Pour ceux qui veulent savoir, LIRE JUSQU’AU BOUT.

Président …… pas par hasard !!!

La lecture de ce récit vaut son pesant d’or !!!! Tout est orchestré !!!

 

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*Hier, nous avons tous pu prendre connaissance des sommes engagées par les différents candidats lors des dernières élections présidentielles.*

On découvre ainsi qu’Emmanuel Macron a dépensé *16,7 millions d’euros* pour sa campagne.

C’est même le candidat qui a dépensé le plus.

Curieusement, aucun journaliste soulèvera la question suivante: Comment un homme inconnu du grand public un an auparavant, jamais élu, a-t-il pu en moins de deux ans créer un parti politique, l’animer et rassembler autant d’argent en si peu de temps.

La réponse à cette question, la genèse de l’histoire, c’est, en quelques sorte, Parker Pointu, commentateur de ce blog qui nous l’explique…> > >

Accrochez-vous, ça décoiffe…

 » Macron est remarqué par Henri de Castries, président d’AXA mais aussi président du Groupe Bilderberg, aussi appelé conférence de Bilderberg ou Club Bilderberg, un rassemblement annuel de plus d’une centaine de membres essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias.

Ils voient en Macron l’opportunité d’infléchir la politique économique et industrielle française et de contrer les syndicats, pour aller sur une politique libérale à l’anglo-saxonne.

Cependant Macron ne parvient pas, à son poste de conseiller économique à l’Elysée, à faire fléchir Hollande et son gouvernement.> > >

Lors de la réunion du Groupe Bildelberg à Copenhague du 29 mai au 1 er juin 2014, la réunion compte de nombreux banquiers notamment de la Deutsche Bank, Christine Lagarde, Benoit Coeuré, ancien de la BCE, et Macron.> > >

De Castries et plusieurs banquiers se voient en présence de Macron.

Il est donc décidé de faire pression sur Manuel Valls pour que Mr Macron soit ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II en remplacement d’Arnaud Montebourg trop instable.

Jean-Pierre Jouyet est contacté et influence François Hollande.

Macron est donc nommé Ministre le 26 août 2014.

De Casties voit Valls et lui suggère de faire un geste vis-à-vis du patronat, de redorer son blason, qu’il en serait récompensé.

Le 27 août Valls participe à l’université d’été du MEDEF il a prononcé un discours salué par une longue « standing ovation ».

Les financiers ont réussi leur coup.

Leur prodige est à leurs bottes, il n’y a plus qu’à manipuler la  marionnette.> > >

Le patronat est satisfait mais le trouve encore trop timide dans ses réformes, ils le poussent à faire la loi « Macron 2 ».

Mais Valls s’y oppose et donne le projet de réforme à Myriam El Khomri. Les financiers sont furieux contre Valls et décident sa perte, Valls l’a trahi. Cependant Macron réussi à inclure dans la loi : la réécriture du licenciement économique et le plafonnement des indemnités prud’homales.

Valls rétrograde Macron dans l’ordre protocolaire du gouvernement à l’occasion du remaniement réduit de février 2016.> > >

Le 21 mars 2016 De Castries, Gattaz (MEDEF), Mario Draghi (BCE), John Cryan DB, des financiers et les patrons des groupes de presse, Bolloré, Drahi, Bergé se réunissent à Francfort, et décident d’épauler Macron pour la création d’un parti dévoué à leur cause.

Macron sera épaulé et financé pour créer un parti politique.> > >

La manipulation est simple la presse écrite doit lui consacrer de nombreuses unes, notamment la presse féminine, et la presse destinée aux jeunes. La télévision doit le présenter comme le gendre idéal. Les patrons de presse créaient des groupes de travail uniquement dédiés à l’image et à la communication Macron.> > >

*Bolloré a eu cette réflexion : « Puisque la mode est aux couguars et aux MILF mettons sa couguar à la une, c’est tendance, les jeunes vont kiffer ! ».* Les financiers vont élaborer la création du parti.

Ils créent deux associations : l’« Association pour le renouvellement de la vie politique » et l’Association de financement du parti « Association pour le renouvellement de la vie politique » La deuxième sera financée par des fonds privés De Castries et Gattaz invitent Mr Logerot le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avec Mr Dargnat qui prendra la présidence de l’association de financement du parti, un ancien de BNP Paribas Asset Management. La machine est en marche. Le 6 avril 2016 le parti est créé. L’argent des groupes financiers abonde, la campagne est lancée.> > >

Fin avril 2016 Edouard Philippe maire du Havre est invité par De Castries et Bolloré, à Paris, ces derniers lui demandent de soutenir Macron puis ils invitent le futur premier ministre à la réunion Bidelberg qui se tient du 10 au 12 juin 2016 à Dresde. Une réunion se tient avec Christine Lagarde, Baroso et d’autres financiers.> > >

*A l’issue se tient une autre réunion à Berlin où il est décidé de faire de Macron le Président de la France.*

Sont présent des financiers, le directeur de la BCE, Drahi, Bolloré, Bergé et surprise : Mr Louvel Président du Conseil supérieur de la Magistrature. Ils sont rejoints le temps d’un dîner par Madame Merkel.

Dans le même temps, il faut penser à décrédibiliser Hollande, un débat aura lieu le 14 avril 2016 sur France 2.

Les patrons de presse font pression sur Michel Field, patron de l’info du groupe France Télévision, pour que ce soit Léa Salamé, journaliste aux dents longues, multimillionnaire par son mariage et bobo moraliste qui anime le débat.

Le 14 avril 2016 elle fait son effet et François Hollande ne sera pas épargné.> > >

En novembre, les primaires de droite sont ouvertes, Fillon gagne.

Jugé trop frileux dans son programme par les financiers, ils décident de l’éliminer. L’affaire Fillon est lancée, bien d’autres élus de droite et de gauche font travailler leur conjoints ou enfants, mais Fillon doit être éliminé.

Des rendez-vous sont pris par des informateurs dépêchés par les grands groupes de presse avec des journalistes du Canard Enchaîné et de Médiapart, journaux qui ont vu leurs subventions augmenter en 2017, comme par hasard.> > >

Gaspard Ganzter, conseiller de Hollande mais aussi camarade de promo de Macron à l’ENA, rencontrera le directeur du Canard début janvier.

Déchaînement des médias sur Fillon, les journalistes bien obéissants et soi-disant indépendants se déchaînent. Mais surtout ils prennent soin de ne pas dénoncer les autres politiques qui commettent les mêmes délits. L’homme à abattre c’est Fillon.> > >

De l’autre côté, ordre est donné d’axer sur le FN, sachant que lors d’une confrontation Macron Le Pen, Macron serait élu.

La Machine médiatique est en route, les magistrats sont dans la course; peu importe si cette campagne est nauséabonde, mais Macron doit sortir vainqueur coûte que coûte.> > >

Lors d’une entrevue, entre Macron, Drahi, et Bolloré, Drahi dit à Macron : *« Ne brusque pas les français, dis leur ce qu’ils veulent entendre, ce sont des veaux, ils veulent une idole, un homme providentiel, ils sont dans le délire présidentialiste.* Ils haïssent les gens qui réussissent et gagnent de l’argent, ils veulent que tu sentes le pauvre. Sache les séduire et les endormir et nous aurons ce que nous voulons. Beaucoup de gens (financiers et grands patrons) comptent sur toi, ne les déçois pas !

Sers toi des gens du spectacle, du show-biz, ces arrivistes incultes se disent de gauche parce que cela fait bien, qui critiquent les financiers et l’argent, mais sont les premiers à faire de l’évasion fiscale, tu verras, ils viendront te lécher les fesses par intérêts, ce sont les pires, je ne les aime pas !»

Bolloré lui dit : * « Le Français veut de l’information instantanée, du scoop, il ne réfléchit pas, du foot, des émissions débiles, du cul, de la bière et il est heureux, il faut leur servir ce qu’ils veulent ! »*> > >

Réunion le 11 avril 2017 avec De Castrie, Drahi, Jouyet, Sarre et d’autres personnages influents avant le 1er tour des élections, la ligne médiatique est organisée, la presse est dévouée à Macron, mais Mélanchon inquiète, ainsi que le manque de confiance des français envers les politiques.> > >

Le 23 avril 2017 ils sont rassurés, Macron est en tête avec 24%. Drahi félicite Macron et lui dit : «Tu es président les français n’auront jamais les couilles de voter Le Pen et les autres tordus vont venir te lécher les fesses et voteront pour toi ! ». Cela se finit à la Rotonde… Macron savait qu’il était président.> > >

Le 24 avril la bourse prend 7 points, les places financières sont aux anges !> > >

Ces élections présidentielles furent qu’à un seul tour, magnifiquement orchestrées par, les médias, la finance et le CAC 40, les français n’y ont vu que du feu !> > >

Le 7 mai 2017, Macron est élu et nos patrons de presse et autres vont mettre leur terrible plan « en marche.> > >

Le spectacle du Louvre fut un délire narcissique dont l’analyse révèle bien des intentions que je qualifierais de « déviantes » et bien éloignées des problèmes et attentes des Français.> > >

Reste maintenant la dernière étape: les législatives.

