Je voterai Mélenchon… … Au premier et deuxième tour

A une semaine du premier tour des présidentielles, il faut sortir des apparences, des petites phrases et des manœuvres multiples, pour se déterminer sans aveuglement, sans illusion, mais avec détermination. Quels sont les raisons qui peuvent amener à voter, et pour qui ? Un vote n’a de valeur que s’il présente la possibilité de modifier la réalité. A l’inverse si voter ne peut rien changer, alors pourquoi voter ? Tel est le critère principal. Voilà pourquoi je voterai Jean Luc Mélenchon au premier tour et au second ! Je voterai Jean Luc Mélenchon parce qu’un score le plus élevé possible du candidat de la « France Insoumise » portera un coup magistral à la 5ème république en pleine décomposition, à la pourriture qui s’étale sous nos yeux, notamment dans cette campagne électorale. Je voterai Jean Luc Mélenchon car quel que soit le résultat final, le parti socialiste qui porte une part essentielle des responsabilités dans la situation que nous connaissons ne se relèvera pas et que s’ouvrira de fait une nouvelle période de recomposition dans laquelle la démocratie devra être le cœur des préoccupations. Je voterai pour Jean Luc Mélenchon pour ce qu’il dit lorsque dans ses interventions il dégage les questions sociales, politiques et économiques incontournables.

Et je voterai aussi pour Jean Luc Mélenchon car ce vote est d’abord le moyen d’éviter le pire.

Le pire, Hamon, Macron et les autres…

Je ne veux pas ici redévelopper les raisons pour lesquelles tous les autres candidats qui ne sont pas de simples candidats de témoignages poussent par leur présence et leur programme au choix de Mélenchon. Fillon et Le Pen bien sûr. Mais aussi :

-> Benoit Hamon candidat officiel du parti socialiste (si cela a encore un sens). Ses positions sont profondément réactionnaires. Elles concernent notamment l’Européisme, l’assistance en lieu et place du travail, le communautarisme… Le concernant, je renvoie à mon papier : « Hamon, Ha NON ! » qu’on trouvera en cliquant sur le lien :
http://.viabloga.com/news/hamon-ha-non

-> Emmanuel Macron, candidat de la mondialisation capitaliste sans limite, candidat attrape tout dont les partisans vont de Robert Hue à d’anciens ministres chiraquiens pour aboutir à Valls et autres ministres socialistes. Le concernant je renvoie à mon papier : « Macron, l’ombre portée de Hollande » qu’on trouvera en cliquant sur le lien :
http://.viabloga.com/news/macron-l-ombre-portee-de-hollande

Si Jean Luc Mélenchon peut permettre par son élection d’éviter le pire, ce sont aussi ses positions qui justifie un choix clair et net.

Les positions de Mélenchon

 -> Au titre des aspects positifs, Jean Luc Mélenchon exprime des positions qui tranchent :

♣ Sur la question des institutions d’abord, même si la proposition d’une constituante souveraine pour jeter à bas la 5ème république et pour établir les bases d’une 6ème république peut paraître complexe dans sa mise en œuvre à froid, sans processus révolutionnaire permettant d’en jeter les bases. Il aurait par exemple été possible de proposer dès son accession au pouvoir un toilettage constitutionnel avec suppression de l’article 16, du 49.3, de la coïncidence des calendriers électoraux, l’établissement de la proportionnel pour porter un coup fatal à « la république des copains et des coquins ». Retenons cependant que la constituante mise en avant par le candidat de la France Insoumise fait appel de fait à une mobilisation populaire et que là est sans doute son mérite essentiel.

♣ Sur la défense des droits des travailleurs, la primauté de la loi sur le contrat, l’interdiction des licenciements, la liquidation de la loi El Khomri ….

♣ Sur la laïcité. Il réclame –il est d’ailleurs le seul à le faire- la suppression du statut concordataire d’Alsace Moselle.

