisation dites « lois Deferre » donnent aux collectivités territoriales une série de missions relevant de l’état et entrainent donc un transfert important de fonctionnaires vers les départements[9]. C’est ainsi qu’en réponse à cette situation nouvelle, le statut de 1946 est conforté, étendu, renforcé, en couvrant l’ensemble des agents publics que l’on pouvait considérer comme des fonctionnaires, c’est-à-dire les personnels de l’état, des collectivités territoriales, et des services hospitaliers. La mobilité entre la fonction publique d’état et la fonction publique territoriale est posée comme une garantie fondamentale. Le droit de grève est inscrit explicitement. Les organisations syndicales sont désignées comme négociatrices auprès des pouvoirs publics et des droits syndicaux sont étendus[10]. C’est aussi cela que les opposants au statut veulent remettre en cause.

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Concernant la rémunération des fonctionnaires, le gouvernement veut en accentuer « l’individualisation », afin de tenir compte « du mérite, de l’implication, de l’expérience, des résultats », ce qui nécessite une « évaluation » des fonctionnaires sur des critères imposés qui ne correspondent souvent plus à l’intérêt général mais à des impératifs politiques ou économiques qui lui sont étrangers. Comment évaluer le mérite d’un policier ? D’un juge ? D’un enseignant ? Par des statistiques ? Par le nombre de PV ? le nombre d’incarcération ou au contraire de mises en liberté ? Par le pourcentage de reçus au baccalauréat ?  Mais que dire de la mission, des contenus, de l’éthique qui préside normalement à la fonction ?

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De façon générale, la remise en cause du statut à travers « l’individualisation des rémunérations » conduit à transformer les fonctionnaires en « auto-entrepreneurs » obnubilés par le chiffre, par l’obtention de résultats individuels. D’ailleurs, tout logiquement, le chef de l’état préconise la possibilité pour les « nouveaux entrants » dans la fonction publique « de choisir entre le statut de fonctionnaire ou un contrat de droit privé négocié de gré à gré ». La « culture du concours » et « la notation » sont critiquées. Enfin il est proposé de donner la possibilité à tous les fonctionnaires de « quitter la fonction publique contre un pécule » et de faciliter « la mobilité dans le secteur privé ». Les notions d’impartialité et d’imperméabilité aux intérêts privés garanties normalement par le statut disparaissent. Le signal est donné avec l’accord de la CFDT, de la CFTC et de l’UNSA d’un déroulement de carrière dans la fonction publique qui s’apparente plus à la gestion de l’emploi qui existe dans le secteur privé qu’à celle qui est régi par l’existence du statut.

Ouvertement, le chef de l’état demande que « les corps » de la fonction publique soient relativisés[11]. Derrière les termes administratifs qui semblent compliqués, il s’agit là d’une attaque directe, explicite, contre le statut des fonctionnaires. En France en effet, la fonction publique d’État, c’est-à-dire l’ensemble des fonctionnaires travaillant dans les administrations et organismes publics à caractère administratif de l’État, est divisée en corps correspondant à des statuts, attributions et grilles de paie précis. Ces corps sont eux-mêmes divisés en grades ou classes. S’il existe de nombreux corps, souvent mis en avant pour expliquer les difficultés de moderniser la fonction publique, seuls quelques dizaines concernent la grande majorité des fonctionnaires[12].  Chaque corps possède un statut particulier qui permet son fonctionnement, chaque statut particulier étant rattaché au statut général de la fonction publique. La relativisation d’abord, la suppression ensuite des différents statuts particuliers aboutirait à l’explosion du statut général et de la fonction publique telle que nous la connaissons et en bénéficions.

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Évidemment, toutes les atteintes au statut détruisent les valeurs intrinsèques de l’engagement des agents publics, leur fonctionnement en réseau et en équipe, et diminuent la confiance dans les fondements de la république.

(…) Avec la diminution des moyens, les citoyens dans leur ensemble sont les premières victimes de l’atteinte au statut de la fonction publique qui en dénature ou en impuissante les missions.

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Ainsi, la remise en cause du statut général de la fonction publique, la fusion des corps et la destruction des statuts particuliers, la réforme générale des politiques publiques annoncent des temps difficiles pour les fonctionnaires bien sûr, mais aussi et surtout pour la collectivité. D’autant que dans cette voie, l’imagination est sans limite…

 

Jacques Cotta

Le 8 octobre 2017

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MACRON : Les dessinateurs sont déjà au taquet !

Bonjour a tous ,

Je ne sait pas mais a moi sa me plait , c’est de la vérité vrai, cliquez sur le lien  et dite moi ce que vous en penser.

Les dessinateurs sont déjà au taquet !

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