Faire élire 50% à l’Assemblée Nationale de personnes qui n’ont jamais touché à la politique ou eu un mandat électoral.

Cette manœuvre est organisée depuis Paris dans le cadre d’un mystérieux processus de sélection afin d’achever d’affaiblir le pouvoir législatif, le cœur de la démocratie, en mettant en place une sorte d’aréopage de personnes désignées qui seront à la botte du régime.

Là aussi, personne ne se posera la question du financement de toutes ces investitures. « Il faut que tout change pour que rien ne change ». Au second tour des législatives, Macron obtiendra une très nette majorité. Le changement est devenu le deus ex machina de la politique. l a suffi de le promettre pour conquérir le pouvoir.

*Le peuple, par ces élections, a perdu sa souveraineté; maintenant il élit la personne que les financiers et les patrons de presse ont choisie.* Mais le réveil va être brutal, les français vont bientôt pleurer, mais ils ont les politiques qu’ils méritent !

Parker Point

NB: Toutes les informations citées supra peuvent être vérifiées, ce ne sont pas des affabulations, ceux qui chercheront à savoir et qui ne se laisseront pas manipuler par les médias découvriront cette triste vérité. »

NB: le lecteur averti remarquera que la quasi totalité des acteurs principaux de cette histoire sortent du même moule: Science-Po, ENA

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Scandalisé par les propose du député LREM

Salut mes amis,

Scandalisé par les propose du député LREM je me suis permis de lui dire ma pensée.

Ci-dessous, je vous soumets ma lettre adressée à ce cher monsieur (Éric Alauzet) ainsi qu’à l’ensemble des députés alsaciens.

Cordialement

François LONG

Monsieur, le député

Je me permets de revenir sur vos propos concernant les retraités.

Après avoir été traité «d’enfants gâtés » par le journaliste (de seconde zone) Christophe Barbier, vous vous permettez de prétendre que, je cite : « Les retraités d’aujourd’hui font partie d’une génération dorée ! Et s’ils ont travaillé toute leur vie, ça ne suffit pas comme argument au moment où il faut trouver de l’argent pour renflouer les caisses de l’Etat. »

Comment, une personne, représentant du peuple, ose-t-elle proférer des paroles aussi affligeantes ?

Vous êtes partisans d’une augmentation de la CSG pour les retraités alors que vous votez en même temps une loi afin que les députés ne soient plus assujettis à la CSG sur une partie de leurs revenus ?

Commencez déjà par travailler avant de dire que toutes nos années de travail ne suffisent pas pour renflouer les caisses de l’état

Le problème n’est pas le manque de recettes en France, le problème est que notre pays est géré par des incompétents quant à la gestion.

Votre problème c’est la politique et uniquement la politique.

Quelle entreprise, voire quelle famille, peut se permettre de prévoir un budget négatif ?

Je ne peux que vous conseiller de vous abstenir à l’avenir de ce genre  de propos.

Cherchez l’argent dans la poche des retraités est bien entendu plus facile que de s’attaquer aux vrais problèmes, à savoir CMU, etc… pour des personnes qui n’ont jamais travaillé ni cotisé.

Combien l’Algérie, la Tunisie, et bien d’autres, nous sont-ils redevables pour des soins reçus en France et jamais réglés ?

Personnellement je touche 1082 € de retraite par mois après avoir travaillé et cotisé pendant 42 années, avec un salaire dépassant très souvent le plafond de la Sécurité Sociale.

Je sais que notre président n’éprouve pas le moindre sentiment pour le monde animal, mais de là à traiter les retraités comme tel, est inacceptable et révoltant.

ATTENTION, VOUS INCITEZ LE PEUPLE A LA RÉVOLTE… ET RÉVOLTE IL Y AURA

N’oubliez pas que vous n’avez aucune légitimité, tant le taux des abstentions est élevé lors des élections.

Des centaines de personnes ont payé de leur vie pour abolir la monarchie, sachez que nous ne laisseront pas des personnes de votre espèce, jouer, à nouveau, au roitelet

Vu le dédain avec lequel vous traitez les retraités, et étant fermement opposé à toute forme d’hypocrisie, je m’abstiens volontiers de toute formule de politesse.

 

 

François LONG

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EHPADS: Une déflagration nationale…

Le jeudi 27 juillet 2017 à 17 heures s’est achevée à Foucherans dans le Jura l’une des plus longues grèves que la France ait connue . Une dizaine d’aides-soignantes et de salariées d’un des 43 « Ehpads » privés appartenant au groupe des Opalines luttaient depuis 117 jours pour de meilleures conditions de travail, contre les 3minutes 41 autorisées pour le coucher des pensionnaires …Embauches, prime symbolique et nomination d’un médiateur sont obtenues …

Des dizaines d’autres grèves se sont déroulées dans les « Ehpads » devenues usines d’abattage de personnes âgées et machines à broyer leurs soignants: en Picardie, à Elbeuf, Niort, Nîmes … En septembre tombent, implacables, les résultats de la mission « flash » confiée à la députée de Haute-Garonne Monique Iborra: les accidents du travail de soignants des « Ehpads » explosent, plus nombreux que dans le secteur pourtant à risque des Bâtiments et Travaux Publics: 9,4°/° contre 6°/°…Les lombalgies, les troubles musculo-squelettiques concernent un nombre croissant d’aides-soignants de ces structures… Un médecin coordonnateur particulièrement précieux dans les situations d’urgences, infarctus ou accidents vasculaires cérébraux entre autres, n’est présent que dans un tiers des structures .

Faute de réponse adéquate d’un gouvernement n’ayant pas pris la mesure d’une situation de monstrueuse maltraitance et opposant une fin de non-recevoir, une mobilisation nationale massive, d’une ampleur inédite de plus de 30°/° des salariés des 7752 « Ehpads » va se déployer sur tout le territoire, au cœur des grandes métropoles comme dans les petites agglomérations. Ils répondent à l’appel de sept syndicats : CGT, CFDT, FO, Unsa, CFTC, CFE-CGC et SUD soutenus par l’association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA). Cette intersyndicale exceptionnelle demande l’abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des « EHPADS » en application depuis 2017, et l’application d’un ratio d’un agent pour un résident contre celui actuel de 0,57… contrastant honteusement avec celui des pays du Nord de l’Europe …et de la Suisse où il est de 1,2 .

Comment s’étonner de cette unanimité alors que des témoignages de soignants si concordants convergent de tout le pays… relayés tant par les médias officiels que par les réseaux sociaux ?
La cadence infernale des soins, des repas confinant au gavage, la douche au mieux hebdomadaire, parfois mensuelle, la disparition du relationnel si indispensable pour des êtres humains confrontés au naufrage de la dépendance, les restrictions sur le nombre de couches, les sommes dérisoires consacrées à l’alimentation des pensionnaires sont dévoilées à la population. De Moselle, de Bretagne, d’Ardèche, de la région PACA, du Nord, les témoignages de salariés des « Ehpads » anonymes ou non se multiplient . Si « EHPADS » publiques, privées et associatives se mobilisent ensemble, les profits engrangés par ces structures privées, pays de l’or gris sont particulièrement impressionnants: ce business plus rentable que les hypermarchés garantit un rendement de 5 à 6°/°. Le coût médian d’une chambre dans ce secteur est de 2620 euros alors que le montant moyen des retraites en France s’élève à 1376 euros… Le groupe Korian et ses 24158 lits a multiplié par 2,4 entre 2012 et 2015 le montant des dividendes versés à ses actionnaires. Ce groupe, comme Orpea ou Domus Vi va bénéficier de la baisse des cotisations salariales et convoque la santé connectée.

L’entrée en application depuis janvier 2017 d’une tarification kafkaïenne, reposant pour le calcul de la partie dépendance du budget sur « un point unique départemental », basé sur une moyenne des dépenses historiques du département, et un « point GIR » censé traduire le niveau de dépendance des résidents d’un établissement, n’a pu que contribuer à mettre le feu aux poudres après dix années de dégradation progressive des conditions de travail .

