Les idiots utiles du coup d’État social

L’éminent professeur assura également que, sur le plan fiscal, l’objectif n’est pas de réduire la progressivité de l’impôt. Il aurait au contraire pour vocation de lutter contre la rente, stimuler l’innovation et l’investissement ! Les faits lui donnent tort. Le gouvernement prévoit de rétablir l’impôt non progressif (à taux unique) sur les revenu du capital, représentant l’essentiel des revenus des plus fortunés. Chère à la théorie de l’offre américaine, cette Flat tax leur permettra d’échapper au barème progressif de l’impôt sur le revenu : les revenus de la rente financière seront moins taxés que les revenus du travail. De surcroît, la réforme de l’ISF prévoit que la détention d’actions ne sera plus assujettie à l’Impôt de Solidarité sur la Fortune. Cette baisse de l’ISF ne stimulera en aucun cas l’investissement : les représentants des holdings familiales, formant le noyau dur de l’actionnariat français, somment plus que jamais les dirigeants qu’ils nomment de consacrer une part croissante des profits au versement de dividendes, au détriment de l’investissement. Compte tenu de la propension à épargner des classes riches, les quelques 7 milliards économisés chaque année (c’est le coût de ces deux mesures) ne manqueront pas d’être majoritairement consacrés à l’acquisition détaxée de nouvelles actions, d’autant plus juteuses grâce au prélèvement libératoire. L’accumulation et la concentration de la rente financière s’en trouveront exacerbées.

Dans le monde rêvé du Professeur Aghion, les chômeurs ont enfin pour blase « personnes en formation » ! Ils retrouvent mécaniquement un emploi sur le marché du travail réformé, où les entreprises innovantes ne peuvent qu’être intéressés, dans le nouvel environnement réglementaire et fiscal, par leurs compétences ainsi mises à jour. Chacun est alors placé à égalité de chances pour devenir milliardaire. Cette fable est également contée par certains tenants de la corporation des économistes, qui traitent sans pudeur de gazelle leurs contradicteurs de « négationnistes », sans qu’aucun procès ne leur soit jamais fait…

 

Liêm Hoang Ngoc (Maître de conférences à l’Université de Paris 1)

Chronique parue dans Politis, 28 septembre 2017

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Avec la loi sur la sécurité intérieure, que deviennent les libertés démocratiques…

Lorsque Macron creuse le sillon de Sarkozy et Hollande.

Par Jacques Cotta • Actualités • Vendredi 29/09/2017 • 0 commentaires  • Lu 122 fois •  

Depuis des mois les responsables politiques de la majorité LREM -socialistes ou LR en tête- tentent de « rassurer » en expliquant que la fin de l’état d’urgence est proche. Les mesures qui définissaient l’état d’urgence devaient donc être supprimées. Avec le projet de loi « renforçant la lutte contre le terrorisme et la sécurité intérieure », le gouvernement d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe a « tenu promesse » en faisant entrer l’état d’urgence dans le droit commun et en faisant de « mesures exceptionnelles justifiées par les circonstances » des mesures permanentes. C’est donc un état d’urgence permanent que le gouvernement actuel veut mettre en place. Un état d’urgence permanent dont les mesures ont dès le début été dénoncées par nombre d’organisations et associations comme particulièrement liberticides. Le 23 janvier 2016, soit deux mois environ après la promulgation de l’état d’urgence, nous étions -notre site «  » et notre association « devoir de résistance »- à l’initiative d’un grand meeting d’unité rassemblant notamment plus de 1500 personnes à Paris, dont nombre de responsables syndicaux de la CGT, de la CGT-FO, du SM, de la FSU, associatifs avec la FIDH notamment, mais aussi politiques du PG, du PCF, du POID, du NPA, avec la présence de députés verts ou PS « dissidents », pour exiger la levée d’un état d’urgence dont il apparaissait déjà qu’il était plus destiné à réprimer dans le temps manifestants et opposants au régime que des terroristes avertis, aguerris et organisés pour accomplir leurs basses œuvres.

(Voir sur notre site le lien suivant:
http://la-sociale.viabloga.com/news/levee-immediate-de-l-etat-d-urgence-intervention-de-conclusion-du-meeting-du-23-janvier-2016

ou encore
http://la-sociale.viabloga.com/news/interventions-pour-la-levee-de-l-etat-d-urgence )

Sans revenir dans le détail des mesures qui ont défini l’état d’urgence, les principales reprises dans le projet de loi gouvernemental présentent comme caractéristique la mise à l’écart de la justice au profit du ministère de l’intérieur et des préfets qui auront la possibilité de prendre une série de mesures sans intervention du juge censé garantir les droits des citoyens.