♣ Sur l’école aussi, ou encore sur les services publics qu’il déclare vouloir sauvegarder, reconquérir et élargir lorsque le discours général qui annonce la liquidation de centaines de milliers de postes de fonctionnaires propose de toujours plus les sabrer.

♣ Sur l’écologie, la question du nucléaire…

♣ Sur la souffrance animale illustrée par les images qui circulent de certains abattoirs, sur la souffrance humaine qui lui est liée, sur le respect de la vie et de la mort…

♣ Sur la culture et les arts…

-> Au titre des avancées incontestables de Jean Luc Mélenchon, sa position sur la Nation et sur la souveraineté :

♣ Ainsi, le candidat de la France Insoumise exprime sans ambiguïté la nécessité de retrouver notre souveraineté sur le plan international notamment en quittant l’OTAN et en cessant donc de nous engager dans le dispositif militaire américain, dont les aventures menacent la paix du monde et donc du continent.

♣ Il s’exprime pour le refus du CETA ce qui indiscutablement va dans le bon sens.

Mais sur la question de l’Union Européenne qui concerne notamment sur le fond la possibilité de mettre en œuvre les mesures sociales et économiques que lui-même préconise, sa position est plus floue et rappelle dangereusement l’épisode grec.

♣ D’une part il préconise « un plan A » visant à renégocier les traités pour garantir à chaque nation le droit de mener la politique économique et sociale décidée par le peuple. Cela pour « refonder l’union européenne ». Discours qui en soi rappelle les diverses variantes chères à « la gauche » d’une « autre Europe » ou encore « d’une Europe sociale ».

♣ Mais d’autre part, il évoque la possibilité (plus que vraisemblable) que cette renégociation échoue et envisage donc un « plan B » visant à refuser au nom de la France d’appliquer la discipline de l’union européenne. Cette formulation est nouvelle. Cette position est indiscutablement une avancée, mais présente des dangers réels dont le candidat de la « France Insoumise » se veut conscient puisqu’il déclare lui-même « je ne suis pas Tsipras », comme une garantie qu’il ne cédera pas sur les engagements pris comme l’a fait à l’époque le leader de Syriza.

En même temps qu’il mobilise des dizaines de milliers dans ses réunions publiques, qu’un mouvement réel se dessine, une dynamique qui peut mener à la victoire, Jean Luc Mélenchon devient la cible privilégiée de tout ce qui est attaché au maintien du système. Après Gattaz, le responsable du MEDEF, après Berger celui de la CFDT, c’est François Hollande qui s’y met, condamnant le candidat de la France Insoumise sur sa position européenne qui « mène à quitter l’union européenne ». Argument identique de tous les affolés, Hamon, Macron, Fillon. Pour cette fois, Hollande et les autres sont perspicaces.

Plan A ou plan B, le processus annoncé par Jean Luc Mélenchon ne peut en effet mener qu’à la fin du pacte de stabilité, qu’à la fin de l’euro, qu’au retour aux monnaies nationales et la fin de la dictature de la BCE et de l’UE sur les nations.

Alexis Tsipras une fois élu en Grèce a capitulé à l’époque sur ses propres engagements au prétexte de « sauver l’euro », cela sous la pression conjointe de Merkel et Hollande. La référence à la Grèce du candidat de la France Insoumise se veut rassurante, indiquant qu’une fois porté au pouvoir il ne cédera pas et ne capitulera pas, comme Tsipras en Grèce, face à l’union européenne.

Certains partisans de la rupture avec l’UE et avec l’euro trouvent la position de Jean Luc Mélenchon qui ne dit pas clairement « qu’il sortira de l’UE » trop timorée pour ne pas lui apporter leur soutien. C’est nier un processus réel que le candidat lui-même revendique en affirmant, une fois encore, qu’il n’est pas Tsipras.

Au final, le programme de la « France Insoumise » se revendique de l’héritage d’un républicanisme social sérieusement réformiste. De tous les candidats susceptibles de présenter un peu plus qu’une candidature de témoignage, il est, à l’heure actuelle, le seul auquel il est utile d’apporter un soutien électoral. Cela pour le coup porté à la cinquième république, à ses partis phares dont le parti socialiste, et enfin pour la situation radicalement nouvelle qu’ouvrira le succès du candidat de la « France Insoumise ».