Selon la Fédération Hospitalière de France 200 millions d’euros vont être retirés aux établissements publics qui ne réalisent pas de gains financiers. En Midi-Pyrénées, l’ « Ehpad » Saint-Jacques de Grenade-sur-Garonne accueillant 225 personnes âgées dépendantes pourrait perdre 260 000 euros, soit 8 postes chaque année. Mais la révélation de la double maltraitance dans de si nombreux « Ehpads » ne conduit pas seulement à évoquer des enjeux financiers et les difficultés potentielles que rencontreront les classes moyennes, elle contraint à s‘interroger sur la prise en charge du vieillissement de la population alors qu’un français sur 4 a actuellement plus de 60ans .

Pendant combien de temps pourra-t-on tolérer une gestion purement comptable de la dépendance déconnectée de son vécu quotidien, la souffrance humaine poussée à son paroxysme devenant une gigantesque source de profits dans une société vouée au seul culte de la rentabilité? S’il parait aussi illusoire dans le contexte de marchandisation de la santé d’espérer éveiller les consciences des actionnaires ayant investi dans un business à l’abri des ralentissements économiques que d’ un président et une ministre de la santé pourtant médecin, que se passera-t-il si la coordination exemplaire des « Ehpads » mobilisées contre la maltraitance s’étend aux hôpitaux publics? Les résidents dépendants des « Ehpads » en lutte se retrouvent également sur les brancards des couloirs des services d’urgences …

Et en ce soir du 13 février 2018, la pétition lancée par le médecin qui restera le courageux urgentiste ayant révélé en 2003 le désastre sanitaire engendré par la canicule ainsi que le docteur Christophe Prudhomme et Sabrina Alibenali, « Dignité des personnes âgées, des moyens pour nos Ehpads » a déjà recueilli 543 487 signatures… Une magnifique raison d’espérer qu’un débat de société s’installe sur le sort réservé à « nos aînés ». Chaque personne âgée, précieuse sentinelle de notre mémoire collective, recèle un parcours privé et professionnel, des souvenirs lumineux ou pesants, et en cas de dépendance le maintien à domicile ne pourra pas obligatoirement être envisagé dans le contexte de paupérisation, d’isolement croissant et de désertification médicale .

C’est dire si un tel débat de société s’impose et ce dans les plus brefs délais .

Elisabeth Des

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Sommes-nous à l’aube de la 3e guerre mondiale ?

Le sommet de Davos a été euphorique. Les historiens diront que ce n’est pas bon signe : une bulle d’optimisme qui gonfle va forcément exploser. D’ailleurs, la couverture de The Economist de ce 29 janvier 2018 est : LA PROCHAINE GUERRE, mondiale bien entendu.

Je ne m’étendrai pas sur le dossier très préoccupant présenté par ce journal. Il y décrit l’isolationnisme américain (comme en 1914 et 1940), les progrès techniques des grandes armées, notamment russes et chinoises, et rappelle que la première guerre mondiale s’est enclenchée lorsque l’empire austro-hongrois, non content de réprimer ses propres Serbes, a attaqué la Serbie soupçonnée de les appuyer. Sur l’instant, chacun n’y avait vu qu’un incident de plus dans ces Balkans, qui étaient depuis des décennies l’équivalent du Moyen-Orient et surtout de la Syrie d’aujourd’hui.

Est-ce un simple « coup » éditorial de The Economist, pourtant sérieux, ou manquons nous de lucidité ?
La guerre a déjà commencé

On voit qu’il ne s’agit pas du monde arabe ou musulman, auquel The Economist, journal de l’élite anglophone mondiale, s’intéresse peu. C’est évidemment secondaire pour les affaires par rapport à la Chine. Or, pourtant, c’est là que cette guerre a déjà commencé depuis une semaine.

Quelle guerre me direz-vous ? Il y a des attentats islamistes partout dans le monde, et on tape sur les Kurdes comme d’habitude, donc rien de nouveau.

Ce qui est nouveau, c’est l’entrée de l’armée turque dans un pays étranger : tuer et faire tuer les Kurdes de Syrie est d’une autre nature que de réprimer ses propres Kurdes et c’est surtout se trouver face aux les Américains qui soutiennent les Kurdes de Syrie.

C’est enfin la situation que chacun craignait depuis des mois : que les vrais-faux alliés que sont les États-Unis, la Turquie, la Russie et l’Iran se trouvent directement face à face depuis la disparition de l’État islamique. Et que tous, la Turquie surtout, spéculent sur une abstention américaine.

Quant à l’État islamique, presque éliminé localement, il essaye de métastaser dans le monde et se retrouve face aux États-Unis en Afghanistan. Et ces derniers, qui appuient l’Arabie au Yémen, se retrouvent face là aussi à la fois aux chiites et à El Qaïda qui se porte bien dans cette région.

Bref essayons de voir si The Economist a raison de voir dans ces événements le début d’un embrasement plus vaste, ou si l’on se contentera de faire s’entre-tuer quelques dizaines de milliers de musulmans de plus, civils en majorité.
La Turquie face à l’Amérique en Syrie
Toujours le problème kurde

En Turquie, le régime autoritaire d’Erdogan dont le parti, l’AKP*, est légèrement minoritaire ou fragilement majoritaire suivant les élections, a besoin du parti ultranationaliste MHP encore plus anti-kurde que lui. Pour ce dernier, les Kurdes sont « des Turcs des montagnes » à assimiler de force, alors qu’ils sont de langue indo-européenne (et non asiatique comme les Turcs), et maintenant massivement banlieusards dans les grandes villes.

Les Kurdes sont le noyau d’un parti politique officiel d’opposition, le HDP (ne pas confondre avec le parti laïque, d’opposition également, le CHP), mais certains suivent le PKK, Parti des Travailleurs du Kurdistan d’extrême gauche, devenu terroriste face à la répression turque.
Son prolongement en Syrie

En Syrie, le PKK se prolonge par le PYD, qui s’est illustré dans la lutte l’État islamique et est pour cela soutenu par les Américains. Mais la Turquie ne supporte pas cette région gérée par le PYD et y a lancé ses troupes, qui se trouvent maintenant à l’ouest de la Syrie dans la zone d’AFrin (carte) où se trouvent des Russes et quelques Américains.

La Turquie menace d’intervenir également dans la région Kurde orientale de la Syrie, la Rojava (carte) où se trouvent quelques milliers d’Américains … et quelques soldats Français.

Les Turcs spéculent sur l’isolationnisme américain et leur peu d’envie de se lancer dans une nouvelle guerre, surtout avec la Turquie qui est en principe une alliée dans l’OTAN et a une armée réputée… mais Donald Trump est sanguin !

Pour compliquer un peu plus, le régime de Bachar en Syrie en profite pour attaquer les derniers rebelles indépendants (mélange de démocrates mal soutenus par l’Occident, d’alliés de la Turquie et d’islamistes) situé dans la zone d’Idlib juste au sud de l’attaque turque (carte), cela avec l’appui des Russes et de l’Iran … alors que Donald Trump déclare avec fracas s’opposer à ce dernier, et que Erdogan a du mal à oublier sa farouche opposition à Bachar, bien qu’il le favorise en s’attaquant aux Kurdes de Syrie.

Que feront les Américains ? S’opposer à l’armée turque, ce qui servirait « d’allumette » comme la question bosniaque qui a déclenché la première guerre mondiale ? L’alternative serait que les États-Unis ne fassent rien et perdent davantage de crédibilité, ce qui entrainerait des conflits locaux, dont logiquement une pression accrue de la Russie sur l’Europe orientale.

En attendant il y a maintenant un siècle que les Kurdes se voient régulièrement lâchés par les Occidentaux et distribués aux gouvernements locaux turc, syrien, irakien et iranien. Il y a quelques semaines, ils ont dû abandonner à l’armée irakienne les territoires qu’ils avaient conquis sur l’EI.

Maintenant ce sont les Russes qui les lâchent en les laissant seuls face à l’armée turque. En représailles, les Kurdes ne sont pas allés à la réunion initiée par Moscou … mais ça ne résout pas le problème.
L’État islamique en Afghanistan, Chine et États-Unis au Pakistan

Il n’y a plus de soldats français en Afghanistan, mais il y a des djihadistes français et francophones. Ils se sont échappés de Syrie, sont passés par le Pakistan et font concurrence aux talibans. C’est à qui perpétrera les attentats les plus sanglants à Kaboul ou contre la communauté chiite.

Il reste des troupes américaines en Afghanistan, qui appuient l’armée afghane contre les talibans et maintenant contre l’État Islamiste. Là aussi les Américains doivent choisir entre l’isolationnisme de Trump et son caractère sanguin.