« Périmètres de protection » qui permet aux préfets de restreindre la circulation et l’accès des personnes pour de grands évènements culturels et sportifs, « autorisation de fouille de véhicules » et de « palpations », » assignation à résidence » -mesure fortement utilisée contre les manifestants lors de la Cop 21 ou de la loi El Kohmri- « perquisitions administratives » rebaptisée pour le « look » « visites domiciliaires » possibles non pas sur réquisition judiciaire mais sur simple information du juge des libertés et de la détention –une formalité selon les juristes spécialistes de la chose- « saisies donnant accès aux données numériques des ordinateurs ou téléphones portables », « contrôle des déplacements » avec mise à disposition du seul ministère de l’intérieur de bracelets électroniques qui pourraient être placés sur toutes personnes qu’il jugerait suspectes, « renforcement des possibilités de contrôles aux frontières » ou « dans les gares », « possibilité de fermeture de lieux de culte » sans que le juge n’ait à vérifier que les propos qui y sont tenus provoquent discrimination, haine ou violence, « surveillance des communications » notamment entre téléphone portable et antenne relais, « nécessité de fournir identifiants » et « mots de passe de tout compte internet »…

Alors que certaines mesures –les perquisitions notamment- semblent avoir donné quelques minces résultats dans les jours qui ont suivi les attentats, on reconnaît au sein même de l’institution policière que les effets positifs se sont estompés sur le terrain de l’antiterrorisme pour devenir quasiment nuls dans le temps. Ce ne sont donc pas les terroristes qui sont visés dans les faits par la pérennisation de ces mesures….

Le gouvernement aurait voulu calquer « 1984 » d’Orwell pour aller dans la voie choisie par « Big Brother », il n’aurait pas fait mieux. L’état par exemple aura la possibilité de décider seul par l’entremise des préfets la limitation de déplacement d’un citoyen sur simples soupçons. Amnesty International dans un rapport du 31 mai 2017 n’hésite pas à dénoncer l’usage des mesures concernées pour réprimer « de manière disproportionnée » une série de manifestations. Cette loi s’affirme donc comme un élément de l’arsenal visant à criminaliser le mouvement social, au nom du combat contre le terrorisme.

Les mesures que contient la loi visent plus les organisations, militants, activistes politiques ou syndicalistes que terroristes qui ont compris qu’il ne sert à rien de stocker à domicile des engins de destruction lorsque sans prévenir la police peut entrer, fouiller, et mettre la main sur un arsenal interdit. Ce sont les libertés démocratiques qui sont visées. Et comme hier notre groupe « -Devoir de résistance » a su prendre ses responsabilités pour construire l’unité pour la défense de la démocratie et des principes républicains qui nous rassemblent, elle saura demain se dresser pour que l’unité se réalise et se mette en travers de toute tentative liberticide.

Jacques Cotta
Le 29 septembre 2017

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Mais qu’allait donc faire Danièle Obono dans cette maudite galère …

ou lorsqu’avec le NPA ou autres se rejoue le coup provocation-répression-mobilisation.

Par Jacques Cotta • 2017: Libre discussion • Mercredi 20/09/2017 • 2 commentaires  • Lu 642 fois • Version imprimable


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Nous avons insisté dans les colonnes de «  » depuis des semaines sur la nécessité de combattre la division, de réaliser l’unité des salariés, des ouvriers, des jeunes, des retraités. A l’approche de l’échéance, des énergies se sont décuplées, à gauche notamment, pour limiter la portée de la mobilisation du 23 septembre, et de la FI comme principale force d’opposition à Macron et son gouvernement. Les tentatives de diversions, les provocations au secours du gouvernement et de sa politique n’ont pas manqué.

Le 23 septembre est une manifestation politique contre le gouvernement Macron-Philippe, pour mettre en échec les ordonnances sur le code du travail, leur volonté de réduire ou détruire l’assurance chômage, l’assurance maladie, les APL, l’ubérisation de la société, la précarité généralisée, la mise à bas du code du travail notamment… leur politique nationale et internationale, leur engagement et soumission à l’union européenne, à l’OTAN, etc… Le contenu de cette mobilisation se résume à « Macron, Philippe, à bas leur politique, dehors ! ».

