ON PEUT CONTINUER A SE REGARDER LE NOMBRIL … mais un jour il faudra bien faire quelque chose, non ?

Posté par 2ccr le 6 novembre 2015

 continuerLa casse du code du travail, la destruction des services publics, la réforme des retraites et bientôt la destruction de la sécurité sociale, rien n’arrête l’appétit insatiable des capitalistes. La méthode dure de la droite ou douce du parti socialiste vise le même but, la concentration des richesses entre les mains d’une minorité. A force d’expliquer qu’il n’y a pas d’autre alternative, que nous vivons dans un monde global, l’idéologie dominante a réussi à nous faire croire que nous vivons du mieux qu’il est possible, et même que nous vivons au-dessus de nos moyens. Par contre il n’est pas question de remettre en cause le luxe et le faste dans lequel eux-mêmes évoluent. Ils ont réussi ce tour de force de faire la révolution des riches avec l’assentiment et l’approbation des plus démunis !

Le système est bien rodé, les élections maintiennent une illusion démocratique, mais  remarquez bien que lorsqu’ils arrivent au pouvoir les différents partis s’empressent de nous faire croire qu’ils sont prêts à faire le maximum pour notre bien être, mais que malheureusement la conjoncture économique ne le permet pas : alors ils continuent la politique précédente … plus ou moins vite, en plus ou moins pire ! Les classes dirigeantes se donnent les moyens de leur utopie : nous domestiquer ! C’est pour cela qu’ils font la révolution !

Le système politique dans lequel nous vivons aujourd’hui, en France, et dans les autres pays européens est étiqueté « démocratique ». Il en a l’apparence, l’illusion du fonctionnement, et le discours officiel, largement intégré par le peuple auquel il est interdit de penser autrement. Cette méthode Coué, si confortable, évite de nous rendre compte du chemin sur lequel nous sommes et qui nous conduit à la catastrophe. La faute revient également aux moutons, pas ceux qui ont quatre pattes et de la laine, non, je parle de ceux qui sont sur deux pattes et qui se laissent tondre comme des cons. On peut continuer à se regarder le nombril pendant encore des années, mais un jour il faudra bien faire quelque chose, non ?

Pourquoi supprime-t-on des emplois, tant publics que privés ? Pourquoi les travailleurs subissent le blocage des salaires, et pour certains basculent dans la pauvreté ? Pourquoi nos conditions de travail ne cessent elles de se dégrader ? Pourquoi casse-t-on nos services publics à coup de démantèlements et de privatisations ? Pourquoi tant de retraités dans la misère, tant de salariés obligés de travailler plus longtemps, quand tant de jeunes galèrent à la recherche d’un premier emploi stable qualifié ? Pourquoi des travailleurs s’épuisent, meurent du travail, quand d’autres souffrent de ne plus en avoir ? Pourquoi plonge-ton les salariés dans la précarité en votant l’austérité budgétaire ? Pourquoi les restructurations et les délocalisations sont-elles devenues monnaie courante ?

Parce que la population le veut bien. Il est temps d’arrêter de rechercher en vain l’homme ou la femme providentielle et de s’emparer tous ensemble de la chose publique. Nous ne pouvons pas continuer à déléguer nos vies à des professionnels de la politique : la politique est l’affaire de tous! Mais il est plus facile de vaquer à ses petites affaires, de fermer les yeux et de chercher des boucs émissaires pour excuser son propre renoncement. Parce que nous arrivons à un tournant de société, et qu’une énorme majorité de gens, a vécu pénarde, sans penser aux lendemains, L’imprévoyance se paie. Mais c’est moche, terriblement moche pour nos enfants.

En l’espace de quelques années, les différents gouvernements ont réussi un véritable tour de force : transformer les opprimés et les déshérités en ennemis des classes populaires. La femme de ménage épuisée peste contre le RMIste du palier, l’ouvrier au chômage se met à haïr le travailleur étranger et le Rom pourchassé, les militants syndicaux sont montré du doigt, et les fonctionnaires présentés comme des privilégiés. Pendant ce temps, on oublie la suppression de l’ISF, l’augmentation faramineuse des revenus des patrons et les dividendes indécents des actionnaires du CAC 40. Plutôt que de songer à vous rebeller, pour les élites qui nous gouvernent il est préférable que vous jalousiez votre voisin, et que vous montriez du doigt le pauvre, le faible, l’étranger ou le fonctionnaire !

Quand à ceux qui se pensent plus riches qu’ils ne sont, rappelons que 20% des français croient faire partis des 1% les plus riches, je pense sincèrement qu’ils se trompent de combat. Car lorsque l’on voit l’artisan ou le boulanger du coin voter pour le même candidat que les Dassault, Tapis ou Lagardère alors que leur intérêts sont diamétralement opposés, l’on se dit que l’ignorance et la bêtise font les choux gras du système capitaliste. Si les uns brassent des milliards et influent sur les décisions politiques, les « Winners » du coin sont plus proches du Rmiste … ou même du SDF !

C. COMSA

« Tout pouvoir est méchant dès qu’on le laisse faire; tout pouvoir est sage dès qu’il se sent jugé »… Alain

Publicités

A propos lucien57

Jeune homme d'un certain age mes hobby sont l'Informatique le jardinage,La cuisine.J'aime tout ce qui est nature ,les grands espace, la faune , la flore , la mer enfin la mère nature qui !elle a toujours le dessus.Je m’intéresse a tout,politique ,société et tout ce qui va avec.
Cet article, publié dans Société, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s