Pour l’instant, le président américain agonit d’injures le Pakistan qui sert de passage et de base arrière aux talibans et aux survivants de l’État Islamique.

Mais c’est à contretemps : l’armée pakistanaise, qui a effectivement fermé les yeux pendant des années, et avait accueilli Ben Laden, a changé d’attitude depuis que les islamistes ont perpétré des attentats contre leurs écoles militaires.

L’armée a donc plus ou moins repris le contrôle des zones frontalières de l’Afghanistan, et n’apprécie pas les critiques américaines au moment où elle se lance dans une guerre pénible dans les montagnes frontalières avec des soldats issus d’une tout autre culture dans la plaine de l’Indus.

Tout cela pour le plus grand bénéfice de la Chine, qui concurrence maintenant les États-Unis au Pakistan et qui y fait passer une de ses « Routes de la Soie » qui se terminera par un port chinois sur l’océan indien.
Conclusion : une armée française avec l’appui européen.

Finalement, allons-nous vraiment vers une guerre gagnant des parties croissantes de la planète ? Au-delà des problèmes musulmans, la montée des dictatures est un risque supplémentaire. Impossible à prévoir, mais remarquons que la plupart de ces questions échappent à la France comme à l’Europe.

L’Europe doit donc se préparer et cesser de compter sur les États-Unis pour éviter des dépenses militaires incontournables. Les Américains en étaient agacés depuis longtemps et Trump dit ne plus vouloir le supporter.

Il nous faudrait donc une défense européenne, ou du moins coordonnée. Mais c’est une perspective très lointaine et incertaine. Ce qui existe aujourd’hui c’est l’armée française, mais elle a une tâche qui la dépasse en Afrique et ailleurs. Donc, à court terme, le plus efficace serait un appui européen à l’armée française, qui a commencé timidement au Sahel. Mais il faudrait aller beaucoup plus loin.

Accessoirement, évitons l’anglicisation de cette armée sous prétexte d’européanisation, d’une part pour le principe et éviter des erreurs de transmission, d’autre part parce que la population locale est francophone : nous ne mesurons pas l’avantage que nous avons de ce fait en Afrique par rapport au handicap que les Américains ont eu en Irak et en Afghanistan.

Dans le moindre village du Sahel, il y a des interlocuteurs francophones, même si ce n’est pas leur langue maternelle. Et les cadres des armées locales le sont parfaitement. Il faudrait donc que nos amis européens et notamment allemands veillent aux compétences linguistiques des gens qui nous envoient. Ce n’est pas dans l’esprit du jour mais c’est important.

Par Yves Montenay.

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Il faut arrêter Erdogan!

Soutien aux Kurdes pour leurs revendications nationales

Ainsi, la Turquie est passée à l’offensive contre les Kurdes. Elle sème la mort et la destruction sur cette terre déjà bien éprouvée. Erdogan, le petit dictateur d’Ankara, a décidé de régler leur compte aux Kurdes rebaptisés « terroristes » pour les besoins de la mauvaise cause. Éradiquer les peuples qui gênent, éliminer ceux qui ne veulent se plier à l’impérialisme ottoman, c’est une vieille tradition. Les Arméniens, il y a un peu plus d’un siècle ont payé le prix fort.
Le plus scandaleux peut-être est le prétexte adopté par cet hypocrite (bien dans le genre Frères Musulmans) qu’est Erdogan. Il prétend s’en prendre aux « terroristes » en tentant d’éliminer ceux qui ont résisté aux terroristes et ont joué le rôle majeur dans la défaire de l’EI., alors que pendant des mois, la Turquie d’Erdogan a trafiqué avec les tueurs de l’EI, leur achetant du pétrole et permettant les passages des nouvelles recrues vers les territoires occupés par l’EI. Et sur qui s’appuie Erdogan pour lutter sur les Kurdes? Sur les milices sunnites intégristes de la mouvance Al Qaida!
Mais il y a encore plus scandaleux: c’est l’attitude des pays occidentaux et au premier chef de la France. M. Macron reçoit Erdogan à Paris et quelques jours après Erdogan déclenche l’offensive contre les Kurdes, le gouvernement français se contentant d’appeler le tyran d’Ankara « à la retenue »! Tuez-les, monsieur le Sultan, mais avec retenue! Voilà en substance le discours de la diplomatie française qui est, sur cette affaire, en pointe par rapport à la diplomatie américaine. Et quand le ministre girouette Le Drian est interrogé à l’Assemblée par la France insoumise, après toutes sortes de circonvolutions typiques des bureaucrates « socialistes », il lâche le morceau: Erdogan lutte contre les « communistes » du PKK! Les « valeurs de la France », tous ces grands mots mensongers dans la bouche de ces gens-là, sont convoquées pour soutenir les tueurs de « communistes »! Quel sens de la défense des droits de l’homme, quel sens des libertés!
Il est temps, plus que temps, que tous les démocrates, tous les internationalistes s’unissent contre l’impérialisme turc et exigent le retrait immédiat des troupes turques et de leurs séides! Il faut organiser le boycott politique et économique de la Turquie tant que les droits nationaux kurdes ne seront pas reconnus et respectés.

Par Denis Collin

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Six mois après, et maintenant !

Sommaire

L’incohérence démocratique
Économie libérale : la bride sur le cou
Une période abjecte
La primaire de la droite
La primaire des écolos
La « triste » alliance populaire
Exit les primaires
Couper les cordons ombilicaux !
Le modèle allemand
Gueule de bois politique
Les cocus, toujours les mêmes !
Un Front de Gauche bringuebalant !
La France Insoumise pour aller où, pour faire quoi ?
Des polémiques stériles
La France Insoumise, absente sur le terrain !
Agir concrètement ou faire de la figuration
Clouer au pilori la forme « parti » est une faute
Il n’y a pas de temps à perdre

L’incohérence démocratique

Les françaises et les français n’ont-ils pas fait preuve d’incohérence en élisant aux plus hautes responsabilités de l’État, un homme qui pendant près de cinq ans fut, tour à tour, l’un des plus proches conseillers du Président, de mai 2012 à juin 2014, puis Ministre de l’Economie d’août 2014 à mai 2016 d’un Président de la République honni par le peuple, au point de ne pouvoir solliciter un deuxième mandat !

Le choix fait par Hollande de privilégier la politique de l’offre (versements de fonds publics, sous diverses formes, à l’économie privée) en opposition à la politique de la demande (relance du pouvoir d’achat) fut une idée libérale de Macron et de quelques autres.

On lui doit les lois contestables et très contestées, siglées Macron I et Macron II, au final devenue El Khomri, qui provoqua les évènements sociaux que l’on connaît.

Le résultat de cette politique pratiquée pendant près de cinq ans fut loin d’être un succès puisqu’elle généra une forte augmentation du chômage.

Autre incohérence du peuple français, celle d’avoir élu un Président de la République très pro-Union Européenne alors que généralement les électeurs français boudent les urnes lors des consultations pour l’élection du Parlement européen.

Soixante pour cent d’entre eux se sont abstenus en 2009 et cinquante huit pour cent en 2014 !

Cependant, on peut peut-être excuser le peuple français qui doit faire face à un authentique jeu de bonneteau politique.
Économie libérale : la bride sur le cou

Depuis la chute du mur de Berlin et l’implosion de l’URSS, ouvrant un boulevard à la globalisation financière, au néocapitalisme, au néolibéralisme – les termes ne manquent pas, la classe dominante s’organise pour assurer la pérennité de ses intérêts.

Elle sait que certaines échéances électorales propres aux États sont capitales pour son avenir. Alors en coulisse, elle tire les ficelles.

Elle n’a pas oublié l’avertissement de son mentor Ronald Reagan qui déclara au cours des années 80 « L’État n’est pas la solution, mais le problème »

Alors, faute de ne pouvoir détruire les structures étatiques, le néocapitalisme s’organise pour en contrôler les politiques économiques et donc les dirigeants.

C’est très exactement la dénonciation faite par le candidat Hollande au Bourget en 2012 quand il déclara « …je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire c’est le monde de la finance »

Hélas, ce message criant de vérité est resté à l’état d’incantation.
Une période abjecte

Jamais depuis l’avènement de la 5ième République la période pré-électorale – présidentielle et législatives – n’aura suscité autant de lassitude, de rejet et d’écœurement, conduisant finalement les citoyens français à se réfugier massivement dans l’abstention.