Il y a eu dernièrement la fête de l’Humanité et le discours de Pierre Laurent qui a réservé ses coups à Jean-Luc Mélenchon et n’a dit mot du 23, sinon pour annoncer le déplacement « d’une délégation du PCF » alors qu’il est urgent de préparer un véritable déferlement populaire contre le coup d’état social de Macron et du gouvernement.

Aujourd’hui un autre obstacle se met en travers de la construction du 23 et plus, de la FI comme principale force d’opposition. Un obstacle d’autant plus important qu’il émerge notamment du sein même de la France Insoumise dont une composante semble totalement égarée, engagée aux côtés de forces qui au nom de la « gauche radicale » prêtent leur concours à des provocations hostiles au mouvement social et à ses intérêts, substituant au combat contre le pouvoir celui qui l’oppose à la police désignée comme l’ennemi principal.

De quoi s’agit-il ?

Lors des manifestations contre la loi travail n°1, la loi Hollande-Valls-Macron-El Kohmri, les journées d’action à répétition ont été accompagnées de violences souvent peu spontanées. Les vitres de l’hôpital Necker volant en éclats, filmées sous l’œil complaisant des forces de polices, les échauffourées récurrentes entre cagoulés et policiers, l’occasion était donnée à Valls, à l’unisson de tout ce qui était attaché à la destruction du code du travail, de réclamer fermeté judiciaire et répression policière… Jusqu’au point culminant, le 18 mai 2016, quai de Valmy, avec une voiture de police incendiée par un jet de fumigène. Les images filmées ont tourné en boucle et la conséquence ne s’est pas fait attendre. Servant la politique gouvernementale, la répression a été plus présente, plus féroce, non contre les quelques « casseurs » traditionnels, mais contre les manifestants eux-mêmes, contre le mouvement social. Dès lors, les mobilisations ont été placées sous contrôle direct de la police avec les fouilles à corps systématiques, les contrôles d’identité répétés, les nasses permettant de matraquer et d’arrêter de simples manifestants pour semer trouble et peur, pour diminuer l’affluence et l’ampleur des mobilisations… La provocation servant l’Etat, la politique gouvernementale et le Medef, semble alors avoir porté ses fruits.

Ce sont ces événement à la veille de la mobilisation du 23 qui sont remis sur le devant de la scène avec le procès de neuf suspects accusés d’avoir participé à l’attaque de la voiture de police, au cri fou de « on va griller du poulet ». L’affaire ferait un lamentable flop si des voix ne s’élevaient pour reprendre le flambeau de la provocation, allant jusqu’à soutenir les incendiaires dans une affaire qui tient beaucoup plus du droit commun que de l’action politique. Ainsi trouve-t-on pèle-mêle Danièle Obono députée de la France Insoumise, Olivier Besancenot responsable du NPA , Frédéric Lordon, économiste et figure du mouvement Nuit debout, ou encore Houria Bouteldja, présidente du Parti des indigènes de la République, organisation identitaire, communautariste, au discours racialiste, adversaire résolue de la république, de la laïcité et de l’égalité, l’Union syndicale Solidaires, Alternative libertaire, les maoïstes de l’OCML-VP, autant de « personnalités » ou « d’organisations » qui considèrent que la manifestation de 2016 était « une réponse légitime » à une manifestation des policiers contre « la haine anti-flics », et qui se proposent de développer des actions contre les « bavures policières » et appellent à se rendre tous les jours au procès et devant le palais de justice… Une ultra-gauche décomposée, nouvelle mouture des tristement fameux « autonomes » d’antan, activistes contre la police au nom de la dénonciation des bavures, qui n’est qu’un substitut offert en lieu et place du combat uni contre la politique d’ensemble du gouvernement.

Alors que la raison exige l’application et le respect des principes démocratiques simples, que tout innocent soir relâché sans tarder et reconnu comme tel, que le doute doit bénéficier aux inculpés, que les témoignages « anonymes » qui se révèlent être ceux de policiers peuvent être suspectés de parti pris, certains préfèrent rejouer le coup de l’affrontement direct avec la police, ce qui ne présage pour les mobilisations à venir rien de bon. Déjà il est question au sommet de l’Etat du danger dans les prochaines manifestations d’affrontements entre « blacks blocs » et forces de police. Tous les ingrédients de la provocation contre la mobilisation politique et sociale qui pourrait menacer le gouvernement et sa politique sont mis en place. Le terrain est propice aux provocations pour le 23 notamment, menaçant directement dans un contexte tendu socialement et politiquement la France Insoumise qui prend ses responsabilités politiques contre le pouvoir et sa politique.