En guise de conclusion provisoire

La dynamique actuelle suscitée par la candidature de Jean Luc Mélenchon est indiscutable. Le talent personnel du candidat y contribue mais contrairement aux apparences n’est pas l’essentiel. Au point de départ se trouve la volonté de millions de citoyens de balayer une oligarchie aux mains pleines lorsque la pauvreté grandit, une caste politique qui se présente et fait la morale continuellement lorsqu’elle est prise la main dans le sac, une politique de sacrifices redoublés pour les plus démunis, une injustice insupportable, une caste médiatique qui comme aux plus beaux jours de 2005 mène une campagne de propagande sans retenue, une caste « syndicale » où se retrouvent côte à côte les Gattaz du Medef et Berger de la CFDT . En d’autres mots, dans la dynamique en cours qui mobilise des franges importantes de la jeunesse notamment, s’exprime la volonté d’en finir avec ce vieux monde, ces institutions de la cinquième république antidémocratiques et la soumission à l’union européenne qui évince le peuple de tout pouvoir de décision pour les affaires qui le concerne.

Dans ses interventions Jean Luc Mélenchon invite à se méfier de toute conception « sauveur suprême ». Une des questions qu’il pose –et qui demeure sans réponse- est donc celle d’un regroupement permettant un fonctionnement démocratique, permettant un débat large et des prises de décision collectives….
« C’est vous, les gens, qui ferez l’avenir » affirme-t-il à juste titre.

L’avenir… Les élections trouveront inévitablement leur prolongement demain sur le terrain de la réalité sociale et politique, dans la vie, dans les quartiers, dans les entreprises… C’est aussi dans cette perspective que le vote Mélenchon trouve toute son importance.

Jacques Cotta
Le 17 avril 2017

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« JLM EST CRÉDITE DE 18-20% DES INTENTIONS DE VOTE… ! » (Sic), dixit ROLAND CAYROL

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Info C dans l’air, emission « Le printemps de Melenchon » :

Ce n’est pas moi qui le dit. Mais selon Roland Cayrol, invite sur le plateau de « C dans l’air »(Caroline Roux), JLM serait credite de 18-20% des intentions de vote… !

Une estimation qui ne figure sur aucun sondage politique disponible publie en 2017, ces derniers le placant, dans le meilleur des cas, a 16%.

Pour ceux qui ne le savent pas, Cayrol est un ancien responsable du PSU, parti au PS en 1975 soutenir Rocard. Depuis, Cayrol n’a eu de cesse de critiquer fielleusement Melenchon, dont il ne cachait pas sa condescendance, voire sa profonde antipathie.

Donc, de l’ecouter ce soir en parler calmement, le comparer a un « professeur », dire qu’il est a 20% des intentions de vote, on se dit que quelque chose de fort, de profond est en train de se passer dans le pays… !!

de : Brigitte Pascall

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MÉLENCHON, SEUL VOTE UTILE

Comment faut-il le dire, comment faut-il le crier pour être entendu par les Français ?

Voter pour tout autre candidat que Mélenchon, c’est tôt ou tard nous livrer au FHAINE !

Ne pas votez JLM en 2017, c’est MARINE-TRUMP présidente en 2022 !

Comment les Français, qui, il y a un an, REJETAIENT à 70% la loi MACRON-El Khomri de casse du droit du travail, peuvent-ils aujourd’hui plébisciter son auteur sous prétexte de votutil ?

MACRON-UE-MEDEF a été l’exécuteur des basses oeuvres de l’UE pendant tout le quinquennat de Hollande, d’abord comme conseiller à l’Élysée (pour, entre autres, faire signer le TSCG au tout nouveau président), puis comme ministre de l’économie. Il est l’auteur direct de la Loi MACRON, anti-écologique (bus Macron…) et anti sociale, du commencement de la dérégulation du travail (travail du dimanche…) Il a été l’exécuteur zélé des diktats de la Commission Européenne, notamment par la loi de casse du droit du travail, dont il camoufle sa paternité sous le prête-nom de El Khomri.