A la présidentielle, au premier tour, l’abstention fut de 22,2 % et le vote blanc et nul 2,56 %. Au 2ième tour l’abstention fut de 25,8 % et 11,5 % de blancs et nuls.

Pour les législatives, au premier tour 51 % des inscrits ne se sont pas rendus aux urnes et 57 % au deuxième tour. Pour ce deuxième tour, 9,87 % des votants ont glissé un bulletin blanc soit 1.397.496 électeurs et 593.159 ont été qualifiés de nuls.

Mais pourquoi cette lassitude, ce rejet, et finalement cet écœurement ?

Entre la période des primaires de la droite et le 1er tour de la présidentielle, sept mois de bourrage de crâne et de mensonges furent imposés au peuple.

Etait-il nécessaire de vivre ces comédies politiciennes, outrageusement médiatisées, pour être persuadés de l’hérésie du système ?

Rappelons que l’invention des « primaires ouvertes » fut l’œuvre d’Arnaud Montebourg. Après le calamiteux congrès du parti socialiste tenu à Reims en 2008, théâtre d’une vraie bataille de chiffonniers, il comprit que les militants du PS n’étaient plus en mesure de tenir congrès sereinement.

D’où l’idée « d’offrir au peuple » le choix du candidat pour la présidentielle de 2011.

Cette primaire socialiste ayant conduit le vainqueur à conquérir l’Élysée, la droite, elle aussi, empêtrée dans ses querelles d’ego, pourtant peu friande de ce genre d’exercice finit par s’y conformer.
La primaire de la droite

La primaire dite de la droite et du centre fut organisée à grands coups de trompette.

Les sondages placés dans la seringue médiatique nous envoyaient, à un rythme soutenu, des giclées de résultats si crédibles que le peuple crédule ne pouvait qu’être persuadé.

Sarkozy était en mauvaise posture, Fillon se traînait en queue de peloton, Juppé, qualifié honteusement de partisan d’une droite modérée, était le grandissime favori.

Et puis, patatras. Au soir du 1er tour de la primaire, Sarkozy subissait la honte de l’élimination, (20,71%) Juppé cirait le banc (28,6%) et Fillon s’emparait de la place de leader (44%)

Pour le deuxième tour, Fillon filait à l’anglaise avec 66,5 %, Juppé ne recueillait que 33,5 % !

La question posée fut celle de savoir comment celui qui, pendant cinq ans, passa pour le larbin de Sarkozy pu sortir vainqueur de cette primaire.

Très rapidement, l’admirateur de Margaret Thatcher dévoila au grand public son conservatisme sociétal s’alliant ainsi les traditionalistes catholiques requinqués avec le mariage pour tous, dont « Sens commun »

Au soir du deuxième tour de la primaire (27 novembre 2016) cet exercice, faussement appelé démocratique, aura, une fois de plus, montré ses limites.

En effet, il sera révélé qu’au premier tour, des électeurs plutôt habitués à voter socialiste se sont précipités aux urnes de la droite pour éliminer Sarkozy !!!

Comme si il y avait une différence notable entre Sarkozy et Fillon !

Quoi qu’il en soit, selon les prédicateurs médiatiques, promis juré, le futur Président de la République s’appellerait François Fillon.

C’était sans compter avec les révélations d’emplois fictifs d’attachés parlementaires, de sa femme, de ses enfants, de costumes offerts à 13.000 € etc.

On connaît la suite.

Le principe des primaires ne s’en sortait pas grandi.

Aujourd’hui, l’aristo de la Sarthe a quitté la politique.
La primaire des écolos

Pendant ce temps, les primaires écolos se déroulaient tant bien que mal, plus mal que bien d’ailleurs, tellement le quinquennat Hollande avait dynamité EELV. Entre les anciens ministres sortis avec l’arrivée de Valls à Matignon et ceux qui voulaient à tout prix voir figurer à leurs états de services, ancien ministre, la lutte faisait rage.

Néanmoins, le 7 novembre 2016, Yannick Jadot sortait vainqueur avec 54,25 % des voix contre 40,75 % à Michèle Rivasi.

Mais curieusement, Jadot n’ira pas au bout, il ne sera pas candidat à la Présidence de la République. Le 23 février 2017, il se désistait en faveur de Benoît Hamon.

Tout çà pour çà, encore un succès des primaires !
La « triste » alliance populaire

Puis vint le feuilleton clownesque du Parti Socialiste et de Hollande.

L’hôte de l’Élysée ayant tout au long des cinq ans expliqué que si le chômage ne diminuait pas significativement, il n’aurait aucune raison de solliciter un deuxième mandat, la chose paraissait entendue. Le quinquennat de Hollande a en effet enregistré une augmentation du chômage d’environ 200.000 personnes.

Par ailleurs, sa vie privée étalée au grand jour et le livre publié en octobre 2016 « Un Président ne devrait pas dire çà … » ont aggravé sa cote d’impopularité, déjà bien en-dessous de la ligne de flottaison.

En conséquence, le 1er décembre 2016, le Président annonçait son renoncement à solliciter un deuxième mandat.

Ouf, les candidats potentiels du PS se trouvaient libérés et prêts à affronter une primaire.

Valls quittait Matignon le 5 décembre pour se consacrer à la primaire, pompeusement appelée par Cambadélis « La belle alliance populaire »

Le premier tour (22 janvier 2017) voyait Hamon se qualifier avec 36,63 % des voix contre 31,90 % pour Valls.

Au deuxième tour (29 janvier 2017) Hamon réalisait 58,88 % et Valls 41,12 %

Puis, la désunion des socialistes constatée pratiquement tout au long du quinquennat, se concrétisa au lendemain du deuxième tour de la primaire, Valls refusant de se ranger derrière le vainqueur Benoît Hamon.

Autre curiosité de cette primaire de « La belle alliance populaire » l’attitude du « Vert » François de Rugy qui après ses 3,81 % du premier tour et sa trahison à l’égard du PS pour apporter son soutien à Macron, le conduisait à se faire élire Président de l’Assemblée Nationale.

Comme quoi, réussir des scores minables et trahir son camp peuvent conduire aux plus hauts honneurs de la République !

Ultime curiosité de cette primaire, le cas de la représentante des Radicaux de Gauche qui quelques mois après avoir concouru à cette primaire organisait la fusion avec les Valoisiens.

Les socialistes auront à leur tour apporté la preuve de l’absurdité de ces primaires.
Exit les primaires

Abordons maintenant le vécu des autres candidats, non issus d’une primaire.

Évacuons dès maintenant le Front National et sa candidate Marine Le Pen, non pour négliger le danger de ce parti, mais parce que celui-ci n’existe qu’à cause de la vacuité du PS et par l’intransigeance libérale de la droite.

Si cette année électorale doit marquer notre Histoire, l’arrivée de Macron en fera incontestablement le point d’orgue, de par sa candidature surprise.

Pour comprendre cette candidature, il faut se resituer au cœur des années 2015/2016.

Le monde des affaires est face à un brouillard politique très épais.

Mais la France ne fait pas exception, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et maintenant l’Allemagne (sous une forme particulière) sont confrontés à ce fog politique.

Le Président Hollande cumule les bourdes et traîne une cote de popularité négative. Le PS est écartelé entre les béni-oui-oui de l’exécutif et les frondeurs.

Les socialistes, même ripolinés en sociaux démocrates ou en socio libéraux n’inspirent plus confiance.

A droite, la situation n’est pas plus sereine.

Les cinq années de Sarkozy à l’Elysée n’ont pas rassuré le monde des affaires et depuis 2012, la guerre fratricide entre les clans Fillon et Copé a créé un climat délétère au sein de l’UMP, peu rassurant.

Pour le monde des affaires, il y avait donc urgence à devenir inventif d’autant que la menace Le Pen, avec son anti Union Européenne et anti euro, se faisait menaçante.

Alors, il lui fallait dénicher une « marionnette » consentante aux qualités requises :

– préserver l’intérêt supérieur de la finance,

– militer pour le fédéralisme européen,

– se montrer flexible aux exigences de la commission européenne,

– ne pas entraver la dominance allemande au sein de l’Union.

Le candidat répondant à ces critères devant être doté d’un tempérament fort, impétueux, qui ne sourcille pas face à la misère humaine née et entretenue par le néolibéralisme et sa formule européiste de l’économie libre et non faussée.

Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que nous sommes dans une période où la com. est aux avant-postes de l’activité humaine, y compris en politique.

L’année 2016 a introduit le jeunisme en politique, Justin Trudeau au Canada et Matteo Renzi en Italie, même si celui-ci a dû regagner ses pénates, battu par un référendum du 4 décembre 2016.