Et les voix de la dénommée « ultra-gauche » à laquelle se mêlent NPA ou Obono, députée de la France Insoumise, viennent se joindre à ce qui demain pourra en effet être utilisé par un gouvernement minoritaire qui a décidé de frapper, sans ménager ses efforts. L’orientation qui peut permettre d’aller dans la voie affirmée par la FI et Jean Luc Mélenchon, pour bâtir une véritable opposition au néolibérailsme incarné par le président des banquiers et de l’UE Emmanuel Macron, est celle de la république sociale. L’orientation pour accéder au pouvoir doit être comprise par le plus grand nombre, s’adresser à tous, répondre à l’intérêt général. Les tentatives « ultra-gauche » ne peuvent non seulement y aider. Elles ne peuvent en réalité que se mettre en travers.

Jacques Cotta
Le 20 septembre 2017

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Humour

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Les dessinateurs et Macron.pps

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Pauvreté dans la vieillesse !Armut im Alter !

Les syndicats allemands mènent actuellement une grande campagne contre La baisse du niveau des retraites légales.Cette politique de destruction des retraites plongent les retraité-e-s dans la pauvreté. En Allemagne on parle de Armutim Àlter !Oui, le fameux «modèle allemand tant mis en avant par notre nouveau Gouvernement conduit à la pauvreté. Une honte!

Il faut savoir que le nombre de personnes considérés comme pauvre en Allemagne

a augmenté depuis 2005 de prés de 50% sont concernés en premier les retraite-e-s,

tandis que les jeunes d’aujourd’hui seront frappés à leur tour si rien ne change

d’ici là.Le ton a été donne lors du sommet européen à Barcelone le 22 mars 2002, Chirac,

Jospin, Schroeder, Blair ont signé avec le même stylo le recul de l’âge de la retraite de cinq ans.

Lors de la réforme des retraites en Allemagne en 2001, le gouvernement de|’époque avait abandonne le principe que la retraite légale puisse permettre à un retraité de vivre décemment, soi-disant.,,das könnten wir uns nicht mehr leisten (nous ne pouvons plus nous le permettre). Scandaleux! Depuis, a été mis en place une baisse systématique des niveaux de pension légale. Cette politique de destruction des retraites conduit a la situation qu’un salarié moyen avec 2.500 euros brut par mois doit avoir 40 ans de cotisation pour ne toucher qu’une retraite qui dépassera légèrement le seuil de pauvreté de 917 euros. En France également, depuis des années le niveau des retraites baissent (reforme Balladur en 1993 qui a étendu les 10 meilleures années a 25 années). Oui, les travailleurs et travailleuses allemands sont confrontés à une gigantesque spoliation de leur salaire! Le niveau de retraite standard défini en chiffre statistique le revenu des retraités par rapport a celui des actifs. Il est défini en pourcentage en comparant les revenus annuels du retraité type avec les revenus annuels des actifs. (Cette comparaison se fait en brut ou en net avant-impôts)dans  la fin des années 70 et au début des années 80, en république fédérale allemande, ce taux comparatif du niveau des retraites par rapport aux salaires net avant impôts était compris entre 59,8% et57,/1%. Pendant les 16 ans des gouvernements Kohl, ce même niveau tombe à 53,5 %. Parla fin de la politique d’agenda le 1°’ juin2003 le niveau n’est plus qu’à 53,5 %. Douze ans plus tard, le point le plus bas de 47,7 % est atteint en l’an 2015. On a volé àla masse salariale des travailleurs en Allemagne entre 1978 et 2015 exactement 12%en points retraites du niveau des retraites. La chancelière Merkel (le mentor de Macron) remet une couche et veut dans le prolongement des plans Schroeder, baisser ce niveau à 46% en 2025 et 43% en2030. Plus de 25 millions de retraités sont menacés de toucher un revenu inférieur au seuil de pauvreté. 11 à 12 millions selon le syndicat Ver.di toucheraient une rente du niveau de Hartz IV (404 euros par mois. De plus en plus de retraites allemands travaillent dans le cadre d’un mini job. Fin 2015, 943.000 retraités de plus de

65 ans avaient un mini-job, 22% de plus qu’en 2010 et 35% de plus qu’en 2005.