Or son programme est la suite logique de son action sous Hollande, dont il est l’héritier direct. C’est la copie conforme de la feuille de route de l’UE. D’ailleur Mme Merkel ne s’y est pas trompée, elle a adoubé le candidat En Marche à Berlin. Et voilà cet énarque, rhabiller en candidat anti-système, par les médias appartenant à ses amis et soutiens oligarques (Drahi, Bouygues, Pigasse, Niels, Arnaud…). Leur candidat nous l’assure, il va faire la “révolution”. Oui, la révolution contre notre système social assurément, mais du système capitaliste, en aucun cas. Un ancien banquier de la banque Rothschild ne peut que faire la révolution POUR les banquiers, bien-sûr.

Mais le bourrage de crâne médiatique est bien En Marche. Et pour faire disparaître les doutes que l’examen du pédigrée de leur poulain pourrait provoquer, nos oligarques médiatiques nous vendent l’archétype du système comme champion anti-Le Pen. L’application de sa politique économique, aux ordres de l’UE (entre autres CETA, TAFTA…) pendant 5 ans, ne peut qu’aggraver notre perte de souveraineté et ainsi augmenter les récriminations des Français contre l’UE. Donc, logiquement, son quinquennat ne pourrait qu’amplifier l’adhésion aux thèses NATIONALISTES de l’extrême-droite. Nonobstant cela,  MACRON-UE-MEDEF est déclaré champion du VOTUTIL pour éliminer MARINE-TRUMP au second tour. Pourtant, au contraire, le candidat de l’UE serait son meilleur promoteur et assurerait un boulevard pour Le Pen présidente en 2022.

Comment certains, qui bravaient les lacrymogènes et les matraques du pouvoir socialiste, peuvent-ils voter pour le candidat du Parti Scélérat ? Est-ce pour les remercier des 49/3 et de la répression passée, et à venir, car encore facilitée par leurs lois de surveillance et de répression généralisées (dont état d’urgence à perpète) ?

 

Comment les électeurs de la “belle alliance populaire” peuvent-ils voter pour un candidat sans pouvoirs ? Sans le pouvoir de faire le ménage dans les investitures des promoteurs et des votants de la loi Valls-Macron-El Khomri, qui, pour sûr, abrogeraient à ses ordres, leur propre loi. Sans le pouvoir de sortir du Parti Solférinien, ces apparatchiks qui appellent à voter pour l’adversaire. Sans le pouvoir de faire adhérer à son programme (trop socialiste !) ceux qui ne peuvent trouver de place chez Macron et sont donc obligés de le soutenir pour profiter de l’investiture du Ps. Comment les électeurs qui vont voter pour lui, peuvent-ils croire un instant que Hamon président pourrait s’imposer ? Imposer à Mme Merkel et aux 25 autres chefs de gouvernement de l’UE de renégocier les traités comme il l’a promis pour se faire élire. Alors, que sans cette renégociation, aucunes des avancées de son programme ne sont possibles. Hamon président, c’est la France transformée en Grèce sous Tsipras.

Comment les électeurs de Hamon peuvent-ils diviser la gauche en ne se concentrant pas sur le candidat capable d’appliquer un programme d’Écosocialisme, très proche des idéaux des écologistes d’EELV (qui ont voté pour l’Union de la gauche, pas pour union avec le Ps) et des idéaux des “militants” “socialistes”.

Comment certains qui passaient leurs Nuits Debout à refaire le monde, peuvent-ils aujourd’hui S’ABSTENIR de le changer par les urnes ?

Alors que le discrédit de la droite et la dynamique du vote utile contre l’extrême droite en finale, permet à un candidat de refaire pacifiquement le monde en plus humain. Comment, en s’abstenant, peuvent-ils laisser gagner le statut quo, et lâcher les rênes à l’esclavagisme et au réchauffement climatique de l’ultralibéralisme ?