Incontestablement, Emmanuel Macron a bénéficié de cette mode qui passera, comme passera celle des primaires.

Mais en attendant, celle-ci a une influence, à tel point que les groupies du Président n’hésitent pas à déclarer qu’elles incarnent le « nouveau monde », laissant à penser qu’il y aurait un « ancien monde » à bannir, mais peut-être pas au point de faire leur la formule d’Eugène Pottier « Du passé faisons table rase » !!!
Couper les cordons ombilicaux !

Pour ne pas déroger aux vieilles ficelles politiciennes du « Plus c’est gros, mieux çà passe » les macronistes entonnent un refrain « Ni de droite, ni de gauche »

Derrière cet aphorisme se cache en vérité une volonté de couper plusieurs cordons ombilicaux.

En premier lieu celui qui a relié Macron à Hollande pendant les cinq dernières années.

Les macronistes ne veulent pas que la rumeur publique entretienne l’idée que Macron c’est la suite de Hollande. Et pourtant !

En second lieu, les liens avec la droite, comment y échapper puisque les postes principaux sont assurés par des hommes de droite ?

Le Premier ministre fut l’un des hauts cadres des LR puisqu’il contribua activement à la création de l’UMP aux côtés de Juppé en 2002.

Le Ministre de l’Économie et des Finances fut, à plusieurs reprises, Ministre des gouvernements Fillon sous le quinquennat Sarkozy. Il se présenta aux primaires de la droite en novembre 2016 et réalisa un score minable de 2,4 %, ce qui ne l’empêche pas d’occuper un poste stratégique dans le gouvernement Philippe.

Le Ministre de l’Action et des Comptes Publics fut le porte-parole de Sarkozy, lors de la campagne pour la présidence de l’UMP, en 2014.

En 2007, il fut le directeur de campagne du sulfureux Christian Vanneste classé très, très à droite, peut-être plus à droite encore que Wauquiez !!!

Enfin, le Secrétaire d’État à la Transition Ecologique et Solidaire fut directeur adjoint de la campagne de François Fillon jusqu’à la date où celui-ci fut mis en examen pour emplois fictifs.

Remarquons que ces hommes de droite avaient, dès décembre 2016, adoubé le programme de Fillon, encore plus réactionnaire que celui de Macron.

En clair, les politiques appliquées depuis plusieurs années par Sarkozy, Hollande et Macron sont toutes d’essence libérale, la seule différence est une question de degrés.

Supprimer l’impôt sur les grandes fortunes, modifier profondément le code du travail en affaiblissant la protection des salariés, entre autres, sont des mesures à l’avantage exclusif du capital.
Le modèle allemand

Il va sans dire que la pratique politique d’outre-Rhin associant dans un même gouvernement les partis SPD/CDU/CSU a donné des idées aux affairistes de l’hexagone.

Notre Constitution n’étant pas la sœur jumelle de la Constitution allemande (dénommée loi fondamentale), il a fallu se limiter à contourner l’obstacle en associant des hommes et des femmes, et non des partis, autour d’idées communes constituant le néolibéralisme.

Hollande ayant fait tomber ce qui restait de la digue socialiste, il suffisait de quelques astuces du genre « Ni de gauche, ni de droite » pour reproduire quasi à l’identique le système allemand.
Gueule de bois politique

Au lendemain de cette chiante période électorale, la France se réveille avec une violente gueule de bois politique.

Pas un parti ne sort indemne de cette chienlit.

– Le parti Socialiste est décapité.

Plusieurs de ses membres ont opté pour LREM, d’autres ont « innové » avec Nouvelle Gauche d’autres encore ont créé Génération.s.

Que reste-t-il de la rue de Solférino, pas même l’immeuble qui est vendu ?

– La droite bonapartiste n’est pas dans un meilleur état.

Une partie s’est réfugiée opportunément dans le macroorganisme, prétextant un profond désaccord avec les partisans d’une droite forte, d’une droite « buissoniste » feignant d’ignorer que l’un des leurs, devenu ministre, a fricoté avec les milieux homophobes et catho- traditionalistes !

L’autre partie, bien que s’en défendant, opte pour une droite dont les contours peuvent se confondre avec l’extrême droite.

– La droite orléaniste en lambeaux

Pudiquement appelée « centriste » cette droite subit également la bourrasque politique.

L’UDI s’est désintégrée.

L’une de ses composantes, le Nouveau Centre, a repris sa liberté, à supposer qu’elle l’ait un jour perdue.

– Quant aux partis croupions, les radicaux de gauche et les valoisiens, ils ont allié leurs destins par une réunification. Mais un petit, plus un autre petit n’ont jamais fait un gros.

Notons que malgré cette chienlit, un point commun rassemble ce beau monde, la soumission du monde du travail au pouvoir capitaliste !
Les cocus, toujours les mêmes !

Dans ce capharnaüm politique, tout le monde n’est pas victime.

En France, en 2016, le nombre de millionnaires a augmenté de 6 %.

La lutte des classes se porte admirablement bien, mais ce sont les détenteurs de capitaux qui la pilotent. Ils n’ont qu’une commande, celle de l’accélérateur.

Pour les défenseurs de l’État-nation, de la République laïque et sociale, de la répartition des richesses produites, un mince espoir subsiste avec « La France Insoumise », mais sa description est complexe.

Le couloir est étroit, il est bordé d’un côté par la volonté de ne pas tuer ce qui reste d’espoir de gauche, et de l’autre par celui de s’interdire une quelconque complaisance à l’égard de ce qui est difficile à identifier, puisque La France Insoumise s’oppose à l’appellation de « parti »
Un Front de Gauche bringuebalant !

La France Insoumise a succédé au Front de Gauche, le tout sur une période de 9 ans.

L’occasion de faire un bilan succinct.

Disons-le sans complaisance, neuf ans pour voir 17 élus (es) à l’Assemblée Nationale, à ce rythme, le capital a encore de beaux jours devant lui.

Fin 2008, Jean-Luc Mélenchon quitte le Parti Socialiste avec son camarade Marc Dolez et crée le Parti de Gauche. Très rapidement, en association avec le PC, le Front de Gauche voit le jour.

Cette association est, dès le départ, quelque peu bancale, le nucléaire civil est un profond point de discorde, surtout quand le programme politique du PG associe socialisme et écologie.

De vieux contentieux remontent à la surface, notamment en 2009 lors de la constitution de listes pour les européennes. Dans la circonscription Nord-Ouest, le PC s’oppose à la candidature d’un membre éminent du PG, ex-PS.

Le duo PC/PG tourne au duel.

En interne, JLM minimise la situation, mais tente un curieux rapprochement avec le NPA.

C’est un premier trouble dans la ligne politique du PG, non pas que le NPA serait infréquentable mais parce qu’il n’est pas porteur des valeurs de l’État-nation et de la République sociale et laïque.

Le NPA prône la révolution au sens plein du terme et l’altermondialisme qui ne peut se confondre avec l’internationalisme ouvrier. Aux cantonales de 2011, il tenta de présenter une jeune femme voilée, qui au final retirera sa candidature.

JLM, ne recevant qu’une polie fin de non-recevoir du vieux parti trotskiste, il tente sa chance du côté d’EELV.

Deuxième trouble, les Verts sont des partisans déterminés du fédéralisme européen, n’éprouvant aucun intérêt pour la souveraineté nationale. Ils n’organisent pas de congrès nationaux, mais des congrès interrégionaux !

La tentative de JLM tourne en eau de boudin. Des propos acerbes sont échangés avec Cécile Duflot.

Le chemin tracé par JLM se fait de plus en plus tortueux et trouble des militants.

A la présidentielle de 2012, il est crédité de 11,1%, ce qui est honorable, mais reste un succès relatif.

Il obtient les voix du PC, siphonne une partie des voix de l’extrême gauche et grignote quelque peu sur l’électorat du PS, mais sans plus.

Au premier tour des législatives, le Front de Gauche obtient 7 % et finalement 10 élus dont 9 du PC. De la mandature précédente, le PC avait 16 sortants.

La déception tient au fait qu’entre la présidentielle et les législatives, 4 points ont été perdus et les dix élus ne suffiront pas à constituer un groupe FdG. Il faudra une alliance avec des ultra-marins pour être représentés à l’Assemblée Nationale.

Par la suite, les nuages s’amoncellent dans le ciel du Front de Gauche au point qu’en 2014, lors des élections municipales, les listes Front de Gauche sont difficiles à constituer.

Le fait marquant se déroule à Paris, puisque des candidatures communistes et de la Gauche Unitaire préfèrent figurer sur la liste d’Anne Hidalgo (PS), rejetant celle de Danielle Simonnet (PG)

On peut dire que là, le divorce entre le PC et le PG est consommé.