Les diminutions des retraites sont devenues au cours des décennies un véritable et énorme racket sur salaire. En Sarre prés de 7.500 personnes âgées de plus de 65 ans, en raison d’un montant de retraite insuffisant doivent faire appel à l’aide sociale. Soit une augmentation de

78% en dix ans. En 2012, plus de la moitié des retraités sarrois touchaient moins de706 euros mensuels, seuil considéré comme revenu minimum de vie. Une veuve sur trois en Sarre dispose de moins de 250euros de pension par mois.Ça ne peut plus durer! La rente légale doit être renforcée et en finir avec les rentes privées que les travailleurs ne peuvent financer. Nous appelons les travailleurs frontaliers à manifester leur solidarité avec la IG Metall, Ver.di, le DGB quand ceux-ci appelleront à la mobilisation contre cette spoliation des retraites légales. Nos gouvernants aux ordres de I’UE, veulent nous saigner comme les retraités grecs qui subissent la quatorzième réforme des retraites depuis 2010.La pension a chuté de 40% depuis 2010.La moitié des retraités grecs survivent sous le seuil de pauvreté qui est de 660 euros par mois.

Il faut savoir que cette politique de destruction sociale est dictée par L’UE.Oui rupture avec cette Europe  de malheur créée par et pour les capitalistes.

Article tirer du trimestriel « Le Frontalier  » Comité de défense des travailleurs et des travailleuses frontaliers de la Moselle.

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Macron et le désordre…


En cette rentrée de septembre, Emmanuel Macron, fort de 30% d’opinions favorables, un record qui dépasse l’impopularité des Hollande ou Sarkozy, s’apprête à mettre en place les premières mesures d’un programme annoncé –sans jamais avoir été développé- depuis plusieurs mois. Les français vont donc découvrir ce qui s’apparente à une grande braderie sociale, faisant du « code du travail » le point de départ de ce qui s’apparente bien, derrière l’argument de « lutte contre le chômage », à un véritable « coup d’état social ». Face au pouvoir le « front syndical », du moins celui des organisations, est disloqué. Et la riposte politique promise par la « France Insoumise » est présentée par le monde médiatique comme une manifestation parmi d’autres qui ne ferait que « rajouter de la division à la division ». Bref, tout est fait pour accréditer l’idée qu’un président élu par moins d’un électeur sur quatre pourrait tout bouleverser, tout casser en toute impunité, en toute tranquillité. Pari pour le moins risqué.

Un contenu d’une violence inouïe

Les ordonnances sur le code du travail remettent en cause les principales conquêtes du monde du travail, obtenues après des décennies de luttes difficiles et douloureuses. Le code du travail, initialement conçu comme droit correcteur au service des plus faibles, une fois revu et corrigé par les ordonnances, est réduit au rôle d’outil pour mieux asservir l’homme comme instrument au service de l’économie capitaliste. C’est la « République démocratique et sociale » revendiquée dans l’article 1 de la constitution qui est de fait remise en question.

• Dans la grande majorité des entreprises (jusqu’à 50 salariés), possibilité de déroger aux accords de branche grâce au « référendum d’entreprise » à l’initiative de l’employeur. C’est la négation du lien de subordination du salarié vis à vis de son employeur…
• Possibilité d’imposer à un salarié la perte de certains avantages prévus par son contrat de travail, ou de donner sa démission sans indemnité…
• Contournement favorisé des organisations syndicales pour toute négociation.
• Fusion des instances représentatives du personnel soumettant de fait des sujets comme l’hygiène et la sécurité à un chantage permanent…
• Modification du périmètre du licenciement économique permettant aux multinationales d’organiser des plans sociaux selon leur bon vouloir, délocalisant ici ou là selon leurs intérêts au détriment des salariés…
• Fragilisation de l’employé qui en cas de licenciement lors d’un refus d’accord collectif ne sera pas reconnu comme licenciement économique. Adieu donc aux dispositions existant en cas de plan social…
• Limitation des indemnités prud’homales pour tout licencié sans cause réelle ni sérieuse, permettant aux entreprises de provisionner à l’avance sans risque pour « dégraisser » selon leur bon vouloir…
• Elargissement du « contrat de chantier », donc instauration d’une précarité permanente… A l’inverse du CDD, aucune indemnité n’est prévue à son terme…
• Etc …

Une politique d’ensemble

Les ordonnances s’inscrivent dans une politique d’ensemble assez cohérente. Le candidat des banquiers, du capital financier et de l’union européenne, respecte son mandat. Le budget 2018 en témoigne.