Comment des chrétiens qui devraient chérir l’honnêteté et la générosité, peuvent-ils voter pour un voleur qui annonce qu’il fera la peau à notre protection sociale qui protège pourtant  les plus faibles?

Comment peut-on se prétendre des valeurs chrétiennes et voter pour FILOU-BLIZTKRIEG, qui veut anéantir notre droit du travail et la sécurité sociale à coups d’ordonnance et de 49/3, en douce, pendant les vacances qui suivent les élections ?

Comment des citoyens peuvent-ils souhaiter le couronnement, à notre royauté élective, de la reine de la discorde entre habitants de la France ? Comment peuvent-ils nous préparer la guerre civile entre les différentes sortes de Français, entre ceux qui la soutiennent et TOUS LES AUTRES ? Comment peuvent-ils préparer les guerres internationales, que le nationalisme exacerbé ne peut que provoquer ? Ne veulent-ils pas vivre en paix ?

La leçon de Trump ne leur suffit-elle pas pour comprendre qu’élire une millionnaire se prétendant la représentante du peuple, ne peut aboutir qu’à lui donner un chèque en blanc pour qu’elle en dispose à sa guise ?

Pour échapper à ces non-choix, nous n’avons qu’un choix, le VOTE UTILE pour le seul candidat nous offrant un Avenir en Commun. Un avenir, pacifique, de partage et de justice, où chacun aura la chance de s’exprimer et de s’épanouir. Mais, surtout, il nous donne les moyens d’éviter que “le ciel ne nous tombe sur la tête”. C’est à dire, il nous donne les moyens de lutter contre le réchauffement climatique et, en cela, peut-être, sauver l’humanité toute entière !
Pas une voix ne doit manquer au VOTE UTILE pour le PRÉSIDENT JL MÉLENCHON !

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Frédéric LORDON – Soyons réalistes, demandons l’impossible !

Publié le mars 3, 2017

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Les 10 entreprises qui décident ce qu’on consomme

Posté par 2ccr le 2 mars 2017

langueQuoi qu’on consomme, une brosse à dents ou une paire de jeans, le profit se retrouvera dans les mêmes mains, notamment dans celles des plus grandes groupes qui règnent sur le royaume international de la consommation. Comme tous les rois, ils ne sont pourtant pas tout innocents.

Un site américain a publié un schéma détaillé avec une série de multinationales qui démontre les liens des marques de commerce avec les grandes sociétés holdings. Il s’avère que toute consommation est englobée par 10 entreprises internationales qui contrôlent les producteurs vedettes.

1. Kraft Foods

L’entreprise Kraft Foods, fondée en 1903, représente actuellement la deuxième plus grande multinationale du secteur agroalimentaire du monde. Sa production est vendue dans plus de 150 pays et est souvent cachée sous les marques comme Milka, Toblerone, Cadbury, Alpen Gold, Cote d’Or, Carte Noire, Jacobs, Maxwell House et Estrella.

En 2008, Kraft Foods a traversé un « scandale mélamine » dans sa filiale chinoise, qui a éclaté à cause des traces de mélamine découvertes dans les produits de Cadbury. Par conséquent, 54.000 enfants chinois ont été alités à cause d’une maladie grave, et quatre autres ont décédé. Après une longue série d’expertises, certaines marques de Kraft Foods ont été retirées du marché.

2. Nestlé

Cette entreprise suisse est l’un des principaux acteurs de l’agroalimentaire, produisant des produits et des boissons pour l’alimentation humaine, ainsi qu’animale. Nestlé pourrait dons se vanter d’un chiffre d’affaires d’environ 68 milliards d’euros par an. La liste complète des marques du groupe, dont les plus connues sont Nescafé, Nuts, Perrier, Purina ONE, contient plus de 300 marques, variant des yaourts aux lentilles de contact.