S’en suit une bataille de chiffonnier autour du sigle Front de Gauche que le PC usurpe allègrement.
La France Insoumise pour aller où, pour faire quoi ?

C’est alors que Jean-Luc Mélenchon crée en février 2016 « La France Insoumise » avec un mode de fonctionnement particulier, basé essentiellement sur le principe des réseaux sociaux.

Le but est de préparer les échéances électorales de 2017.

Si le score réalisé à la présidentielle est honorable, aux législatives il est très décevant.

Faut-il s’en étonner ?

Jean-Luc Mélenchon a conduit la campagne présidentielle de main de maître, tant sur la forme que sur le fond. Le programme «L’Avenir en commun » est un vrai programme républicain, social, laïc et écologique.

Mais pourquoi la campagne des législatives a t’elle été à ce point négligée ?

A un journaliste qui faisait la remarque quelques semaines avant le premier tour de la présidentielle, l’un des proches de JLM répondait « les législatives bénéficieront de la dynamique de la présidentielle »

Le résultat, 8 points de perdus entre le score du premier tour de JLM, 19,3 %, et le résultat de la FI au 1er tour des législatives, 11,2 %

Qu’il soit permis de s’interroger si cette négligence pour les législatives était volontaire ou résultant d’un manque de militants ?

Finalement, le groupe parlementaire de la FI est hétérogène.

Sur certains sujets comme la laïcité et le communautarisme, il montre des divergences. Sur la question du communautarisme, un voile (sans jeu de mots) entretient un doute. Il n’y a pas que la députée Obono qui se marginalise. Dans la 1ière circonscription de l’Essonne, pour le 2ième tour, la candidate de La France Insoumise n’a pas refusé l’appel, du sulfureux « humoriste » Dieudonné, à voter pour elle !!! Sur un tel sujet, la formule « La fin justifie les moyens » n’a pas sa place.

Cependant, globalement, ses députés sont actifs, très actifs même, mais en trop petit nombre pour avoir de l’influence.

Exhiber des boîtes de conserves dans l’hémicycle pour imager la réduction de cinq euros sur l’allocation logement et porter un maillot de foot d’un club local pour stigmatiser la gabegie financière des clubs pro, relève plus d’un comportement de militants associatifs ou syndicaux que de parlementaires.

Hélas, il faut craindre que l’ensemble du quinquennat soit de cette veine.

S’il en est ainsi, le bilan sera pauvre. Entre la création du PG (2008) et la fin de ce quinquennat (2022) 14 années se seront écoulées sans que rien de concret à gauche ne soit enregistré.

Ce n’est vraiment pas sérieux et c’est la plus faible critique que l’on puisse émettre.
Des polémiques stériles

Après les débats parlementaires en lien avec les ordonnances, dites de la loi travail, qu’il fallait mener mais sans conviction compte-tenu de la composition de l’Assemblée Nationale, la période qui s’en est suivie fut pathétique.

Même si le rassemblement du 23 septembre organisé à Paris par La France Insoumise fut un succès, la polémique avec les organisations syndicales a été ridicule.

Annoncer une manif d’un million de personnes sur les Champs Élysées était, pour le moins, scabreux.

Mélenchon s’est pris les pieds dans le tapis.

Visiblement, il n’a pas compris, ou il ne veut pas comprendre, l’état dans lequel se trouvent les appareils syndicaux et plus largement le monde du travail.

Depuis la fin des années 90, avec une accélération au milieu des années 2000, il n’y a plus de confédérations syndicales attachées à la lutte des classes.

Toutes sont adhérentes à la Confédération Européenne des Syndicats, un court temps appelée Confédération Européenne des Syndicats Libres !

Or, cette organisation est devenue (peut-être depuis toujours) un outil intégré à l’appareil européiste. D’ailleurs, aucune confédération syndicale française ne s’offusque d’être qualifiée de « partenaires sociaux » et de pratiquer le stérile « dialogue social »

Ces termes sont intégrés au langage syndical courant !!!

Quant aux salariés – ceux qui ont un travail permanent à temps plein – hélas, pour la majorité d’entre eux, le combat ouvrier n’est plus la préoccupation première.

Il fut une époque où faire grève était un honneur de classe, perdre du salaire pour sauver sa dignité était une fierté. Et tant pis, si la perte de pouvoir d’achat conduisait à « manger des patates et des nouilles » plus qu’habituellement.

Aujourd’hui, la priorité des dépenses est d’une autre nature.

Pas question de se priver de son smartphone et des applications qui vont avec. Facebooker, Twitter, entre autres nouveaux moyens de communiquer, sont devenus les raisons d’exister.

Pas question de se priver des chaînes payantes au travers desquelles on s’extasie devant des millionnaires en short, adeptes des paradis fiscaux, tapant dans un ballon.

En à peine trente ans, le capital a réalisé ce tour de force, individualiser les salariés en les qualifiant, de surcroît, de « collaborateurs »

Il est curieux que Mélenchon ignore cette situation.

Pour revenir aux confédérations syndicales, un autre élément semble être oublié par JLM.

La loi du 20 août 2008 organise la représentativité des organisations syndicales par compilation des résultats aux élections de représentativité des organismes de concertation des entreprises.

Pour la période des quatre prochaines années, les résultats et le classement ont été rendus publics en mai dernier.

Un véritable coup de tonnerre a claqué dans le monde syndical.

Pour la première fois depuis l’existence du mouvement ouvrier français, la CGT n’est plus la première organisation. La CFDT s’est hissée sur la première marche du podium.

Quant à FO, si elle se maintient au 3ième rang, elle recule dans 11 régions sur 13 et, pire encore, elle passe au 4ième rang en Ile de France, dépassée par la CFE/CGC !

On peut penser que cet échec, sinon ce revers, a fait réfléchir les cadres de FO et les partisans du syndicalisme d’accompagnement ont pris le pas sur les adeptes d’un syndicalisme de rapport de force. En clair, l’implication de FO au côté de la CGT, pour s’opposer à la loi El Khomri, après l’opposition à la réforme des retraites, n’a pas été récompensée. D’ailleurs, au cours de l’été, Mailly avait annoncé la couleur en osant comparer les ordonnances de la loi travail de Macron avec les ordonnances créant, en 1945, la Sécurité Sociale.

Clairement, dans cette affaire de loi travail, FO a voulu sauver son appareil.

Quant à la « Charte d’Amiens » faut-il rappeler que depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ce texte voté en 1906 par la CGT originelle (avant le congrès de Lille de 1921) n’a été la référence que pour la CGTFO ?

Jamais la CGT et la CFDT n’en ont fait leur ligne de conduite.

Le coup de grâce à ce texte fondateur de l’indépendance syndicale corollaire de la lutte des classes fut donné par Mailly lors d’une honteuse commémoration du centenaire, aux côtés de Thibault et Chérèque en 2006 !!!

On ne peut clore l’analyse de cette période sans évoquer « l’émission Politique » du 30 novembre.

Ou Mélenchon est crédule, ou il présume de ses possibilités (même s’il en a de fortes)

Bien évidemment, les journalistes et autres animateurs de cette émission ont été ignobles à son encontre, mais on ne peut, à longueur de colonnes, parler de médiacrates, de valets de la finance et attendre de la complaisance de celles et de ceux qui font la ligne éditoriale de l’émission.

JLM s’est lui-même piégé le jour où, choisi pour être le contradicteur du Premier ministre, il a émis l’idée d’être le prochain invité principal de l’émission.

Il y a quelque chose de curieux et de difficile à cerner dans la stratégie de JLM.

Il crie à cor et à cri qu’il n’est pas le leader de La France Insoumise, mais il court derrière les micros et les caméras !
La France Insoumise, absente sur le terrain !

Pendant ce temps, sur le terrain, on cherche les militants.

Dans l’Eure, département où je réside, on attend désespérément l’expression publique de la FI sur les grands sujets qui préoccupent le monde du travail.

Depuis le 1er tour des législatives, aucun message n’a été diffusé, aucune réunion politique organisée ! Une seule info a été donnée. La presse régionale (Paris-Normandie du 13 novembre) a fait le point sur lesdites forces de gauche pour les élections municipales de 2020 dans la ville-Préfecture.

