LE 1er FÉVRIER 1954

g-pauvres

Le lundi 1er février 1954, Henri Grouès, dit l’Abbé Pierre, lance sur Radio-Luxembourg un appel qui fera date. Durant 4 minutes, le fondateur d’Emmaüs exhorte les Français à «l’insurrection de la bonté», déclenchant une pluie de dons pour les sans-abri. Le 4 octobre 1993, l’abbé Pierre prononce à nouveau son appel … et force est de constater que cet appel a été un coup d’épée dans l’eau ; entre 1954 et aujourd’hui la pauvreté est toujours présente, et elle ne cesse même de progresser. Depuis on a fait également « les restos du cœur » qui sont un véritable succès vu le nombre grandissant de bénéficiaires… La preuve que ces appels de l’abbé Pierre et de Coluche, même s’ils partaient , on ne peut en douter, d’un bon sentiment n’ont finalement rien changé à la situation des plus démunis.

La charité ne fait qu’entériner l’existence de la souffrance et renonce à en corriger la  cause.  Il  est  plus  facile  de  mobiliser  l’émotion  que  remettre  en  cause  une politique.  Au  contraire  cela  sert  souvent  à  la  justifier.  Chacun  se  donne  bonne conscience en participant à ces grands shows médiatiques, et passe sous silence le pourquoi de la situation. Quelqu’un a dit «quand je fais l’aumône aux pauvres, on dit que je suis un saint. Quand j’explique pourquoi ils sont pauvres on dit que je suis communiste».

Combien  de  pauvres,  combien  d’exclus  qui  bénéficient  de  charité  ou  qui  vont manger aux restos du cœur, ne vont pas voter, ou pire, votent pour ceux qui les ont plongés dans la misère. C’est pourquoi distribuer de l’aide sans expliquer aux individus les raisons de leur situation ne sert à rien. Pire, cela conforte le système, car ils pensent que c’est grâce au système qu’ils reçoivent de l’aide. Comme sur l’alcool,  ou  les  paquets  de  cigarettes  il  est  inscrit  une  mise  en  garde,  sur  chaque paquet de pâtes, d’huile ou de conserve distribué, il faudrait mettre une étiquette: «le capitalisme vous a baisé».

Toutes les associations qui aident les pauvres et les laissés pour compte feraient bien  de  revendiquer  l’abolition  de  la  misère,  plutôt  que  de  l’accompagner  Maintenir les pauvres dans leur sort par une charité institutionnalisée via le RSA, le RMI ou les diverses aides sociales, permet de passer sous silence les véritables flots  d’argent  que  l’on  distribue  aux  plus  riches  :  le  paquet  fiscal  ou  les remboursements d’impôts n’en sont qu’une partie ! Et ce sont les contribuables qui payent l’addition !

La redistribution ne doit pas se faire sous forme de charité spectacle ou charité business, la redistribution doit se faire par un partage équitable des richesses. De l’argent il y en a, il y en a même beaucoup, et en allant le prendre là où il se trouve on pourra sans difficulté subvenir aux besoins de l’ensemble de la population. Ce n’est pas un choix économique, c’est seulement un choix politique !

« La pauvreté n’est pas une fatalité, c’est le résultat d’une politique »

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A propos lucien57

Jeune homme d'un certain age mes hobby sont l'Informatique le jardinage,La cuisine.J'aime tout ce qui est nature ,les grands espace, la faune , la flore , la mer enfin la mère nature qui !elle a toujours le dessus.Je m’intéresse a tout,politique ,société et tout ce qui va avec.
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