Bien qu’entreprise vedette dans le secteur, Nestlé n’a pas, elle aussi, évité des critiques à son égard. Dans les années 1970-1980, Nestlé a exercé une politique d’aide humanitaire au tiers-monde, octroyant gratuitement de la nourriture infantile aux mères qui ne savaient même pas lire les étiquettes en anglais. Ainsi, les femmes négligeaient — sans le faire exprès toutefois — l’algorithme de préparation du lait infantile, ce qui a augmenté le taux de mortalité parmi des enfants nourris au sein et a provoqué une vague de manifestations.

3. Procter&Gamble

La multinationale américaine Procter&Gamble est un acteur vedette sur le marché des biens de consommation courante (hygiène et produits de beauté), ainsi qu’un des grands annonceurs publicitaires, avec des dépenses pour la publicité se chiffrant à quelques huit milliards de dollars annuellement.

Procter&Gamble, fondé en 1837, contrôle aujourd’hui une vaste partie du marché mondial, ayant sous son aile des marques telles que Fairy, Tide, Ariel, Lenor, Pampers, Always, Tampax, Head & Shoulders, Pantene, Wella, Camay, Safeguard, Old Spice, Hugo Boss, Dolce&Gabbana, Gucci, Mexx, Baldessarini, Blend-a-Med, Oral-B, Max Factor, Gillette, Venus, Duracell, Braun — et ce n’est pas tout!

Pourtant, ce géant n’a pas non plus manqué de commettre certaines erreurs. On peut citer par exemple une déforestation massive, aussi bien que l’assèchement des marais, par les corporations indonésiennes pour y placer des plantations de palmiers, car l’huile de palme constituait l’un des composants des produits cosmétiques de Procter&Gamble. Les activistes de Greenpeace ont accusé l’entreprise de commettre un crime contre la nature.

De plus, Procter&Gamble est dénoncé en raison de tests effectués sur les animaux.

4. Johnson&Johnson

Johnson&Johnson, une entreprise pharmaceutique américaine, dont la marque la plus connue est Johnson’s baby, possède plus de 230 filiales. Au début des années 1980, la compagnie a fait l’objet d’un chantage d’un assassin inconnu qui a rajouté du cyanure de potassium dans le médicament Tylenol. L’empoisonneur légendaire n’a pas encore été arrêté.

5. Unilever

Cette multinationale anglo-néerlandaise est présente dans plus d’une centaine de pays. Il s’agit d’un producteur de biens, regroupés en quatre grandes catégories: boissons et glaces, alimentation, produits d’hygiène et ceux d’entretien de la maison. Ici, on peut citer les marques comme Lipton, Brooke Bond, Rexona, Axe, Timotei, Domestos.

6. Mars Incorporated

Mars Incorporated représente un autre groupe agroalimentaire américain, également implanté dans une centaine de pays et ayant un chiffre d’affaires annuel de plus de 30 milliards de dollars. L’entreprise se spécialise dans la production des friandises pour l’homme, tels que M&M’s, Snickers, Mars, Milky Way, Skittles, ainsi que pour les animaux domestiques (Pedigree, Whiskas, Kitekat, Chappi, Sheba).

Actuellement, Mars a choisi la politique de régler tous ses problèmes au sein de l’entreprise, sans les laisser s’ébruiter.

La Kellogg Company est spécialisée dans l’agroalimentaire et vend notamment des céréales de petit-déjeuner. La compagnie existe grâce à John Harvey Kellogg, médecin, qui, persuadé de l’importance alimentaire du petit déjeuner, a inventé en 1894 des grains de maïs cuits à la vapeur, ou corn flakes.

8. General Mills Inc.

General Mills est un groupe américain, sixième groupe alimentaire mondial, avec un portefeuille de plus de 100 marques, dont de nombreuses marques leaders sur leurs marchés. Le groupe a été accusé en 2012 de collecter les informations sur les consommateurs au-dessous de 13 ans pour les utiliser ultérieurement à des fins d’augmenter le profit, ce qui contredit la législation américaine.