A cette occasion, on a pu constater l’existence d’un porte-parole de la FI, quasi inconnu du grand public, pour expliquer « Notre préoccupation actuelle tient à la préparation fin novembre de notre convention nationale » Depuis, rien !!! En fait, la FI tourne sur elle-même.
Agir concrètement ou faire de la figuration

La France Insoumise fera bien ce qu’elle voudra mais si elle veut être utile à la mise en place d’une République sociale et laïque, elle doit changer de stratégie pour faire partager au plus grand nombre « L’Avenir en commun »

C’est l’une des conditions d’accès au pouvoir et de s’y maintenir démocratiquement avec le soutien du peuple.

Est-ce nécessaire de rappeler qu’il y a urgence ?

S’opposer à la structuration du « mouvement » en « parti » est une erreur que le suffrage universel finira par sanctionner.

Les moyens modernes de communication ne remplaceront jamais les indispensables débats en salle, les confrontations d’idées parfois vives, conduisant à accepter le vote majoritaire s’agissant de l’élection des responsables, du programme politique, des candidats aux élections etc…

L’indispensable émancipation qui manque cruellement au peuple se gagne par ce type d’exercice. Dans une démocratie responsable, le mandat reste le meilleur des systèmes, à défaut pour certains d’être le moins mauvais !

La question majeure est celle du respect et du contrôle du mandat.

Les arguments avancés par la FI pour s’opposer à la forme « parti » ne sont pas crédibles.

Au cours des trente dernières années, pour ce qui est de la gauche en général et du Parti Socialiste en particulier, ce sont les jeux d’appareils et le carriérisme des hommes et des femmes qui ont discrédité les partis et leurs idéologies.
Clouer au pilori la forme « parti » est une faute

En 1983, est-ce la forme juridique du « parti » socialiste qui fut responsable du changement radical de politique, tournant le dos au programme qui avait fait élire une majorité d’Union de la Gauche, ou la veulerie d’élus préférant suivre aveuglément François Mitterrand ?

En 1992, est-ce la forme juridique de « parti » qui fut la cause de la perte de souveraineté monétaire de la France, ou l’ambition teintée de mysticisme de Mitterrand voulant laisser une trace dans l’Histoire, suivi par d’inconscients carriéristes ?

Plusieurs ministres de l’époque ont expliqué, après coup, que le volumineux Traité de Maastricht posé délicatement sur la table du Conseil des Ministres avait été approuvé, sans que le bouquin n’ait été ouvert !

On pourrait citer bien d’autres cas de ce genre, comme le gouvernement Jospin qualifié de « gauche plurielle » qui a le plus privatisé de secteur public, pourtant cité en référence par Mélenchon !

Mélenchon a également participé au discrédit politique en marchandant, selon ses dires, avec Hollande le poids que représentait son courant au sein du PS !

Est-ce la forme juridique de « parti » qui est responsable de la trahison des élus (es) et militants socialistes, Fabius en tête, s’asseyant sur le vote des citoyens qui lors du référendum du 29 mai 2005 avait rejeté le TCE ?

Hélas, la forme « mouvement » ne garantit nullement la protection contre les dérives politicardes.

Récemment, JLM n’a t’il pas félicité les autonomistes corses pour leur succès au premier tour, se vengeant ainsi des communistes de l’île de beauté avec qui les relations sont plus que tendues ?

Or, ces autonomistes corses ne cachent pas, qu’à terme, leur objectif est l’indépendance.

Mélenchon ne pousse t’il pas le bouchon un peu loin quand il explique que l’autonomie des territoires est compatible avec la République une et indivisible ?

A propos de République sociale, laïque, une et indivisible, JLM déclare qu’il n’y a pas trop de communes mais, au contraire, pas assez.

Or, que fait sur le terrain, La France Insoumise face à la loi NOTRe qui mine les fondements de la République, c’est à dire son maillage communal ?

Nombre de maires de petites communes rurales sont pris dans l’étau de la rigueur budgétaire et, faute de soutiens politiques, se voient contraints d’accepter des fusions de communes. Dans mon secteur, un canton rural de 5.000 habitants, d’une superficie de 165 km², (comparativement la superficie de Paris est de 105 km²) a été transformé en commune. Le seul vecteur économique est l’agriculture intensive qui, en finalité, détient la maîtrise du territoire.

Et que fait la FI ?

Ses militants sont réunis en convention, ils remplissent des livrets….. Ah, Ah, Ah !!!
Il n’y a pas de temps à perdre

A cette allure, dans vingt ans, nous n’aurons pas évolué d’un pouce. Non seulement, la situation ne se sera pas améliorée mais, au contraire, elle se sera aggravée.

Entre temps, Mélenchon aura dégoté un chapeau à plume et l’Europe fédérale sera devenue une réalité.

L’extrême droite, ès qualités, aura pris le pouvoir, seule ou en coalition avec des partis qualifiés de républicains, déclarant hypocritement maîtriser la situation et sauver l’essentiel de nos « valeurs » !

Pour contenir la délinquance et la violence en progression consécutivement à la paupérisation du peuple, les droits fondamentaux disparaîtront au nom de l’indispensable redressement de la France. Des partis ayant œuvré sous la 5ième République n’hésiteront pas à appliquer des politiques répressives voire liberticides.

L’histoire témoigne de cette conversion. Le vote des pleins pouvoirs à Pétain en juin 1940 l’atteste.

Pour éviter cette catastrophe, un travail de fond et de terrain doit s’organiser pour que le peuple en souffrance retrouve confiance en lui, reprenne conscience de sa condition de classe et reconstitue sa force.

Le constat est évident, au fil du temps, le néocapitalisme a réduit, pour ne pas dire fermé, l’espace de liberté politique sur le lieu du travail.

Dans un contexte de rareté et de précarité de l’emploi, et de salaire contraint, quel salarié aujourd’hui peut braver son employeur par la revendication ?

Encore moins par la grève !

Même les agents de la Fonction Publique sont pris dans cet étau.

Le seul espace de liberté politique restant est la gestion de la cité.

Un travail énorme existe pour les citoyens qui refusent la situation actuelle.

Les organes délibérants, conseils municipaux – conseils communautaires – conseils départementaux – conseils régionaux – ont des obligations de publication et de transparence à l’égard des citoyens.

Faute d’effectifs en suffisance, les contrôles de légalité ne sont plus faits de manière systématique par les services de l’État.

Les marchés publics sont très souvent organisés dans l’opacité, y compris les délégations de service public, comme la distribution et le traitement de l’eau.

Le moindre dossier engagé se traduit par le recours à un cabinet conseil dont les négociations prestations/émoluments relèvent de la nébuleuse.

Ce travail de surveillance et de contrôle est un excellent lieu de formation et donc d’émancipation pour affronter les combats de plus grande ampleur.

Peu de ces organes délibérants respectent leurs devoirs et hélas peu de citoyens se préoccupent de ces dérives.

Le droit est une chose, le faire respecter en est une autre. Et pourtant, les moyens existent.

Les séances délibératives sont publiques. Les invitations doivent être publiées.

Les comptes-rendus doivent être affichés sous huitaine.

En cas de non respect par la collectivité, tout citoyen peut saisir

le représentant du Défenseur des Droits.

L’accès aux documents administratifs liés à la collectivité est libre à tout citoyen.

En cas de non respect de la collectivité, le recours à la Commission

d’Accès aux Documents Administratifs est offerte à tout citoyen.

Enfin, le recours au Tribunal Administratif est, lui aussi, offert à tout citoyen.

Pour structurer l’action découlant de ces droits, la loi du 1er juillet 1901 permet la création d’associations et donc la mise en place de groupes de pression.

Peut-être que les solutions préconisées seront considérées très en deçà de l’enjeu, certes ?

Mais considère-t-on que l’assise populaire est suffisamment armée intellectuellement pour affronter les défis, tel le retour à la souveraineté des États, et donc des peuples, en particulier la souveraineté monétaire ?

L’exemple britannique devrait nous alerter.

Depuis le choix des britanniques de sortir de l’Union Européenne, les européistes de tout poil, avec pour tête de pont la majeure partie des médias français, ne ratent pas une occasion de critiquer ce choix quand le gouvernement du Royaume-Uni rencontre des difficultés dans la négociation.

L’idée de refaire un référendum, dans le but d’obtenir un « oui » à l’UE, est à chaque fois réitéré.

D’où une pression énorme sur le peuple.

Même s’il faut raison garder en matière de comparaison, aux heures les plus sombres de notre histoire, la mobilisation du peuple sur le terrain n’a t’elle pas jouer un rôle majeur ?

Quand les politicards auront perçu que le peuple a décidé de s’organiser à partir du terrain, leur arrogance faiblira.

L’heure n’est plus aux études, aux rapports et autres constats alarmants, mais à l’action concrète.

Par Jean-Louis Ernis

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