La règle des 3% de déficit dictée par l’UE et revendiquée par Macron impose des coupes drastiques dans le budget de l’état. Cela d’autant plus qu’un des points phares de son programme repose sur la baisse des impôts, des cotisations sociales, la réforme de l’ISF et la « flat tax » à 30% sur les revenus du capital… Et également sur la transformation du CICE en « baisse de charges pour les entreprises », encouragée par Bruxelles et son commissaire européen, le socialiste et ex ministre Pierre Moscovici…

Les conséquences sont donc prévisibles :

• Suppression des 120 000 postes de fonctionnaires sur 5 ans….
• Réduction ou fermeture concomitantes de services publics….
• Différentiation du point d’indice dans les trois fonctions publiques, état, territoriale, hospitalière…
• Augmentation de la CSG de 1,7% qui touchera particulièrement les retraités dont la pension excède 1200 euros mensuels…

C’est au quotidien que la société toute entière devra subir la violence des mesures Macron. En effet, de l’aveu même du président ou de ses ministres :

• 60% des efforts demandés seront destinés aux retraités dits « les plus aisés ». Le montant médian des pensions s’élevant à 1500 euros environ, quel est donc le seuil visé ? 1500, 1800, 2000 euros par mois ? Une fortune…
• Les APL baissées au nom de l’égalité… Et tant pis pour ceux qui ne pourront plus se loger…
• L’université avec remise en cause du libre accès pour tous… Conformément aux recommandations de l’OCDE et de l’UE, une grande masse sous éduquée, sous formée, corvéable et malléable à loisir, et une petite frange bien faite pour les encadrer…
• Les emplois aidés supprimés massivement, au détriment des besoins des collectivités et accessoirement des familles qui ne peuvent vivre que grâce au salaire que ces emplois leur rapportent…
• Etc…

La question est politique

Cette rentrée serait donc synonyme de « réformes » … En fait, la régression s’annonce violente. C’est bien une grande braderie sociale ou encore d’un coup d’état social que Le Président Macron et son gouvernement se proposent de réaliser.

La « loi travail » prend l’allure d’un double « test ». Test d’abord sur le contenu. Si tout se passe comme l’espère le pouvoir, ce sera ensuite la protection sociale qui sera l’objet de toute son attention. Test ensuite sur les réactions que susciteront les mesures présentes dans les ordonnances. La base des salariés, les sections syndicales, les unions départementales parviendront-elles à submerger les directions confédérales ? La question se pose notamment à « Force Ouvrière » au sein de laquelle l’attitude de Jean-Claude Mailly suscite interrogation, souvent colère, parfois dégout …

La situation se résumerait donc à une division syndicale, d’un côté les « combattifs », prêts à une lutte de longue haleine, de l’autre les « capitulards » de la première heure, complice de tous les gouvernements, telle la CFDT, ou de la dernière heure telle FO.

Alors, quelle solution ?

Evidemment la capitulation ne peut faire que le jeu des ordonnances, de Macron, de son gouvernement. De son côté la perspective de journées d’action à répétition ne peut que démoraliser avant même d’avoir commencé. L’expérience des années passées est de ce point de vue éclairante…

Il apparaît donc que la question que pose le gouvernement est politique. Il tire sa légitimité des institutions de la 5ème république qui permettent de concentrer tous les pouvoirs dans les mains d’un homme « providentiel », d’un « Jupiter » des temps nouveaux, qui pourtant est ultra minoritaire dans le pays avec seulement 18% des voix sur son seul nom. Formellement, du point de vue de la 5ème république, tout lui est permis. Mais politiquement, démocratiquement ? La question est bien politique. Emmanuel Macron et son gouvernement ne sont pas légitimes pour casser ce que plusieurs décennies de larmes et de sang ont acquis. En exprimant une telle exigence, le président de la république et son gouvernement prennent la responsabilité d’une riposte qui dépasse de très loin la seule action syndicale. Car si la cohérence de l’action syndicale est l’opposition aux ordonnances, si l’unité est nécessaire pour atteindre cet objectif, si tel est le cadre ouvert par les manifestations du 12 septembre, le contenu du 23 prend un autre relief. Appelé par la « France Insoumise », le rassemblement de Paris prend un caractère directement politique, s’inscrivant d’ores et déjà dans un contexte où les jours de ce gouvernement et du régime sont comptés… N’est-ce pas d’ailleurs par un 23 septembre massif à Paris, dont le moteur est le rejet profond de Macron et de ce qu’il représente, que les forces sociales pourront trouver les ressources d’une bataille à la hauteur pour préserver et développer le contenu de ce que doit être la république sociale ?

Jacques Cotta
Le 4 septembre 2017

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