9. PepsiCo

Cette multinationale américaine est particulièrement connue pour ses boissons, dont le Pepsi-Cola, et ses produits snacks, et est l’un des éternels concurrents de la société Coca-Cola qui clôt notre liste.

10. Coca-Cola

La société américaine Coca-Cola est spécialisée dans les boissons non alcoolisées. Il s’agit de l’une des plus importantes sociétés américaines dont la notoriété et la popularité est mondiale.

De cette manière, les marques qui nous entourent sont vraiment diversifiées grâce aux efforts de ces 10 acteurs du marché international, le profit passant pour autant dans ces 10 poches et la responsabilité de la qualité des produits pesant sur leurs épaules.

http://www.anti-k.org/2015/10/03/les-10-entreprises-qui-decident-ce-quon-consomme/

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L’opération séduction du FN auprès des financiers

Posté par 2ccr le 28 février 2017

FASHION-CHINA-HEMPEL-AWARDLes responsables économiques du Front national ont rencontré des banquiers d’affaires et des investisseurs, à Bruxelles et à Paris. Ils ont présenté leur programme et tenté de rassurer sur ses conséquences, avec un résultat plutôt mitigé.

Rarement élection française n’aura autant préoccupé le monde de la finance. Les grands gérants internationaux, comme Pimco, l’un des plus grands fonds obligataires au monde, ou BlackRock, font plancher leurs analystes sur les résultats potentiels de la présidentielle. Idem pour les grandes banques d’affaires, JP Morgan, Morgan Stanley, Citigroup, UBS, ou Nomura. L’objectif ? Décrypter les grands enjeux électoraux, au premier chef la probabilité d’une victoire du Front national et son impact économique.

Une question tellement prise au sérieux que certains de ces grands financiers ont rencontré, ces dernières semaines, des représentants du FN. Cette pratique est habituelle pour les grands candidats à une élection présidentielle, mais c’est la première fois que le parti de Marine Le Pen est concerné. D’après l’agence Bloomberg, Bernard Monot, le chef économiste du FN, et Mikael Sala, président du collectif Croissance Bleu Marine, ont notamment rencontré des analystes de Barclays, d’UBS et de BlackRock. La société de gestion a reconnu dans un communiqué qu’« une é quipe de stratégistes du BlackRock Investment Institute a rencontré les équipes économiques des principaux candidats pour comprendre leurs propositions en matière de politique économique ».

Selon nos sources, Jean Messiha, coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen, s’est également exprimé la semaine dernière devant des investisseurs à Paris. Cet énarque d’origine égyptienne, docteur en économie et en disponibilité du ministère de la Défense, est l’un des principaux théoriciens frontistes d’une sortie de l’euro.

Risque politique

Pour le Front national, l’objectif de ces rencontres est clair : apaiser les craintes des marchés, y compris sur les conséquences d’un retour au franc. « Nous leur disons : nous allons honorer la signature de la France, et nous nous engageons à maintenir la stabilité économique, monétaire et financière du pays », a ainsi expliqué Bernard Monot à Bloomberg. Pour bien faire passer le message, ils s’expriment même en anglais, bravant ainsi l’interdiction faite à ses équipes par Marine Le Pen d’utiliser une autre langue que le français.

Avec quels résultats ? Bernard Monot affirme que ses interlocuteurs sont « rassurés », voire « surpris ». Néanmoins, si certains d’entre eux reconnaissent effectivement que le discours économique du FN est plus structuré qu’ils ne l’imaginaient, ce dernier est loin de faire l’unanimité. Un financier est ainsi ressorti « effaré » d’une des rencontres parisiennes.

Surtout, la pression sur la dette française liée aux inquiétudes sur une potentielle victoire de Marine Le Pen est loin d’avoir disparu sur les marchés. Ce que confirment les bureaux d’études des grandes banques. « Le risque politique français va rester une source de préoccupation dans les semaines à venir », note ainsi Barclays. Et Natixis constate « une diffusion progressive du risque France au marché monétaire, au marché des CDS bancaires ».

vu sur Anti-K
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